Digital Foundry vient de publier sa première analyse technique de Crimson Desert sur PS5 Pro, et le verdict de John Linneman ne laisse guère de place au doute. Le RPG en monde ouvert de Pearl Abyss propose trois modes graphiques qui exploitent tous le ray tracing, une première pour un jeu de cette envergure sur console. Reste un point noir que les analystes n'ont pas manqué de souligner, et qui concerne directement la technologie d'upscaling maison de Sony.
Trois modes, tous avec ray tracing

Pearl Abyss a opté pour une approche ambitieuse en intégrant le ray tracing dans les trois configurations proposées, le mode Performance vise 60 fps en partant d'une image rendue en 1080p, upscalée en 4K par le PSSR, avec du ray tracing haute qualité. Le mode Équilibré cible 40 fps depuis du 1440p, toujours upscalé, tandis que le mode Qualité verrouille à 30 fps en 4K natif, sans aucun upscaling, avec du ray tracing en ultra. Pour les possesseurs d'écrans compatibles VRR, le mode Performance peut dépasser les 60 fps et le mode Équilibré grimpe au-delà de 48 fps.
Le PSSR montre ses limites
Si le rendu global impressionne, Digital Foundry pointe des artefacts visuels bien identifiables dans les deux modes qui s'appuient sur le PSSR. Du smearing autour du feuillage, du bruit résiduel sur les reflets ray tracés, et des anomalies ponctuelles qui parasitent l'image, rien de rédhibitoire selon Linneman, mais suffisamment visible pour que ça se remarque.

Le point important, c'est que la version testée tourne sur le PSSR première génération, et c'est même très important de le souligner. Pearl Abyss a confirmé que le jeu recevra une mise à jour vers le PSSR 2.0, ce qui devrait corriger ces défauts et améliorer sensiblement la clarté de l'image.
Des chutes de framerate dans la cohue
Le mode Performance tient globalement sa cible de 60 fps, au point que Linneman s'est dit surpris par la qualité d'ensemble. Les problèmes surviennent dans les zones densément peuplées, les villes grouillantes de PNJ ou champs de bataille ultras massifs où le framerate peut plonger jusqu'à 30 fps dans les cas les plus extrêmes.
Digital Foundry précise néanmoins que ces situations restent marginales et ne reflètent pas l'expérience de jeu courante.

Autre souci technique notable, activer le VRR dans les modes Performance et Équilibré expose à du screen tearing lorsque le framerate passe sous le seuil minimum de rafraîchissement variable. La faute à l'absence de LFC (Low Framerate Compensation), une limitation que d'autres titres PS5 Pro partagent. L'écart technique avec la Xbox Series S se confirme au passage, cette dernière étant nettement distancée sur tous les plans.
Un avant-goût prometteur
Malgré ces réserves, le constat de Digital Foundry reste très positif pour un jeu qui n'est même pas encore sorti. Le moteur BlackSpace de Pearl Abyss affiche une maîtrise technique qui place Crimson Desert parmi les vitrines les plus convaincantes de la PS5 Pro. Les premières analyses du moteur avaient déjà impressionné début mars, et cette plongée approfondie confirme le potentiel.
Reste à voir ce que donneront les versions PS5 standard et Xbox Series X, pour lesquelles Digital Foundry n'a pas encore de séquences à montrer.
Où trouver les produits mentionnés
Liens affiliés — En achetant via ces liens, vous soutenez GeeksLands sans surcoût.







💬 Commentaires
Rejoins la communauté !
Connecte-toi pour commenter, poster tes critiques, gagner des badges et interagir avec les autres geeks
Découvrir le Community Hub →