Black Ops 1 et Black Ops 2 enfin disponibles sur PS5
Depuis le 9 juillet 2026, les joueurs PlayStation peuvent acheter des versions natives PS4 et PS5 de Call of Duty: Black Ops et Call of Duty: Black Ops 2. Les deux FPS de Treyarch étaient respectivement sortis en 2010 et 2012, à une époque où Nuketown n’était pas encore recyclée tous les trois mois sous toutes les formes et les saisons.
Chaque jeu est proposé à 39,99 euros hors promotion. Les abonnés PlayStation Plus bénéficient actuellement d’une réduction de 50 %, faisant passer le prix unitaire à 19,99 euros jusqu’au 6 août 2026. Les Season Pass restent vendus séparément, autour de 30 euros au tarif normal. Autrement dit, retrouver l’intégralité des deux jeux peut rapidement transformer la nostalgie en ligne comptable.

Sur le PlayStation Store, la réception est pourtant spectaculaire. Black Ops et Black Ops 2 affichent tous les deux une moyenne de 4,76 sur 5. Le premier dépasse les 12 000 évaluations, tandis que le second en cumule déjà plus de 25 000. Plus de 90 % des joueurs leur attribuent cinq étoiles.
Ces notes témoignent surtout de l’affection intacte du public pour les jeux originaux. Elles ne signifient pas nécessairement que le travail de portage mérite, lui aussi, une médaille.
Sur PS5 Pro, la puissance supplémentaire ne sert pratiquement à rien
Le principal reproche adressé aux portages concerne leur pauvreté technique. Les deux jeux fonctionnent en 1080p à 60 images par seconde, aussi bien sur PS5 que sur PS5 Pro. Aucun mode 120 Hz n’est proposé, aucun curseur de champ de vision n’a été ajouté et aucune amélioration graphique majeure ne vient moderniser les textures, les ombres ou les cinématiques.
La PS5 Pro ne bénéficie donc pas d’un traitement particulier. Pas de rendu 4K, pas de fréquence d’images supérieure, pas de mode estampillé « Pro Enhanced ». La console la plus puissante de Sony fait tourner ces jeux de 2010 et 2012 exactement comme une PS5 classique. Une belle démonstration de puissance, à condition d’aimer les menus en 1080p.

L’image reste sensiblement plus propre que sur les versions Xbox 360 utilisées en rétrocompatibilité, limitées à une résolution native proche de 608p. Le passage en 1080p améliore forcément la lisibilité sur les écrans modernes. Mais pour des portages vendus 40 euros pièce, le minimum syndical ressemble ici dangereusement au produit final.
Un portage fidèle, mais peut-être un peu trop
Une partie des joueurs apprécie justement que les sensations et le contenu d’origine aient été globalement préservés. Les campagnes, le mode Zombies, le multijoueur et même l’éditeur d’emblèmes de Black Ops 2 sont toujours présents.
Cette fidélité possède néanmoins quelques limites. Les Wager Matches de Black Ops ont disparu, tout comme certaines fonctions telles que le mode Théâtre. Les portages n’intègrent pas non plus les options devenues habituelles dans les FPS modernes.

Le maintien de l’éditeur d’emblèmes de Black Ops 2 a également produit des résultats aussi prévisibles que désolants. Quelques heures après le lancement, des joueurs avaient déjà créé et partagé des symboles racistes, des références à des attentats et d’autres visuels haineux. Aucun réglage ne permet actuellement de désactiver complètement l’affichage des emblèmes personnalisés. La communauté Call of Duty a donc retrouvé ses outils créatifs. L’humanité, elle, n’a manifestement pas installé la dernière mise à jour.
Des plaintes concernant l’input lag et les déconnexions
Les retours les plus problématiques concernent cependant la jouabilité. Plusieurs joueurs signalent un délai perceptible entre leurs commandes et les actions à l’écran, particulièrement dans le premier Black Ops. Certains estiment que la visée et les tirs paraissent moins réactifs que sur PS3.
Les témoignages restent partagés. D’autres joueurs considèrent que Black Ops possédait déjà une visée plus lourde que celle de sa suite et ne constatent aucun problème majeur. Des différences de téléviseur, de résolution, de traitement d’image ou de configuration VRR pourraient aussi expliquer une partie des sensations rapportées.

Des déconnexions en multijoueur et quelques difficultés de matchmaking ont également été signalées. À ce stade, Activision n’a pas confirmé l’existence d’un correctif dédié. Ces problèmes devront donc être surveillés lors des prochaines mises à jour.
Pour des jeux dont la réputation repose en grande partie sur la précision des affrontements en ligne, la question de l’input lag n’est pas un petit défaut cosmétique. Une texture floue ne fait perdre personne sur Nuketown. Un tir qui part trop tard, nettement plus.
Un succès qui dépasse largement la qualité du travail fourni
Malgré les critiques, les deux portages ont rapidement atteint les premières places des tendances du PlayStation Store. Selon les classements observés après leur sortie, ils ont même dépassé temporairement GTA 6 parmi les jeux les plus populaires de la boutique.
Ce succès montre que la demande pour les anciens Call of Duty reste énorme. Il souligne aussi les limites de la rétrocompatibilité PlayStation : jusqu’à présent, les joueurs PS5 ne disposaient d’aucun moyen simple d’acheter et de télécharger ces épisodes classiques.
La nouvelle infrastructure multijoueur constitue également un argument important. Les versions PlayStation évoluent dans un environnement séparé des anciennes éditions Xbox 360, régulièrement critiquées pour la présence de tricheurs et de comptes piratés. Les premiers retours font état de parties trouvées rapidement et d’une expérience globalement plus propre sur PS5.
Faut-il acheter Black Ops et Black Ops 2 sur PS5 ou PS5 Pro ?
À 19,99 euros avec la promotion PlayStation Plus, l’achat peut se défendre pour retrouver les campagnes, le mode Zombies et des serveurs multijoueurs actifs. Black Ops et Black Ops 2 restent deux excellents épisodes, et leur simple disponibilité sur PS5 représente déjà une bonne nouvelle.
À 39,99 euros par jeu, le constat devient beaucoup moins tendre. L’absence de 4K, de 120 FPS, de réglage du FOV et d’améliorations dédiées à la PS5 Pro rend le tarif difficile à justifier. Le contenu additionnel vendu séparément alourdit encore la facture.
La réception résume finalement tout le paradoxe de cette sortie : les joueurs adorent toujours Black Ops, mais ils ne sont pas dupes sur la qualité du portage. Activision commercialise deux monuments du FPS avec le soin technique d’une archive ZIP. Et puisque les ventes semblent suivre, il serait presque naïf de penser que l’éditeur retiendra la mauvaise leçon.
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