Evil Dead Burn est la nouvelle itération de la franchise horrifique créée il y a plusieurs décennies par Sam Raimi. Sorte de terrain de chasse pour des cinéastes en devenir, elle a permis à Fede Alvarez de percer avec un remake sacrément gore en 2013, et elle a fait connaître Lee Cronin avec le tout aussi crade Evil Dead Rise. C’est au tour de Sébastien Vanicek de se prêter à l’exercice après Vermines, avec Evil Dead Burn.
Un film brutal, dans l’ADN de Sébastien Vanicek

Le peu d’images dévoilées a permis d’identifier un film totalement dans l’ADN de son cinéaste. De la brutalité, de la violence, une esthétique grise et lugubre, mais moins d’hémoglobine. Enfin, c’est ce que cela nous suggérait.
Dans une interview accordée au magazine SFX, puis citée par les médias en ligne World of Reel et Dread Central, le cinéaste natif de Noisy-le-Grand a expliqué que la violence extrême du film lui avait valu quelques soucis avec le comité de classification américain.
« Il y a une scène qui n’est pas classée R. C’est une scène vraiment, vraiment dure. Et je dois la couper malheureusement, donc vous ne la découvrirez pas aussi brutale qu’elle l’est actuellement, parce qu’il me faut un film classé R. On essaie de trouver un bon équilibre. »
Une classification qui peut peser sur la sortie du film

En règle générale, la majeure partie des films d’horreur sont classés R aux États-Unis, ce qui équivaut à une interdiction aux moins de 17 ans non accompagnés d’un adulte. Le curseur au-dessus est une interdiction NC-17, ce qui signifie que ce n’est pas accessible aux moins de 17 ans, tout court. Une telle sentence peut bien sûr avoir un impact négatif sur le marketing d’un film et le nombre total de spectateurs.
Sébastien Vanicek a donc dû se raviser afin d’obtenir une sortie plus grand public. Chez nous, de la même façon qu’Evil Dead Rise, cela correspondrait à une interdiction aux moins de 16 ans. Il est également bon de notifier que le cinéaste a connu le même problème que Fede Alvarez en 2013. Ce dernier avait alors sorti une director’s cut avec les scènes hardcore non gardées dans le montage cinéma, ce que le cinéaste français, toujours dans la même interview, souhaiterait faire également.
Pour mieux se rendre compte du travail engagé par le cinéaste, rendez-vous en salles dès le 8 juillet 2026.
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