GeeksLands soutient Octobre Rose, le mois de sensibilisation au dépistage du cancer du sein. S'informer sur le dépistage
GEEKSLANDS

L'actualité du cinéma, des séries et des jeux vidéo, avec des analyses et des critiques signées.

Média indépendant fondé en mars 2016. 7 587 articles publiés. Rencontrez la rédaction.

10 ans de GeeksLands

Rubriques

  • Cinéma
  • Streaming
  • Jeux
  • Bande Annonce
  • Tech de Geek
  • Top
  • Analyse

Repères

  • Guides des sagas
  • Box-office France
  • Calendrier des sorties
  • Compte à rebours
  • Dossiers
  • Recherche

Le média

  • À propos
  • La rédaction
  • Charte éditoriale
  • Signaler une erreur
  • Nous rejoindre
  • Publicité
  • Community
  • Le Brief, les archives

Nos univers

  • MCU
  • Marvel
  • DC Comics
  • Spider-Man
  • Star Wars
  • PlayStation
  • Game of Thrones
  • X-Men
  • Grand Theft Auto
  • IA
  • Apple TV+
  • James Bond

Le Brief

L’essentiel de la semaine, chaque dimanche.

Ciné, séries et jeux vidéo en 5 minutes. Gratuit.

© 2026 GeeksLands. Tous droits réservés.

  • Mentions légales
  • Cookies
  • Contact
  • Flux RSS

Site conçu et développé par webperrot.com

GEEKSLANDS
GEEKSLANDS
Ajoute-nous
GEEKSLANDS
Guides
Ajoute-nous
The Uprising : La Révolte, l'histoire vraie derrière le film avec Andrew Garfield
  1. Accueil
  2. ›
  3. Analyse
  4. ›
  5. The Uprising : La Révolte, l'histoire vraie derrière le film avec Andrew Garfield
DossierAnalyseCinéma

The Uprising : La Révolte, l'histoire vraie derrière le film avec Andrew Garfield

En 1381, des milliers d'Anglais marchent sur Londres. Le roi leur promet la fin du servage, puis se dédit. Paul Greengrass en a tiré un film avec Andrew Garfield.

JulienFondateur & Rédacteur en chef
Ajoute-nous sur GoogleAjoute-nous
  • 14 octobre 2026
  • 6 min de lecture

Dans The Uprising : La Révolte, Paul Greengrass donne au laboureur joué par Andrew Garfield le nom de son métier en anglais, Ploughman. Le cinéaste a expliqué à TIME l'avoir inventé pour qu'il représente « les dizaines de milliers de gens qui se sont soulevés ». Les autres meneurs, le roi et la plupart des événements sont historiques. Le film raconte la révolte des paysans de 1381, ce soulèvement où des milliers d'Anglais venus de l'Essex et du Kent sont entrés dans Londres en juin. Le roi de quatorze ans leur promet la fin du servage. Le même jour, d'autres insurgés décapitent l'archevêque de Canterbury. Le roi reviendra sur sa promesse.

Le film n'a pas trouvé son public. Sorti en septembre aux États-Unis chez Focus Features, il a démarré à 3,3 millions de dollars dans 2 068 salles et totalise 8,9 millions dans le monde selon Box Office Mojo. La presse américaine est restée tiède (56 sur 100 sur Metacritic).

Une peste, une guerre et trois impôts par tête

Andrew Garfield, bâton à la main, marche en tête d'une foule de rebelles dans une prairie anglaise dans The Uprising de Paul Greengrass

La colère que filme Greengrass remonte à la peste noire. Arrivée en Angleterre à l'été 1348, l'épidémie tue jusqu'à la moitié de la population en deux ans. Trente ans plus tard, le royaume s'enlise dans la guerre de Cent Ans contre la France. Édouard III est mort, laissant le trône à son petit-fils Richard II, qui n'a que dix ans. Pour financer les campagnes militaires, le Parlement invente un impôt par tête, la poll tax, levé une première fois en 1377, une deuxième en 1379, puis une troisième fin 1380, la plus lourde des trois. Elle impose aux contribuables de quinze ans et plus un prélèvement modulé selon leur richesse, d'un shilling en moyenne par personne.

Le Brief, chaque dimanche

L’essentiel ciné, séries et jeux vidéo en 5 minutes.

La fraude est massive. Au début de 1381, le conseil royal envoie des commissaires récupérer l'argent manquant. Le 30 mai, l'un d'eux, Bampton, chargé de l'Essex, est chassé de Brentwood par les habitants de Fobbing, Corringham et Stanford-le-Hope. Le juge en chef Robert Belknap subit le même sort deux jours plus tard. En une semaine, la révolte gagne aussi le Kent.

De Maidstone à Smithfield, huit jours qui ont fait plier Londres

Attention, la suite raconte l'issue réelle de la révolte, que le film reprend dans ses grandes lignes.

Le 7 juin, les rebelles du Kent prennent Wat Tyler pour chef et libèrent de la prison de Maidstone John Ball, un prêtre itinérant que l'archevêque avait fait enfermer pour ses sermons. Ils entrent dans Canterbury, puis campent à Blackheath, aux portes de Londres. Ball y prêche la phrase qui lui survivra : « Quand Adam bêchait et qu'Ève filait, où donc était le gentilhomme ? » Le 13 juin, des Londoniens complices leur ouvrent le pont de Londres. Les insurgés brûlent le palais de Savoie, résidence de Jean de Gand, l'oncle du roi, devenu le symbole honni de la corruption du pouvoir.

Miniature des Chroniques de Froissart (vers 1475-1483) montrant le maire William Walworth frappant Wat Tyler à Smithfield, tandis que le jeune Richard II s'adresse aux rebelles

Le lendemain, Richard II rencontre les rebelles à Mile End. Il leur accorde ce qu'ils réclament, l'abolition du servage et le pardon, par des chartes signées de sa main. Pendant ce temps, d'autres insurgés forcent la Tour de Londres. L'archevêque de Canterbury Simon Sudbury, qui était aussi chancelier, est décapité sur Tower Hill avec le trésorier Robert Hales. La même journée, des insurgés massacrent des marchands flamands dans les rues de la ville. Le London Museum en retient environ 140 sur l'ensemble de ces journées.

Le 15 juin, le roi retrouve Wat Tyler à Smithfield. La discussion dégénère en bagarre, au cours de laquelle le maire de Londres, William Walworth, poignarde le chef rebelle. Tyler est porté à l'hôpital Saint-Barthélemy, d'où on le ramène pour le décapiter. Richard ordonne aux insurgés de rentrer chez eux. Ils obéissent. Vient alors une répression méthodique. Une semaine plus tard, le roi annonce l'annulation des chartes de Mile End, qu'il révoque ensuite formellement à Chelmsford. Selon la chronologie établie par la Historical Association britannique, environ 1 500 rebelles sont exécutés dans les semaines qui suivent. John Ball, capturé à Coventry, est pendu, éviscéré et écartelé à Saint-Albans le 15 juillet, en présence du roi.

Wat Tyler, John Ball et un laboureur inventé

Greengrass a gardé les vrais protagonistes. Cosmo Jarvis joue Wat Tyler, Jamie Bell le prêtre John Ball, Woody Norman le jeune Richard II, Stephen Dillane l'archevêque Sudbury, Tom Hollander le trésorier Hales et Jonny Lee Miller le maire Walworth. Katherine Waterston prête ses traits à Jeanne de Kent, la mère du roi. Ploughman est inventé, comme Alyce, la fidèle de Ball jouée par Thomasin McKenzie. Garfield a imaginé la vie de famille de Ploughman avant la mort de sa femme et de ses enfants, victimes de la peste.

Woody Norman en Richard II, couronné et en armure dorée, à cheval devant une église dans The Uprising

L'historien Dan Jones, auteur de Summer of Blood, rappelle à TIME que l'étiquette de « révolte des paysans » vient des historiens. Elle cache la diversité des insurgés, parmi lesquels on trouve des artisans, des bourgeois des villes et même quelques gentilshommes. Selon lui, Tyler apporte au soulèvement son organisation militaire, Ball sa justification morale. Comme les chroniques de 1381 ont été écrites par des clercs hostiles aux rebelles, Jones invite à les lire à rebours.

Robin des Bois était dans le projet dès le départ. Greengrass a raconté à Den of Geek avoir intitulé son premier scénario The Hood, son héros devant passer de simple fermier à hors-la-loi. Le nom de Ploughman renvoie quant à lui à Pierre le Laboureur de William Langland, poème contemporain de la révolte qui contient la plus ancienne mention écrite connue de Robin des Bois. Trois semaines avant la sortie américaine, Focus a poussé ce lien jusqu'à l'affiche, avec une bande-annonce et un poster frappés de l'accroche « Witness the Rise of Robin Hood ». Le distributeur britannique, Entertainment Film Distributors, a aussitôt démenti auprès de Metro en parlant d'« une fresque historique sur la révolte des paysans de 1381, pas Robin des Bois ». L'épilogue inventé qui rattache le laboureur à la légende a été éreinté par une partie de la critique américaine. Le précédent Robin des Bois de Hugh Jackman, sorti en juin, n'avait rapporté que 5,4 millions de dollars aux États-Unis.

Où voir The Uprising : La Révolte en France

Aucune sortie en salles n'est annoncée chez nous. La fiche AlloCiné, sous le titre The Uprising : La Révolte, annonce une sortie directe en vidéo à la demande le 11 février 2027, qu'aucun communiqué n'a encore confirmée. Aux États-Unis, le film est en vente et en location numérique depuis le 29 septembre. Au Royaume-Uni et en Irlande, il est arrivé en salles le 9 octobre. Vol 93 et Capitaine Phillips, de Paul Greengrass, étaient sortis en salles en France. On retrouvera Andrew Garfield en Sam Altman dans Artificial de Luca Guadagnino, accueilli avec enthousiasme au festival de New York.

Le Brief · newsletter gratuite

Ne rate plus rien. Un mail, chaque dimanche.

Les actus ciné, séries et jeux vidéo de la semaine, triées par la rédaction. Cinq minutes de lecture, désinscription en un clic.

Gratuit, 5 min de lectureLire les anciens numéros
Tu nous lis depuis Google ?Ajoute GeeksLands à tes sources préférées
📁Fin du Dossier📁
Partager cet article
XFacebookLinkedInWhatsAppTelegram

Tags associés

Andrew GarfieldPaul GreengrassBlumhouse ProductionsRobin Hood

🔥 À lire aussi

The Death of Robin Hood : Hugh Jackman brise 35 ans de malédiction, mais divise

28 juin 2026

Robin Hood de Ridley Scott cartonne en streaming 16 ans après sa sortie

19 févr. 2026

Robin des Bois devient violent : Hugh Jackman choque dans la bande-annonce

6 janv. 2026

Artificial : Andrew Garfield en Sam Altman éclipse déjà la suite de The Social Network

6 oct. 2026

Avengers Doomsday : Andrew Garfield dément encore son retour en Spider-Man

3 sept. 2026

📁 Dossiers & Articles

Dossier
Analyse

Tom Cruise, Johnny Depp, Brad Pitt : le pire flop de chaque grande star d'Hollywood

Guide
Jeux

Modern Warfare 4 : heure de sortie, accès anticipé à la campagne et à DMZ, prix et Game Pass

Dossier
Analyse

Cinéma français : les films sont-ils vraiment rentables ? Notre enquête

Dossier
Cinéma

The Social Reckoning : C'est quoi, l'affaire des Facebook Files ?