La Bataille de Gaulle vient de s’achever avec la sortie du deuxième opus du diptyque, J’écris ton nom, sorti le vendredi 26 juin 2026. Après des débuts un peu compliqués pour L’Âge de fer, La Bataille de Gaulle se fait un petit sauvetage en règle au box-office, porté par un bouche-à-oreille exceptionnel, la climatisation dans les salles et une apogée de sa carrière en pleine Fête du Cinéma.
L’Âge de fer, le premier opus, était convenable mais clairement pas transcendant pour deux sous. Long, introductif, verbeux, très joli et bien dirigé mais un peu oubliable, c’est typiquement le genre de grosse machinerie aussitôt vue, aussitôt digérée.
On pouvait également reprocher la mise en retrait de certains personnages phares, comme le général Leclerc (Niels Schneider) ou Jean Moulin (Félix Kysyl), qui semblaient être soigneusement conservés pour exploser dans J’écris ton nom.
J’écris ton nom explose enfin le diptyque

Et bien oui, le second opus est bien loin de son prédécesseur : c’est une vraie fresque historique peu avare en déflagrations et en scènes de bravoure. À ce titre, Niels Schneider crève l’écran dans toutes ses scènes et éclabousse tout le long-métrage par son charisme, son sens du rythme, de l’intensité, et ses punchlines vibrantes.
Donnez un César à cet homme, s’il vous plaît.
S’il faut trouver un point négatif à l’ensemble : c’est très politique, ça se resserre autour d’une poignée de protagonistes, Churchill, De Gaulle, Roosevelt, et un petit aperçu chez Leclerc et les résistants. La société civile que l’on voit dans le premier film est aux abonnés absents. Elle se cantonne à jouer les groupies pour De Gaulle en arrière-plan.
De plus, le film fait un focus sur des détails importants de l’histoire, mais sur lesquels on passe beaucoup trop de temps. Cet imbroglio désamorcé en deux minutes entre De Gaulle et Giraud (Thierry Lhermitte) occupe tout un trop long segment du film.
Niels Schneider vole le film

Simon Abkarian est toujours aussi juste en général De Gaulle. Il a capté l’essence du personnage, toutes ses intonations et ses mimiques, mais Niels Schneider casse tout. On ne voit que lui. Il possède les meilleures scènes du film, et notamment cette grosse baston en plein désert qui lui vaut le respect des troupes anglaises.
Il y a un peu un effet Avengers, tant il adopte parfois un comportement à la Steve Rogers, mais faisons un peu les chauvins : que cette scène et ce personnage sont géniaux !
Pour des questions de rythme, La Bataille de Gaulle aurait très largement pu être amputé d’une grosse demi-heure par film, tant le premier patine dans la semoule. Mais en plus de faire une remontada au box-office, J’écris ton nom est cent fois plus haut que son prédécesseur.
Il livre les meilleures scènes du diptyque avec des séquences de haute volée et une meilleure répartition des enjeux. On passe d’un film juste bien à complètement halluciné. La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom est toujours en salles depuis le 26 Juin 2026.
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