Ce sont certainement les plus gros faiseurs de records du box-office français dans le domaine de la comédie burlesque. On les a laissés en 2023 avec le très bon score d'Alibi . com 2 (4,2 millions d’entrées), et la bande à Fifi revient avec une adaptation casse-figure de bande dessinée autour du Marsupilami. Gros défi de taille : passer derrière l’illustre Alain Chabat qui, en 2012, avait proposé une adaptation ayant décroché 5,3 millions d’entrées.
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L’enjeu est double : arborer une semi-continuité avec le film précédent (retour du personnage de Jamel Debbouze) et proposer, malgré le matériau de base, quelque chose qui soit dans l’ADN de la bande à Fifi. C’est-à-dire grivois, burlesque, extrêmement rythmé mais totalement déluré. Mission accomplie.
Une comédie populaire au rythme effréné

Parce qu’il faut savoir clairement différencier ce que l’on va voir à la seconde même où on se rend en salle, Marsupilami est une comédie burlesque, intelligente dans sa construction et l’utilisation de l’humour, mais très con dans son propos. Quand on veut rendre élitiste ce qui ne l’est pas — comme certains critiques francophones — on a peu de chances que les gens nous écoutent.
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Car Marsupilami est un succès populaire indéniable, flirtant déjà avec les 2 millions de spectateurs moins de deux semaines après sa sortie. Le public visé est simple : c’est le non-cinéphile, la famille qui vient chercher un moment simple, sans prise de tête, juste pour rire un bon coup pendant deux heures. Comme une bonne farce, Marsupilami tient debout par un sens aigu du rythme : pas de temps mort, il faut envoyer des blagues de façon continue. Toutes ne marchent pas, mais c’est la force d’en mettre un paquet dans le film. Sur les plusieurs centaines de clins d'œil et de moments d’humour vache, si une bonne moitié fonctionne, c’est déjà gagné.
L'ADN de Philippe Lacheau : entre gags et action

On y va ainsi fort sur les blagues en dessous de la ceinture et les suspensions d’incrédulité (les personnages se prennent de sacrées mandales). On pousse la caricature et l’excès dans les jeux et les situations pour faire rire. Et ça fonctionne. La bande à Fifi se débrouille également très bien dans les séquences évolutives — c’est-à-dire les situations où des blagues parsèment un « acte » du film de A à Z. On fait s’enchaîner les gags de façon continue jusqu’à atteindre un climax.
Alibi le faisait déjà, et on sent Philippe Lacheau commencer à percevoir un ADN dans ses comédies qui plaît au public. Il réutilise également une scène d’action très réussie de Nicky Larson, adaptée au format Marsupilami. On est loin de la catastrophe annoncée par beaucoup. Marsupilami, c’est très drôle, si tant est que l’humour grivois de la bande est votre tasse de thé, pas si sensationnaliste (peu de décors) mais correctement rythmé et même mignon par moments. Un film familial qui sait séduire, à condition d'être en accord avec soi-même sur ce que l’on vient chercher en salle.
Un casting solide malgré quelques ombres

S’il faut y tirer un point négatif : faire tourner ses copains c’est bien, mais il y en a toujours un dont l’écriture le sert autant que le H dans Hawaï. Ici, c’est ce pauvre Tarek Boudali, cantonné à un rôle sans aucune incidence sur le scénario et qui n’est pas non plus spécialement drôle. Julien Arruti, Alban Ivanov et Jamel Debbouze font largement le show à sa place.
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Ainsi, on a un film drôle, parfait pour rire, mais pas non plus un grand film. Marsupilami est en salles depuis le 4 février 2026.
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