Saros est sorti le 30 avril sur PS5, en exclusivité Sony, et c'est probablement la sortie majeure du printemps PlayStation. Housemarque, le studio finlandais derrière Returnal en 2021, signe un roguelite-shooter qui mélange action frénétique, horreur cosmique et progression permanente.
(les screens de l'article proviennent de ma première heure de jeu, ils sont lambdas pour éviter tout spoiler).
Carcosa, ou Returnal en plus accueillant

Le décor d'abord, Carcosa, planète maudite ravagée par une éclipse permanente, peuplée d'horreurs cosmiques et de ruines d'une civilisation qu'on ne comprend qu'en glanant des fragments de lore au fil des runs. Vous incarnez Arjun Devraj, interprété par Rahul Kohli, qu'on a vu chez Mike Flanagan dans Sermons de Minuit, enquêteur pour la corporation Soltari, envoyé pour démêler ce qui se trame sous la croûte de cette planète morte, et qui veut votre mort. La narration prend le temps de s'installer. Les premières heures, vous courez après des bribes, il faut tenir jusqu'à la deuxième moitié pour voir le scénario se nouer vraiment, et la révélation finale vaut le détour.

Visuellement, c'est sublime, Carcosa alterne entre ambiances désertiques rouge brique, et se compare volontiers à un certain Dune, l'imagerie y pioche clairement, dunes infinies, civilisation engloutie, pierres sacrées et entrailles sombres aux accents Diablo, où l'on tournoie dans des arènes circulaires gorgées d'ennemis. Les biomes sont parmi les plus marquants vus sur PS5 cette année, l'éclairage volumétrique fait des merveilles. Le DualSense crache tout ce qu'il peut : retours haptiques précis sur chaque tir alterné, gâchettes adaptatives qui durcissent au moment du dash, vibrations qui montent quand l'affrontement bascule. C'est exactement ce qu'on attend d'une exclu PS5 en 2026.
La prise en main, enfin lisible
Returnal, je l'avais aimé mais lâché aux deux tiers, trop punitif, mémoire des runs trop courte, ce sentiment frustrant de revenir à zéro après deux heures de progression. Saros corrige le tir sans renier l'ADN roguelite. Vous gagnez de la monnaie permanente à chaque mort, vous débloquez des armes et capacités définitives, et surtout les Modificateurs Carcosans permettent d'ajuster la difficulté dans les deux sens, augmenter vos dégâts pour passer une zone bloquante, ou inversement booster celle des ennemis pour gratter un meilleur loot. Le système est élégant, il pénalise sans punir le joueur, et il rend le jeu accessible aux joueurs qui ne sont pas des dieux du dash-en-rythme.










