Seize ans. C'est le temps qu'il aura fallu au Robin Hood de Ridley Scott pour trouver son public, ou du moins, pour le retrouver. Le film avec Russell Crowe et Cate Blanchett vient de se hisser à la 7e place du top 10 de Max (ex-HBO Max) aux États-Unis, devançant au passage MacGruber et The Notebook.
Un film mal-aimé qui prend sa revanche
À sa sortie en mai 2010, Robin Hood n'avait convaincu personne ou presque. 43% sur Rotten Tomatoes, un budget pharaonique estimé entre 155 et 237 millions de dollars, et 321 millions au box-office mondial, à peine de quoi rentrer dans ses frais. La critique reprochait au film d'être une origin story trop sérieuse, trop sombre, qui oubliait le côté aventurier et fun du personnage. Bref, du Ridley Scott pur jus, ambitieux, soigné visuellement, mais pas forcément ce qu'on attendait.

Le même Ridley Scott qui, des années plus tard, n'a toujours pas levé le pied et envisage même un Gladiator 3. Son Gladiator II a d'ailleurs cartonné en streaming sur Paramount+ dès sa mise en ligne. Visiblement, les plateformes adorent le cinéaste britannique.
Robin des Bois revient à la mode
Ce regain d'intérêt n'est pas un hasard. Le personnage de Robin des Bois connaît un vrai retour en grâce. MGM+ prépare une nouvelle série avec Sean Bean, et surtout, A24 a frappé fort avec The Death of Robin Hood, un film choc porté par Hugh Jackman dont la bande-annonce a secoué le web. De quoi donner envie aux curieux de (re)découvrir les versions précédentes.

Le film de Scott reste d'ailleurs une curiosité intéressante. Loin du Robin joyeux d'Errol Flynn ou de Kevin Costner, il proposait une relecture quasi-historique de la légende, ancrée dans l'Angleterre médiévale du XIIIe siècle. Pas le Robin Hood le plus fun, mais probablement le plus réaliste.





