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Le Diable s'habille en Prada 2 : Une suite élégante mais qui manque de mordant
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CritiqueCinéma6.8/10

Le Diable s'habille en Prada 2 : Une suite élégante mais qui manque de mordant

Vingt ans après le premier volet, Miranda Priestly et ses acolytes reprennent du service. Entre nostalgie assumée et nouveaux messages, que vaut cette suite ?

MathieuRédacteur cinéma
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  • 2 mai 2026
  • 3 min de lecture

Le Diable s'habille en Prada 2 : L'heure du bilan numérique

Image - Diable habille prada entrees retour

Le Diable s’habille en Prada 2 revient près de vingt ans après le premier opus et toute la grande famille de Runway est de retour pour tirer sur la corde de la nostalgie. David Frankel revient derrière la caméra avec son iconique quatuor du premier opus : Meryl Streep (Miranda Priestly), Anne Hathaway (Andy Sachs), Emily Blunt (Emily Charlton) et Nigel (Stanley Tucci). Andy revient chez Runway vingt ans après avoir quitté la boîte. Elle est devenue une journaliste aguerrie et revient dans son ex-entreprise en tant que rédactrice en chef.

Va s’ensuivre toute une série d’événements en lien avec l’ère du temps : le rapport entre média et numérique, la disparition progressive des médias physiques au profit des réseaux sociaux et surtout l’omniprésence de la bureaucratie. Une scène symbolise bien l’arrivée chez Runway de personnels chargés des « expertises du public, de la compatibilité opérationnelle, de la restructuration mécanique… » que des grands mots qui ne veulent rien dire, et ces gens recrutés pour des trucs vaseux, c’est le nouveau mal du siècle.

Une évolution des personnages en demi-teinte

Image - Diable habille prada sydney sweeney

Le long-métrage va donc essayer de faire évoluer ses protagonistes tout en esquissant chacune de ces questions, et il le fait plutôt bien et de façon habile. Chaque personnage évolue de façon positive, sans singer la mécanique du premier opus. La naïve et candide Andy devient beaucoup plus assurée bien que trop positive par moments, tandis que Miranda semble s’ouvrir un peu tout en gardant son cynisme. Nigel est un personnage altruiste, de confiance et qui, du coup, nous touche par sa retenue et son dévouement. En revanche, le personnage d’Emily agace par ses clichés ; on sent venir le retournement de situation à des kilomètres et c’est la seule personne qui pêche par des manières (fait exprès) rudement gonflantes.

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Un écrin de mode pour un scénario fragile

Image - Diable s'habille Prada Une suite

Le Diable s’Habille en Prada 2 tente de proposer une autre recette mais se perd dans sa première heure, la faute à un manque cruel d’objectifs narratifs. On ne sait pas trop où ça va, à part appuyer la fibre nostalgique de celles et ceux qui ont aimé le premier volet. Il faut un événement pour créer des soubresauts narratifs qui peinent à envoyer une réelle dramaturgie à l’écran, et la fin se résout de façon un peu trop évidente et facile.

Néanmoins, il y a beaucoup de points positifs. David Frankel a un vrai talent pour comprendre les spécificités du monde journalistique et publicitaire. Il sait filmer ses personnages dans des décors urbains toujours plus grands qu’eux et a un vrai sens de l’esthétisme et du cadrage. Il a un autre atout particulier qui est son goût certain pour la mode. Comme dans Beauté Cachée (2016) qui avait une vraie symbolique autour des vêtements, Le Diable s’habille en Prada y accorde une place toute particulière faite avec finesse et intelligence. On aurait néanmoins apprécié que le curseur soit poussé un poil plus loin sur certaines questions tant l’univers et les thématiques sont assez intéressantes et captivantes. Malgré tout, on reste assez contents de suivre ces personnages et on s’y attache assez vite. C’est un bon film, sans prise de tête mais qui ne marquera peut-être pas les esprits.

Film

Le Diable s'habille en Prada 2

7,5
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Notre verdict

L'avis de la rédaction GeeksLands

6.8
sur 10

+Points forts

  • ✓Un casting qui fait le job haut la main
  • ✓Une esthétique léchée
  • ✓De bonnes thématiques

−Points faibles

  • ✗Une première heure très longue
  • ✗Un retournement de situation anecdotique
  • ✗Emily Blunt ?
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★
sur 10
2026
David Frankel
2 h 00

Près de vingt ans après, Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci reprennent leurs rôles emblématiques de Miranda, Andy, Emily et Nigel, et nous replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.

DrameComédie
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23 avr. 2026