Le Rêve Américain est un long-métrage d’Anthony Marciano (Les Gamins, Play, Forte, Envole-moi), un habitué des comédies françaises populaires. Il revient avec un film feel-good adapté d’une histoire vraie sur Jérémy (Raphaël Quenard) et Bouna (Jean-Pascal Zadi), deux outsiders qui partent de rien et décident de devenir des agents de joueurs NBA. Passionnés par leur sport, ils vont aller chercher leur rêve américain tout en nouant ensemble une relation solide. Contre l’avis de leur entourage, ils vont essayer de tutoyer les plus grands en partant de zéro.
C’est un film fort, porté par une rare singularité. C’est linéaire, simplement beau, simplement efficace. Aucune dramaturgie à outrance, ni écriture faite pour créer une surcharge d’émotions pour désarçonner ou émouvoir. On suit les pérégrinations de ces deux personnages, incarnés avec justesse.
Un duo d'acteurs impressionnant de candeur

Jérémy est en apparence simple d’esprit, mais c'est un mec avec une gouaille et un sens du travail solide. Bouna, lui, est un self-made-man d’un calme et d’un optimisme à toute épreuve. Leur duo est impressionnant de candeur et de maîtrise dans les émotions ; ils sont le contre-balancier l’un de l’autre.
Le plus beau reste quand les personnages traversent des difficultés : on ne va pas rendre les obstacles supra-inatteignables. Ils vivent un redressement judiciaire : ok, on introduit le personnel administratif mais on ne l’extrapole pas, on n’en fait pas des requins. La réalisation est belle, un peu sépia sans être moche, sans subterfuges ni choses superflues.
La réussite d'un cinéma français humble et universel

La longueur du film permet un découpage presque en actes, prenant le temps d’introduire sereinement le cadre des personnages et d'entrer dès le début dans le vif du sujet. Là où le film réussit puissamment, c’est en prenant à contre-pied ce que n’avait pas réussi le film Mercato (2025) de Tristan Séguéla : parler technique de son sport sans perdre en chemin les spectateurs les moins érudits.
Le Rêve Américain s’ouvre à toutes les sensibilités et n’oblige pas à connaître les fondamentaux de la NBA tant il se vit aussi pour son message : réaliser ses rêves et tout donner pour décrocher la lune. C’est avec ce genre de films qu’on veut retourner en salles pour soutenir le cinéma français. Quand c’est beau, simple, humble et rempli de beaux messages. En salles depuis le 18 février 2026.
[media:le-reve-americain:full]
