Un Robin des Bois crépusculaire, loin du héros romantique
Avec The Death of Robin Hood, Hugh Jackman s’attaque à l’un des mythes les plus populaires du cinéma occidental. Mais ici, pas question d’un justicier pur volant aux riches pour donner aux pauvres. Le film présente un Robin des Bois âgé, hanté par ses crimes, marqué par la violence. La bande-annonce, âpre et mélancolique, installe immédiatement une atmosphère de fin de règne, presque funéraire.

Ce parti pris radical s’inscrit parfaitement dans l’ADN de A24, qui continue de détourner les figures populaires pour en révéler les zones d’ombre. Robin n’est plus une légende mais un homme confronté aux atrocités commises.
Hugh Jackman, casse les codes
Ce rôle marque un tournant dans la carrière de Hugh Jackman. L’acteur abandonne toute posture héroïque pour incarner un hors-la-loi usé, rongé par ses choix et par le poids de sa propre mythologie. Une réplique du trailer résume à elle seule l’approche du film : Robin avoue avoir tué tant d’hommes qu’il en a perdu le compte.

À ses côtés, Jodie Comer incarne une femme énigmatique, moteur d’une possible rédemption, tandis que Bill Skarsgård complète un casting déjà bien dense. L’ensemble renforce l’idée d’un récit plus psychologique que spectaculaire, où chaque personnage semble porter ses propres cicatrices.
Une vision d’auteur portée par Michael Sarnoski
Derrière la caméra, Michael Sarnoski poursuit son exploration de figures brisées, déjà au cœur de Pig ou A Quiet Place: Day One. Le cinéaste revendique une approche introspective : son Robin des Bois a vécu assez longtemps pour voir naître la légende autour de son nom, tout en sachant qu’elle repose sur une vérité édulcorée.
Prévu pour une sortie en salles courant 2026, The Death of Robin Hood s’annonce comme l’une des relectures les plus audacieuses du mythe.
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