The Beekeeper, sobrement intitulé « Le Gardien » au Québec, est un énième nanar de David Ayer avec Jason Statham en tête d’affiche. Toujours peu enclin à digérer son éviction de chez DC Comics depuis la belle déroute artistique de son Suicide Squad, le réalisateur se cache depuis dans des partenariats ciné douteux avec Amazon pour produire de la masse en termes de contenu d’action.
Parce que The Beekeeper n’a que quelques mois de différence avec A Working Man, autre production Ayer-Statham, avec quasiment le même enjeu et la même histoire. Jason s’essaie à tous les métiers (apiculteur, dans le BTP) comme dans la série littéraire Martine. Il a un passif d’ex-marine, guerrier et agent des forces spéciales occultes costaud qui lui permet d’accepter une mission pour rendre service à l’humanité et sauver la veuve et l’orphelin.
Un scénario "gloubi-boulga" entre miel et mandales

En l'occurrence ici, The Beekeeper est un sacré gloubli-boulga indigeste de gangs, de cartels et de méchants très méchants, alors que l’histoire part juste d’une pauvre dame qui se fait arnaquer par une société de hameçonnage. Finalement, cette société tentaculaire est liée à des criminels véreux, et Statham veut aller "Stathamer" la tête de tout le monde pour la venger et pour que plus personne ne se fasse arnaquer.
C’est efficace, parce qu’on signe pour voir Jason enchaîner les mandales et les exécutions aussi créatives que morbides. C’est tout ce que l’on demande dans ce genre de productions.
Une exécution technique et artistique à la traîne

Mais cela doit être un minimum bien fait et respecter le strict minimum en matière d’effets spéciaux. Et ça, Amazon a du mal. Les incrustations des explosions sont d’une laideur absolue (mention spéciale à la première explosion du bâtiment), tout comme des effets de style pourtant basiques qui pourraient figurer dans un tutoriel pour les cinéastes d’action.
Sinon, cela suit un cahier des charges plus que basique : aller de sbires en boss de milieu de tableau avant de finir chez les grands chefs. C’est très classique, trop vu, voire un peu nul. Et le tout est saupoudré d’un casting XXL : Jason Statham, Josh Hutcherson et même Jeremy Irons, qui s’est perdu dans les couloirs d’Hollywood et qui a toqué à la porte, visiblement égaré, de Jeff Bezos.
Un succès financier qui appelle une suite

Ce capharnaüm pas très finaud aura cependant réussi son coup puisque, même s’il est arrivé en VOD en France, il a suffisamment bien fonctionné pour lancer un deuxième opus. Ce dernier, qui ne sera pas réalisé par David Ayer mais par Timo Tjahjanto, vient d'ailleurs de fixer sa date de sortie au 15 janvier 2027. En attendant, The Beekeeper est retrouvable sur à peu près toutes les plateformes de streaming si vous voulez vous y essayer.
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