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On l’appelait Robin des Bois : superbe à regarder, beaucoup moins à raconter
Critique
3.8
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Cinéma

On l’appelait Robin des Bois : superbe à regarder, beaucoup moins à raconter

M
Mathieu
•14 août 2026•3 min de lecture

Rédacteur cinéma chez GeeksLands depuis 2016. Passionné de cinéma d'auteur, créateur du TikTok Mathieu Cinéman.

On l’appelait Robin des Bois impressionne visuellement, mais son scénario trop creux peine à donner du relief à Hugh Jackman et Jodie Comer.

Il faisait partie des trucs passés de façon anecdotique dans nos salles de cinéma. Et on a réussi à le rattraper par miracle.

Après le titanesque score de Backrooms, qui a occupé l’espace médiatique pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, en tutoyant les 400 millions de dollars de recettes, A24 a sorti dans l’anonymat le plus total une nouvelle version de Robin des Bois par Michael Sarnoski, réalisateur de Pig, avec Hugh Jackman en anti-héros sanguinaire pas très gentil, aux antipodes de ce que devrait être le héros de Sherwood et de Disney. Ce Robin des Bois, il est très énervé. C’est un bandit. Il tue femmes, hommes et enfants sans discernement pour piller. Problème : rien n’est jamais réellement justifié par le scénario.

Visuellement, Michael Sarnoski sait exactement ce qu’il fait

Image - l’appelait Robin des Bois superbe

Michael Sarnoski est très fort pour décrocher des visuels punchy, à mi-chemin entre le crépuscule violent de The Revenant et The Northman de Robert Eggers.

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C’est bleu, singulier, doux, mais extrêmement marqué visuellement parlant dans ses scènes de violence. On sent par exemple une utilisation du feu très propre, très intense, très « absolute cinema », ce qui est l’une des grandes forces d’A24, mais aussi de cinéastes dont on a un peu perdu la trace comme Justin Kurzel, avec Macbeth ou Assassin’s Creed. On y croit, à cette colorimétrie et à cet univers médiéval presque empreint de Vikings. Le film a d’ailleurs été tourné en 35 mm, avec une volonté affichée de proposer quelque chose de très physique et viscéral. Mais c’est le reste qui pêche.

Le scénario est inexistant. Sarnoski est un grand visionnaire, mais le scénario peine à suivre. Le film propose une composition musicale léchée, des plans très beaux et des décors sublimes, mais ne raconte rien de captivant.

C’est mou, ça se laisse aller en donnant carte blanche à Hugh Jackman — qui s’en sort toujours aussi bien — mais ça ne cherche jamais vraiment à proposer une structure intelligible.

Un très bon duo Hugh Jackman – Jodie Comer perdu dans un film trop creux

Image - l’appelait Robin des Bois superbe

Ce On l’appelait Robin des Bois n’est qu’une mise en abyme assez maladroite sur la psyché de son héros légendaire devenu tueur, et sa personnalité n’avance pas.

Celui-ci se contente de réclamer son droit à mourir pendant les trois quarts du long-métrage en jouant les apprentis tontons et chasseurs de gibier sur le monastère de sa presqu’île. Il reste, dans ce marasme ambiant, un excellent duo Hugh Jackman – Jodie Comer, qui sait se donner la réplique avec violence et souffrance, et un Bill Skarsgård très effacé qui disparaît à la moitié du film comme un fusible.

C’est tout le résumé de ce Robin des Bois : une adaptation qui n’apporte rien de vraiment neuf. La relecture de ce personnage culte ne signifie pas pour autant qu’on puisse faire n’importe quoi avec. Il est devenu un méchant — choix audacieux —, mais la façon de l’amener est assez pittoresque. Une tentative de cinéma d’auteur intéressante sur quelques aspects, mais beaucoup trop anecdotique sur d’autres.

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The Death of Robin Hood

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Notre verdict

L'avis de la rédaction GeeksLands

3.8
sur 10

+Points forts

  • ✓Les interprétations de Hugh Jackman et Jodie Comer
  • ✓Le visuel
  • ✓Les costumes et décors

−Points faibles

  • ✗L'histoire assez inintéressante
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Michael Sarnoski

Un Robin des Bois vieillissant est gravement blessé après une bataille. Entre les mains d'une femme mystérieuse, il se voit offrir une chance de salut.

AventureThriller
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