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Good Luck, Have Fun, Don’t Die : Gore Verbinski revient avec un trip SF fou
Critique
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Cinéma

Good Luck, Have Fun, Don’t Die : Gore Verbinski revient avec un trip SF fou

M
Mathieu
•6 septembre 2026•3 min de lecture

Rédacteur cinéma chez GeeksLands depuis 2016. Passionné de cinéma d'auteur, créateur du TikTok Mathieu Cinéman.

Gore Verbinski revient avec Good Luck, Have Fun, Don’t Die, un délire de science-fiction cynique sur l’IA, les écrans et notre société connectée.

Parmi les machins que j’ai complètement oublié de voir en 2026, il y a ce Good Luck, Have Fun, Don’t Die qui marque le grand retour au cinéma du papa de la franchise Pirates des Caraïbes, Gore Verbinski.

Sorte de trip méta de SF assez halluciné, on a droit à une proposition presque affiliée à la série Black Mirror tant on va aller explorer des concepts de SF denses, délivrer de vrais messages de société, le tout avec un humour cynique et un peu « What The Fuck ». Un homme du futur (Sam Rockwell) débarque avertir des clients d’un restaurant qu’il en est à la — on ne sait combientième — tentative de sauver leur futur en désactivant une intelligence artificielle surpuissante qui va saccager le monde. Il monte alors une équipe de bras cassés qui ont tous un passif avec le monde virtuel, façon petits épisodes de séries, et vont tous s’unir pour empêcher la fin des temps.

Ce long-métrage — qu’on va éviter de nommer tant c’est fatiguant de l’écrire en entier — fait partie de ce genre de productions qui font du bien parce que c’est mystérieux, c’est vilain et cynique. Et c’est surtout un déluge jubilatoire de concepts, de violence, d’humour et de messages intelligemment dosés.

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Gore Verbinski démonte l’IA, les écrans et les mondes virtuels

Image - Good Luck, Have Fun, Don’t

On va te montrer pleine poire que l’IA va effectivement nous détruire, et qu’elle sera super dangereuse si elle n’est pas contrôlée de façon stricte avec des programmes carrés.

La première partie du long-métrage expose également l’abrutissement de notre jeunesse, nourrie de force au sucre, aux réseaux sociaux et au scroll. Personne ne se concentre, tout le monde s’en fout de tout, parce que les écrans dominent. C’est intelligemment montré, avec excès, mais c’est judicieux.

Rien n’y échappe : les smartphones, les univers virtuels, les casques VR… Tout est pourri, le message est assez à sens unique. Il n’y a pas de juste milieu comme l’envisage la fin du Ready Player One de Spielberg, l’IA et les mondes virtuels, c’est juste du caca pour Gore Verbinski. Et cette vision radicale est tellement bien soutenue qu’on ne peut que lui donner raison.

Le film s’ouvre sur un premier acte lunaire, mais magnifiquement écrit — façon moralisateur comme la série Mr. Robot. On aligne ensuite les retours dans le passé, les scènes loufoques et un final borderline, qui est très drôle. On peut juste reprocher au machin la révélation finale, qui est peut-être de trop car on ne comprend pas trop le cheminement utilisé. Mais s’il faut retenir une chose : c’est jubilatoire.

Un délire de science-fiction complètement rafraîchissant

Image - Good Luck, Have Fun, Don’t

Sam Rockwell en fait des caisses et il est complètement habité dans son rôle. Zazie Beetz et Haley Lu Richardson sont excellentes à des niveaux différents et Michael Peña joue divinement bien le crétin.

On a droit à des ados zombifiés, un chat géant, des mercenaires cochons et tout un tas d’extravagances qui vous transportent dans un film — dont on ne comprend pas bien de quel esprit c’est sorti. Le genre d’expériences assez rares dans une salle de cinéma qu’il ne faut pas rater quand ça reviendra dans nos offres de VOD.

C’est fou, c’est furieux, c’est parfois débile, mais c’est tellement rafraîchissant dans un catalogue ciné parfois rempli de choses aseptisées. Assurément dans mon top 10 de fin d’année.

Film

Good Luck, Have Fun, Don't Die

7,1
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Notre verdict

L'avis de la rédaction GeeksLands

8.9
sur 10

+Points forts

  • ✓Un concept très fort
  • ✓Une résonnance sociétale façon Black Mirror
  • ✓Très très drôle
  • ✓Sam Rockwell en roue libre
  • ✓Intelligent et mature

−Points faibles

  • ✗Quelques effets spéciaux un peu nuls
  • ✗Plus de budget aurait poussé le délire plus loin
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★
sur 10
2026
Gore Verbinski
2 h 14

Un soir, dans un resto minable de Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ?

Science-FictionActionComédie
Voir la fiche
Note : 3.5/10

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