Tout sauf toi, c’est passé sur TF1 il y a deux jours - Le dimanche 8 Février 2026. Un film complètement passé inaperçu lors de sa sortie au cinéma pour la période de Noël 2023, mais qui avait su surperformer au box-office avec un délire d’un nouveau genre : sortir des comédies romantiques novatrices, loin des standards et des clichés, avec une nouvelle mécanique mêlant cynisme, humour grivois et une pointe de modernité.
Quoi de mieux pour porter ce renouveau que de s’appuyer sur Glen Powell, l’acteur en très grande forme du moment, et Sydney Sweeney ? Deux véritables pontes d’Hollywood en ce début d'année 2026. Le premier, malgré le bide relatif de Running Man aux États-Unis (même si, chez nous, il s'est imposé comme l'un des meilleurs démarrages de la saison), s’impose comme une solution crédible pour les blockbusters. La seconde marche littéralement sur l’eau avec le succès phénoménal de La Femme de ménage (ou The Housemaid), qui cumule déjà plus de 335 millions de dollars de recettes.
Un succès financier insolent pour Sony

Tout sauf toi (Anyone But You), c’est près de 225 millions de dollars de recettes mondiales pour Sony, pour un budget initial dérisoire de 25 millions. L’histoire est d’une simplicité biblique : Glen et Sydney (Ben et Bea à l'écran) couchent ensemble, mais un gros malentendu fait qu’ils ne se quittent pas en bons termes.
Manque de pot, leurs sœurs respectives se marient et tout le petit monde doit se retrouver en Australie pour la cérémonie. Entre les beaux-parents envahissants et les ex qui traînent, la situation dérape en triangles amoureux et quiproquos en série. Ben et Bea décident alors de conclure un pacte : faire mine d’être ensemble pour qu'on leur fiche la paix.
Une réalisation classique, mais une alchimie électrique

On va être honnêtes d’entrée de jeu : même si c’est une façon rafraîchissante de repenser la comédie romantique populaire, ça ne casse pas trois pattes à un canard. C’est plutôt fun — la scène en haut de la falaise où ils tentent d’avoir des gestes tendres est assez efficace en humour — mais c’est filmé de manière très impersonnelle. On ne ressent aucune réelle plus-value de la part de Will Gluck ; en même temps, qu’attendre de spécial de la part du cinéaste de Pierre Lapin ? Les seconds rôles, eux, remplissent tous une strate stéréotypée pour faire avancer l’intrigue.
Reste l’alchimie entre Sydney Sweeney et Glen Powell. On sent les deux comédiens investis, malgré une fâcheuse tendance des studios à exhiber la plastique de ses stars comme principal argument de promotion. Le cynisme et les vacheries fonctionnent bien, peut-être même mieux que ce qu’avait tenté de faire La Guerre des Rose (le remake avec Benedict Cumberbatch et Olivia Colman) sorti l'été dernier. Balancer des piques à longueur de temps ne fait pas forcément une bonne comédie, mais ici, le dosage est suffisamment efficace pour ne pas déborder.
En résumé, on obtient un film simple, pas très transcendant, mais suffisamment vivace pour transformer 1h40 d'ennui en un moment léger. Le long-métrage est disponible sur un bon paquet de plateformes de streaming, notamment à la location sur Prime Video et sur Hulu.
[media:tout-sauf-toi:full]
