57 millions de dollars aux États-Unis et 43 millions dans le monde international, pour 100 millions de dollars de recettes en cumul mondial. Joli fiasco pour Supergirl. Pourtant, et on essaie de le valoriser comme on peut, ça n’est pas forcément un mauvais film. Il ne révolutionne rien, mais ça n’est pas non plus la débandade annoncée.
Pour autant, certains rapports qui viennent de sortir suggèrent que Warner savait déjà depuis un bon moment que le film fonçait dans un mur tête baissée, ce qui a créé d’énormes imbroglios en coulisses. L’enquête provient du Hollywood Reporter.
À la fin du tournage en mai 2025, DC Studios aurait commencé à s’inquiéter de la piètre qualité du film de Craig Gillespie. Contrairement à ce qui avait été annoncé précédemment, probablement pour cacher le massacre le plus possible, les projections tests de Supergirl auraient été catastrophiques, avec des notes situées autour de 60/100.
Warner aurait tenté de sauver Supergirl

S’est donc posée la question, à l’automne 2025, de ce qu’il fallait faire face au constat limpide que le film ne fonctionnait pas. Un tel débat a créé des dissensions créatives entre Gillespie et le studio, notamment sur la vision artistique et la post-production du long-métrage. Warner a cependant voulu sauver le schmilblick avec Jeremy Slater et Ana Nogueira à la baguette, pour tenter de redresser certains segments du film en proposant réécritures du scénario et reshoots.
Toujours selon le Hollywood Reporter, la version finale du studio aurait obtenu des scores critiques à peine meilleurs, trop proches de la version de Craig Gillespie, qui durait 11 minutes supplémentaires. Finalement, c’est bien la version studio qui a été gardée.
Une future Gillespie Cut ?

De quoi faire naître forcément des regrets chez Craig Gillespie, qui risque fort d’appeler à la sortie de sa propre version, un peu comme David Ayer avant lui, pour le nullissime Suicide Squad en 2016.
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