GEEKSLANDS

L'actualité cinéma, séries et jeux vidéo, en toute indépendance.

Média indépendant depuis mars 2016. 7 409 articles publiés, rencontrez la rédaction.

10 ans d'indépendance éditoriale

Rubriques

  • Cinéma
  • Streaming
  • Jeux
  • Bande Annonce
  • Tech de Geek
  • Top
  • Analyse

Repères

  • Guides des sagas
  • Box-office France
  • Calendrier des sorties
  • Dossiers
  • Recherche

Le média

  • À propos
  • La rédaction
  • Charte éditoriale
  • Signaler une erreur
  • Nous rejoindre
  • Publicité
  • Community
  • Le Brief, les archives

Nos univers

  • MCU
  • Marvel
  • DC Comics
  • Spider-Man
  • Star Wars
  • PlayStation
  • Game of Thrones
  • X-Men
  • Grand Theft Auto
  • IA
  • Apple TV+
  • James Bond

Le Brief

L’essentiel de la semaine, chaque dimanche.

Ciné, séries et jeux vidéo en 5 minutes. Gratuit.

© 2026 GeeksLands. Tous droits réservés.

  • Mentions légales
  • Cookies
  • Contact
  • Flux RSS

Site conçu et développé par webperrot.com

GEEKSLANDS
GEEKSLANDS
GEEKSLANDS
Guides
TEST – Assassin’s Creed Black Flag Resynced sur PC: le retour salvateur d’Edward Kenway ?
  1. Accueil
  2. ›
  3. Jeux
  4. ›
  5. TEST – Assassin’s Creed Black Flag Resynced sur PC: le retour salvateur d’Edward Kenway ?
TestJeux8.5/10

TEST – Assassin’s Creed Black Flag Resynced sur PC: le retour salvateur d’Edward Kenway ?

Notre test complet du remake de l'épisode éponyme de 2013. Resynced est-il a la hauteur de la légende qu'il a bâti il y a 13 ans ? Verdict

AllanRédacteur jeux vidéo et esport
  • 8 juillet 2026
  • Mis à jour le8 juillet 2026
  • 18 min de lecture

Plus de dix ans après sa sortie originale, Assassin’s Creed Black Flag revient dans une version Resynced qui promet de moderniser l’expérience tout en enrichissant son contenu. Graphismes, gameplay, gestion, activités annexes et nouveautés cosmétiques : cette nouvelle version suffit-elle à faire de Black Flag une aventure incontournable en 2026, comme elle l’était déjà il y a treize ans ? Notre verdict après 30 heures de jeu.

Menu des mémoires d'Animus avec Edward Kenway encapuchonné, pistolet en main, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Préambule

Ce test d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced a été réalisé sur PC grâce à une clé presse fournie par Ubisoft. L’expérience a entièrement été vécue à la manette ; la jouabilité clavier/souris ne sera donc pas abordée ici.

Configuration: processeur Ryzen 7 5800X, Radeon RX 7800 XT 16 Go, 32 Go de DDR4, stockage SSD et résolution 2K sur écran Samsung Odyssey G5 34 pouces.

Le Brief, chaque dimanche

L’essentiel ciné, séries et jeux vidéo en 5 minutes.

Toutes les images de ce test ont été capturées pendant la phase de jeu, via le moteur graphique du titre. Aucun spoiler sur le contenu de l'intrigue principale n'est dévoilée dans le contenu de cette review.

Black Flag, un épisode toujours à part dans la saga

2013 était une année de tous les records pour Ubisoft. Assassin’s Creed IV: Black Flag venait bousculer la saga avec un open world gigantesque pour l’époque, plaçant la piraterie dans les Caraïbes au cœur de son intrigue. Une formule gagnante, alors encore peu exploitée sur la scène vidéoludique : combats navals, trésors cachés, exploration… Un sentiment de liberté que l’on n’avait alors ressenti nulle part ailleurs, et qui permit à Black Flag d’être élu meilleur jeu d’action-aventure de 2013. S’agissant du remake d’un jeu publié en 2013, Resynced ne sera évidemment pas jugé comme une nouveauté sortie en 2026 : ce test s’appuiera surtout sur la comparaison avec son prédécesseur.

Resynced : une vraie modernisation visuelle ? Les merveilles de l’ANVIL Pipeline

Impossible de commencer ce test sans parler de la mise à niveau graphique de Resynced, permise par le moteur ANVIL Pipeline d’Ubisoft, qui avait déjà fait des merveilles dans Assassin’s Creed Shadows. Un ajout majeur, qui redessine complètement la carte des Caraïbes connue des joueurs en 2013, au point de la rendre parfois presque méconnaissable.

Edward Kenway perché sur un arbre au sommet de la jungle, surplombant une crique turquoise où mouille un navire

Le moteur ajoute des effets et des nuances de couleurs somptueux, aussi remarquables en mer et en plongée qu’en pleine forêt tropicale, le tout renforcé par le ray tracing. Les textures s’intègrent parfaitement à l’univers, les jeux de lumière sont impeccables, et le rendu global se montre pleinement cohérent avec les standards graphiques actuels.

Edward Kenway sur une plage face à une crique turquoise où mouille un navire, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

La météo dynamique, un atout majeur qui redessine et rythme continuellement le monde ouvert

Autre ajout majeur dans ces Caraïbes remises au goût du jour: la météo dynamique. Pluie, vents, tempêtes, levers ou couchers de soleil… Elle évolue régulièrement et apporte un impact aussi bien visuel que pratique sur le gameplay.

Edward Kenway de dos sur une plage de Floride au crépuscule, face à la mer sous un ciel orageux violacé

Les rafales de vent rendent votre navire bien plus difficile à manœuvrer à pleine voile, tandis que la brume réduit votre visibilité — et celle des ennemis — lors des combats navals. Les tempêtes donnent du fil à retordre en haute mer, avec une houle plus agressive et une maniabilité plus réduite.

Vue depuis la barre d'un navire pris dans une tempête nocturne en haute mer, un éclair zébrant le ciel sur la gauche

Un soin tout particulier a été apporté à la physique de l’eau, rendant la navigation plus immersive et réaliste. De quoi réaliser ses plus beaux clichés lors de vos longs voyages à bord du Jackdaw !

Silhouette d'un trois-mâts voguant au coucher du soleil sur une mer violacée, d'autres navires visibles à l'horizon

Une UI plus épurée et immersive

Cette modernisation visuelle s’accompagne aussi d’une interface plus discrète. L’UI de Resynced se veut épurée et adaptative : la minimap de Black Flag disparaît, les icônes ont été revues et redistribuées à l’écran, et seules les informations strictement nécessaires s’affichent selon les situations. L’immersion gagne nettement en confort.

Edward Kenway suit un homme en cape rouge et chapeau à plumes dans une cour de La Havane dans Assassin's Creed Black Flag

Impossible, d’ailleurs, de mentionner cette immersion sans évoquer la suppression des temps de chargement pendant la navigation, qui permet désormais d’atteindre les grandes villes comme Nassau, Kingston ou La Havane de manière fluide depuis la mer, sans passer par un écran de confirmation.

Un navire toutes voiles dehors fend les vagues à côté d'un fort côtier planté de palmiers dans une baie tropicale

Une version PC particulièrement bien optimisée

Côté performances, avec la configuration utilisée pendant ce test, je n’ai rencontré aucun crash, bug graphique ou freeze. Resynced tournait à 60 FPS en qualité élevée sans difficulté, sans chute notable de framerate, même lors de scènes denses. Le jeu se lance également très vite: moins de 30 secondes entre le clic sur l’icône du bureau et l’arrivée en jeu, sélection dans l’Animus comprise.

Resynced, un remake qui tient ses promesses grâce à ses nouveautés et ajustements

Le pari d’Assassin’s Creed Black Flag Resynced était ambitieux: apporter une vraie touche de nouveauté à un jeu déjà très complet en 2013. En revisitant l’un de ses opus les plus appréciés, Ubisoft s’exposait forcément aux critiques d’une communauté attachée à l’original.

Pour autant, Resynced semble tenir les promesses avancées pendant sa campagne marketing.

Une gestion approfondie et une personnalisation plus poussée

Le premier point notable, surtout pour les joueurs familiers de l’original, concerne l’approfondissement de l’aspect gestion.

Le Jackdaw bénéficie désormais de davantage d’éléments de personnalisation. La tenue d’équipage et la coque peuvent être modifiées avec des skins, en plus de la barre, des voiles et de la proue, déjà personnalisables dans le premier opus. Un animal de compagnie peut également vous accompagner pendant l’aventure, une idée qui rappelle fortement — et agréablement — certaines propositions de Skull and Bones.

Menu Capitaine de port d'Assassin's Creed Black Flag Resynced, personnalisation d'un navire aux voiles en lambeaux

Ces éléments cosmétiques peuvent être récupérés au cours de chasses au trésor, d’explorations ou en guise de récompenses après la capture de forts. Les dernières améliorations du Jackdaw passent, quant à elles, par des plans à trouver dans les zones de plongée, via les cartes au trésor, après la prise de fort ou lors de la découverte de secrets.

Menu d'amélioration du navire d'Edward Kenway, boulets ronds et chauffés, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Great Iguana, votre base, voit également ses options d'améliorations étendues: certains bâtiments sont désormais plus longs — et plus coûteux — à faire progresser, avec une évolution par paliers.

Edward Kenway saute d'une falaise au-dessus d'un port tropical avec pontons, barques, navires et cascade en arrière-plan

Votre manoir bénéficie aussi de nouveaux éléments de décor, ainsi que d’un personnage supplémentaire, un majordome, au cœur d’un objectif de récupération de tableaux de collection destinés à embellir votre intérieur, entre autres ajouts cosmétiques.

Menu d'amélioration du manoir d'Edward Kenway, façade de bois à restaurer, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Enfin, les habitués ne seront pas dépaysés par les tenues classiques d’Edward déjà aperçues dans Black Flag, tandis que d’autres vêtements font leur apparition. Il est également possible d’appliquer son skin d’arme favori sans en modifier les statistiques. De quoi découper du corsaires, Espagnols et Anglais avec style !

Inventaire d'Assassin's Creed Black Flag Resynced : Edward Kenway en tenue noire et or tient le sabre Lames de la lumière

Un monde connu des joueurs, mais plus fourni en secrets, histoires et zones d’intérêt

Évidemment, qui dit remake ne dit pas refonte complète de la carte du monde, même si Ubisoft a ajouté quelques îles au nord, chacune dotée de sa petite histoire visuelle, de ses ennemis et de son butin.

Edward Kenway fouille un campement pirate entre tentes et caisses en bois pendant la mission Capitaine novice

Pour le reste, la carte demeure globalement fidèle à celle de 2013. Mais la refonte visuelle permise par l’ANVIL Pipeline transforme réellement les lieux déjà parcourus, au point de rendre certaines zones méconnaissables pour les joueurs de l’époque.

Edward se montre également beaucoup plus attentif à son environnement. Le monde paraît plus vivant, et notre personnage regarde naturellement autour de lui, fixe certains événements ou commente des zones d’intérêt, dans un esprit proche de ce que proposait Assassin’s Creed Odyssey. Le jeu gagne ainsi en naturel et en organicité, là où l’original poussait souvent à courir droit vers l’objectif sans vraiment s’arrêter

Edward Kenway de dos au bord d'un lagon tropical bordé de palmiers, une barque et un navire au mouillage en arrière-plan

Mais ce qui fait le charme d’un univers de pirates, c’est sa richesse, au sens propre comme au figuré. Certaines îles racontent une intrigue, cachent des secrets, du butin et des Reales qu’il faudra chercher par soi-même. Finie l’identification systématique avec la vision d’aigle, et terminée la minimap qui dévoile tout ce qui se trouve dans les environs. Resynced prend beaucoup moins le joueur par la main : il faut faire preuve de curiosité pour trouver les trésors, résoudre les secrets et terminer complètement certaines îles, qui peuvent donner du fil à retordre aux plus impatients.

Edward Kenway près d'une table chargée de cartes dans un castillo de La Havane, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Une amélioration bienvenue, qui crédibilise davantage l’univers de la piraterie et les richesses qu’il renferme.

Des combats cinématiques, viscéraux et plus techniques

Parmi les aspects les plus mis en avant par ce remake, les combats au corps-à-corps tenaient une place importante. Sur ce point, Resynced tient largement ses promesses : les affrontements sont plus dynamiques, plus cinématiques, avec de beaux finishs parfois ralentis, histoire d’apprécier la brutalité du spectacle.

Edward Kenway encapuchonné frappe de sa lame un homme chauve dans un village tropical aux maisons de bois

Manette en main, les coups portés paraissent lourds et influencent réellement la garde ou l’attitude de l’adversaire. L’esquive et la parade prennent une importance particulière, puisqu’elles permettent de créer des ouvertures plus facilement face à des ennemis solides. Les ragdolls sont également plus cohérents avec les exécutions ou la manière dont les adversaires sont mis K.O. , et ne souffrent plus de ces secousses ou spasmes incontrôlés qui faisaient parfois sourire en 2013.

Edward Kenway frappe un soldat en tunique rouge à Kingston, des corps au sol, dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

La difficulté a aussi été revue à la hausse par rapport à Black Flag. Fini les groupes de dix ennemis attendant patiemment de se faire détruire un par un: les combats sont plus exigeants, et un trop grand nombre d’adversaires peut rapidement nous submerger, surtout avec des ennemis d’élite dans le lot. Les fenêtres de parade parfaite sont parfois très brèves, et il faut varier son approche pour venir à bout d’opposants capables de s’adapter.

Deux combattants armés de sabres font face à un homme debout sur un toit de tuiles, sous la pluie et un ciel enfumé

Une excellente revisite, qui accompagne bien la refonte graphique et rend l’expérience plus crédible.

Des phases d’infiltration plus « Assassin’s Creed » et enfin dignes d’intérêt

Autre réajustement bienvenu: l’infiltration. Le jeu original manquait cruellement de possibilités lors des phases de discrétion, au point de les rendre parfois frustrantes. Resynced revoit entièrement cet aspect, qui devient plus fluide, plus lisible et surtout plus intéressant. La possibilité de s’accroupir ou de glisser au sol devient rapidement indispensable, tandis que l’ajout d’une barre de visibilité, dans l’esprit d’Assassin’s Creed Shadows, rend la discrétion plus cohérente et réaliste. Les ennemis seront d’ailleurs plus réactifs et plus intelligents : ils chercheront à vous localiser en cas de détection et peuvent appeler leurs voisins en renfort pour vous débusquer.

Un assassin encapuchonné tapi dans l'ombre sur un toit observe des gardes dans une ruelle de village de nuit

Naturellement, on utilise davantage l’environnement et les outils à disposition, notamment les bombes fumigènes, devenues incontournables à mon sens.

Les cadavres ne disparaissent plus miraculeusement après avoir parcouru dix mètres ou tourné derrière un mur, un défaut qui cassait auparavant l’immersion et une partie du gameplay d’infiltration. Désormais plus durables, vos victimes peuvent devenir une piste pour les adversaires, qui enquêteront dans les environs avec des renforts afin de vous retrouver.

Edward Kenway dans la pénombre d'une cale près d'une porte éclairée, mission Sauvez Lucy d'Assassin's Creed Black Flag

Une histoire revisitée et des arcs narratifs approfondis… la formule gagnante de Resynced ?

Parce qu’il n’y a pas que les graphismes comme argument, c’était l’un des aspects qui me rebutait le plus. Refaire une énième fois la campagne de Black Flag, déjà terminée à plusieurs reprises sur PS3 puis sur PC, pouvait laisser craindre une certaine redondance.

Et pourtant, Resynced porte bien son appellation de remake : si certaines missions restent proches du titre original, bon nombre d’entre elles ont été revisitées. Le renfort de l’ANVIL Pipeline concrétise ces améliorations en rendant les personnages principaux plus vivants et plus réalistes. Fini le teint terne et luisant de 2013 !

Gros plan d'Edward Kenway en veste de cuir qui parle à une femme rousse portant des fleurs orange dans les cheveux

Les protagonistes restent les mêmes, mais leurs arcs narratifs ont été approfondis. Certaines quêtes liées à des alliés se déroulent parfois différemment, même si leur finalité reste identique. Plusieurs missions ont aussi été rallongées, notamment celles mettant en scène des figures historiques, afin de mieux coller à la réalité des faits.

Un pirate barbu coiffé d'un chapeau à plumes et Edward Kenway attablés à la lueur des bougies sur un ponton au crépuscule

Les phases d’infiltration autrefois obligatoires, avec la fameuse indication « ne vous faites pas détecter », deviennent désormais facultatives, même si foncer tête baissée vous fera manquer des informations ou séquences supplémentaires. La détection pendant un suivi ou l’assassinat discret d’une cible ne provoque plus automatiquement une désynchronisation : elle peut laisser place à un duel avec votre cible. De quoi conserver l’immersion tout en satisfaisant plusieurs styles de jeu.

Des dialogues supplémentaires ont bien entendu été ajoutés par rapport au jeu original, renforçant le côté narratif de Resynced. À cela s’ajoutent de nouvelles quêtes secondaires narratives, offrant du butin supplémentaire mais aussi davantage d’histoires autour des personnages et de l’univers de la piraterie dans les Caraïbes.

Edward Kenway et un compagnon blond boivent autour d'une table ronde éclairée par des bougies dans une taverne en bois

Il est également possible de recruter de nouveaux lieutenants pour le Jackdaw ; ces personnages disposent de leurs propres quêtes, permettant d’en apprendre davantage sur chacun d’entre eux et de prolonger l’aventure d’Edward avant, pendant ou après l’histoire principale.

Autre nouveauté: les failles permettent d’explorer plus en profondeur vos personnages favoris, et notamment Edward, en dévoilant ce qu’un futur alternatif aurait pu faire de lui. Parallèlement, vous en apprendrez aussi davantage sur son passé et sur sa relation avec sa femme.

Une silhouette humanoïde sombre marche dans un jardin brumeux aux tonnelles vers une femme en robe rouge

Comme prévu, le retour dans le présent, dans les locaux d’Abstergo, a complètement été retiré du jeu, assurant une immersion totale dans l’aventure. Un mal pour un bien, de mon point de vue, étant donné que l’arc narratif de Desmond Miles était clôturé depuis Assassin’s Creed III.

Sound design et ambiance: l’autre vrai trésor de Resynced

Difficile de le décrire tant qu’on ne l’a pas réellement vécu. Au-delà de sa révolution graphique par rapport à Black Flag, Resynced fait étalage d’un excellent sound design.

Edward Kenway sur une passerelle de bois face à des cascades et un arc-en-ciel dans la jungle d'Assassin's Creed Black Flag

Qu’il s’agisse du bruit du vent dans les arbres, de la houle pendant la navigation, de la jungle profonde avec ses cris d’animaux exotiques ou du ruissellement des cascades, cet aspect rend l’immersion encore plus convaincante.

Mais le véritable déclic survient surtout pendant les combats navals, où les canonnades font leur effet. Tirs lourds de canons, équipage qui hurle dans tous les sens, météo dynamique renforcée par le bruit d’une pluie torrentielle sur le bois et sur l’eau… Voilà un aspect parfois trop souvent laissé de côté au profit des graphismes.

Un navire pirate tire au canon sur un trois-mâts ennemi au coucher du soleil dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Il faut pourtant saluer la réussite de Resynced sur ce point, surtout avec un casque audio spatial pour une immersion optimale. Évitez la stéréo écrasée d’un téléviseur ou d’une enceinte, par pitié !

Resynced : des retraits, des erreurs et des manques d’innovation qui limitent une diversité pourtant méritée

Comme toute création, rien n’est parfait, et ce remake ne déroge malheureusement pas à la règle. Malgré la base solide d’Assassin’s Creed Black Flag, Resynced manque d’innovation et d’audace sur certains points, ce qui rigidifie parfois le gameplay après plusieurs heures de jeu.

Le retrait des doubles-lames, une erreur difficile à justifier côté Ubisoft

L’une des informations qui a fait grincer des dents la communauté avant même la sortie du jeu concerne le retrait du combat au corps-à-corps avec les doubles-lames secrètes, pourtant présent dans l’épisode original de 2013.

En plus de limiter drastiquement le gameplay au corps-à-corps, dans un arsenal d’armes déjà peu fourni, ce retrait prive Edward d’un autre style de combat possible. Un style tout aussi cinématique, viscéral et vicieux, en plus d’écarter plusieurs finishs aux doubles-lames qui avaient marqué les joueurs il y a quelques années.

Edward Kenway empoigne un soldat au pied d'une muraille pendant une mission de capture de fort, interface de jeu visible

Côté éditeur, ce choix se veut plus en accord avec l’esprit du jeu et avec l’intérêt des doubles-lames du point de vue des Assassins. Possible. Mais du côté du lore, tout peut se justifier avec un minimum de volonté : à l’image de Connor, qui se bat aux doubles-lames dans Assassin’s Creed III, ou d’Eivor, qui décide de placer sa lame secrète sur le dessus de son avant-bras dans Valhalla, Edward Kenway reste un pirate qui aime déroger aux règles établies. Il aurait très bien pu adopter les doubles-lames comme une autre arme de son arsenal hétéroclite. Cela posait-il un problème de statistiques ? Il aurait suffi de les calquer sur celles des doubles épées équipées par le joueur. Tout était possible avec un peu de conviction. Car soyons clairs : oui, les combats de Resynced sont beaux et cinématiques. Mais ils n’atteignent jamais la fluidité et la brutalité de ceux d’Assassin’s Creed III.

Un arsenal d’armes à disposition très peu fourni

Dans la continuité de cette critique vient la question de l’arsenal disponible pendant les combats. Un arsenal restreint, trop même, puisqu’il se compose uniquement des doubles épées, de vos pistolets et de la dague à corde, qui relève davantage de l’outil d’ouverture que d’une véritable arme.

Edward Kenway assassine un maître des esclaves sur une plage tropicale dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Certes, les finishs varient entre exécutions aux doubles épées et aux lames secrètes. Mais à force d’affronter Espagnols, Anglais et corsaires, on a vite fait le tour des animations et des coups spéciaux, parfois au bout d’une quarantaine d’ennemis seulement. C’est d’autant plus frustrant que l’aspect cinématique et revisité du combat au sol a été largement mis en avant pendant la campagne du jeu. Oui, c’est beau. Oui, c’est cohérent avec ce qu’il se passe à l’écran. Mais c’est trop peu. Le manque d’armes supplémentaires induit directement un manque de diversité dans le gameplay de combat.

Edward Kenway lève son sabre face à des soldats au pied d'une muraille ornée d'une bannière espagnole rouge et jaune

Sans vouloir ajouter une dimension RPG à Resynced, le simple fait de pouvoir ramasser les armes abandonnées au sol par les ennemis aurait déjà permis de varier un minimum les affrontements. Or il est désormais impossible de récupérer l’armement au sol, même les mousquets, comme dans le premier opus. Et c’est bien dommage.

Un manque de diversité dans les adversaires navals, pourtant au cœur du jeu

Là encore, c’est le manque d’innovation que je pointe du doigt. Même si Resynced progresse dans de nombreux domaines, l’aspect graphique ou sonore ne peut pas tout porter. Pour un élément aussi central que le combat naval, Ubisoft aurait pu aller plus loin.

Des pirates sur le pont d'un navire pendant qu'un boulet de canon explose contre un fort perché sur une falaise

Je vise surtout ici le manque de diversité des adversaires. Comme dans Black Flag, on retrouve globalement les mêmes modèles de navires : schonners, bricks, frégates et Man’O’War — sans compter les sloops, qui ne s’abordent pas. Et cela n’apporte rien de vraiment nouveau. Les armements et les abordages restent souvent similaires, et à partir du midgame, on tourne régulièrement autour du même duo frégate / Man’O’War pour obtenir des ressources et améliorer le Jackdaw. Autant dire que la répétitivité finit par se faire sentir.

Vue à travers une longue-vue d'un brick espagnol sous la pluie, avec le détail de sa cargaison affiché dans l'interface

Historiquement, il y avait pourtant de quoi faire : brigantines, galions — un Man’O’War étant une classe de navire, pas un galion — flûtes ou navires de ligne. Ubisoft aurait pu puiser dans ses connaissances et dans le savoir-faire acquis avec Skull and Bones pour étendre son panel d’adversaires, diversifier le gameplay naval tout en respectant l’aspect historique.

Edward Kenway accroché aux cordages de son navire face à un petit voilier et des îlots rocheux baignés d'un soleil rose

Au final, une fois le Jackdaw amélioré aux trois quarts, les seuls véritables défis navals restent les forts du sud de la carte et les navires légendaires. Rien de très innovant par rapport à son prédécesseur.

Des innovations qui auraient dû être mieux travaillées

Même s’il faut saluer l’évolution de Resynced par rapport à l’épisode de 2013, certaines nouveautés jouent parfois en sa défaveur, tandis que d’autres aspects auraient mérité d’être plus poussés.

Les nouvelles lignes de dialogue renforcent le côté narratif du jeu tout en étendant sa durée de vie, et c’est une amélioration bienvenue. Toutefois, certaines voix additionnelles ne conservent pas toujours le même timbre que celles du jeu original, trahissant visiblement un remplacement d’acteur pour cet aspect du jeu.

Les explorations sous-marines bénéficient d’une immersion louable, portée par l’amélioration graphique et par un sound design qui fait également sensation sous la mer.

Edward Kenway nage sous l'eau parmi les poissons, les coraux et des tonneaux dans Assassin's Creed Black Flag Resynced

Néanmoins, le rapport exploration / risque s’est vu drastiquement réduit : il est désormais possible d’esquiver les attaques de requin presque systématiquement et assez facilement, ce qui rend cette mécanique de prédation presque caduque. L’intérêt de l’exploration sous-marine, autrefois marqué par le risque permanent d’être chassé, en prend un coup. Le joueur peut ainsi ignorer une bonne partie de l’aspect « discrétion » lors des sessions de plongée : il suffit d’esquiver les attaques de requin au bon moment avec la combinaison joystick gauche + B, et le tour est joué.

Edward Kenway nage dans une eau turquoise près d'un banc de poissons, d'une méduse orange et de la silhouette d'une baleine

Les attaques de fort sont également de la partie. Au-delà de leur aspect graphique revisité, l’attaque terrestre des forts, tout comme les abordages, profite d’un changement intéressant : il faut désormais réduire le moral de l’adversaire, en enchaînant les éliminations ou en détruisant le pavillon ennemi, pour capturer la zone.

Une fois cette étape accomplie, il faut pénétrer dans le bureau du capitaine du fort afin de l’affronter. Dans le Black Flag de 2013, il suffisait d’entrer dans la pièce pour en finir avec une simple balle dans la tête face à un PNJ qui ne se défendait même pas.

Edward Kenway affronte des soldats sur les pavés enfumés d'un fort pendant une mission de capture, interface de jeu visible

Dans Resynced, cette partie a été légèrement modifiée : il faut désormais affronter un capitaine plus expressif, accompagné de quelques gardes. Mais l’option headshot reste toujours possible, mettant rapidement fin à ce petit affrontement final. Ubisoft aurait pu davantage travailler cet aspect des forts, peut-être en créant un véritable mini-boss pour donner plus de spectacle et d’enjeu à la capture du bastion. Si les développeurs ont pu le faire sur certaines cibles à assassiner au cours de l’histoire principale, il est dommage que cette idée n’ait pas été étendue à d’autres pans du gameplay.

Verdict : Assassin’s Creed Black Flag Resynced, le retour salvateur d’Edward Kenway ?

Assassin’s Creed Black Flag Resynced réussit l’essentiel: redonner envie de reprendre la mer avec Edward Kenway. Plus beau, plus fluide, plus immersif et plus riche que le jeu de 2013, ce remake modernise intelligemment l’un des épisodes les plus appréciés de la saga. Sa météo dynamique, son interface épurée, son infiltration retravaillée, ses ajouts narratifs et son sound design remarquable donnent une vraie raison de redécouvrir les Caraïbes.

Un trois-mâts arborant le pavillon pirate navigue vers un coucher de soleil orangé qui se reflète sur l'océan

Tout n’est pas parfait pour autant. Le retrait des doubles-lames, l’arsenal trop restreint et le manque de diversité dans les combats navals empêchent Resynced de devenir la refonte définitive et impeccable que l’on aurait pu espérer. Mais malgré ces limites, le plaisir d’aventure reste intact, souvent sublimé, porté par une direction artistique et un moteur graphique qui redonnent toute sa grandeur au mythe d’Edward Kenway.

Portrait d'Edward Kenway au regard pensif sur un balcon au soleil couchant, un clocher et des palmiers en arrière-plan

Assassin’s Creed Black Flag Resynced n’est pas seulement un retour nostalgique : c’est une excellente revisite d’un classique d’Ubisoft, encore capable de faire souffler un vrai vent de liberté sur la licence, malgré les limites qu’il s’est lui-même imposé dans son contenu.

Le Brief · newsletter gratuite

Ne rate plus rien. Un mail, chaque dimanche.

Les actus ciné, séries et jeux vidéo de la semaine, triées par la rédaction. Cinq minutes de lecture, désinscription en un clic.

Gratuit, 5 min de lectureLire les anciens numéros
Tu nous lis depuis Google ?Ajoute GeeksLands à tes sources préférées

🎮 VERDICT FINAL 🎮

🏆 SCORE 🏆
8.5
/10
✅
👍

Les +

  • ▸Un update graphique réussi et sublimé par l'ANVIL Pipeline
  • ▸Un monde plus riche, vivant et consistant, qui crédibilise l'univers de la piraterie dans les Caraïbes
  • ▸Un UI épuré, adaptatif et soigné pour une immersion optimale
  • ▸Une intrigue principale retravaillée et une narration plus approfondie
Partager cet article
XFacebookLinkedInWhatsAppTelegram

🏷️TAGS

UbisoftTestBlack Flag ResyncedAssassin's Creed Black Flag

🔥 À Lire Aussi

VisionQuest : Marvel dévoile enfin la nouvelle adversaire de Vision sur Disney+

27 sept. 2026

Saw 11 sort enfin des enfers avec un nouveau réalisateur et des producteurs connus

27 sept. 2026

Fred Astaire : Margaret Qualley et Sabrina Carpenter rejoignent Tom Holland

27 sept. 2026

Star Wars X aurait enfin trouvé son réalisateur : attention à la mauvaise nouvelle

27 sept. 2026

GTA 6 : Rockstar confie les secrets de Leonida à un magazine, à deux mois de la sortie

27 sept. 2026

🎮 Autres Tests

9.0/10

Saros (test) : Housemarque surpasse Returnal et signe peut-être son chef-d'œuvre

7.5/10

TEST - Tom Clancy's The Division: Resurgence sur Android

8.0/10

Crimson Desert après les patches : honnêtement, on commence vraiment à y croire

3.0/10

Code Violet : La pire exclu PS5 à ce jour ?

▸
Des combats plus organiques, réalistes et difficiles que son prédécesseur
  • ▸Une infiltration revisitée et plus cohérente avec l'univers Assassin's Creed
  • ▸Un excellent sound design
  • ▸Une gestion et personnalisation plus fournies, qui rendent l'exploration et la recherche de trésors plus pertinent
  • ❌
    👎

    Les -

    • ▸Le retrait des doubles-lames, qui n'est pas passé inaperçu
    • ▸Un manque de diversité de l'arsenal d'armes à disposition dans les combats au sol
    • ▸Une exploration sous-marine qui a été facilitée
    • ▸Une répétitivité qui s'installe sur les combats navals, notamment dû au manque de diversité des navires adverses
    🎮 FIN DU TEST 🎮