La nouvelle bande-annonce de Spider-Man: Brand New Day a braqué tous les projecteurs sur Frank Castle et Hulk, c'est précisément là qu'on a raté l'essentiel. Le véritable coup du film de Destin Daniel Cretton, ce n'est ni le Punisher ni Bruce Banner, mais le bureaucrate qui recrute Peter Parker : William « Bill » Metzger, nouveau directeur du Department of Damage Control, incarné par Tramell Tillman, le Milchick de Severance.
Sauf que dans les comics, Metzger n'a rien d'un fonctionnaire tranquille. C'est un chef de milice anti-mutants, un agitateur qui attise la haine avant de finir tué par Magneto. Le placer à la tête de l'agence gouvernementale qui surveille les super-héros, à quelques mois de l'arrivée officielle des X-Men annonce déjà la suite.
Marvel plante les graines de la peur anti-mutants

Tout le monde se demande comment les mutants débarqueront sur la Terre-616 après Secret Wars. En installant un personnage viscéralement anti-mutants à un poste institutionnel, le MCU peut bâtir en arrière-plan le climat de défiance qui rend les X-Men crédibles, celui d'une société qui craint déjà les surhumains avant même de les connaître. Les comics ont toujours nourri Xavier et sa bande de ce terreau précis. Cette logique prolonge d'ailleurs les visuels qui actent la guerre Avengers, 4 Fantastiques et X-Men.
Dans le film, Metzger recrute Spidey pour traquer un dangereux manipulateur mental que le Damage Control ne peut « ni voir ni contrôler », Peter étant le seul immunisé grâce à son spider-sense. L'intrigue principale tourne autour de ce contrôleur d'esprit, mais c'est le recruteur qui m'intéresse. Un homme qui dirige une agence de surveillance et déteste les mutants, dans un univers qui s'apprête à en accueillir des dizaines.
Une brique de plus vers la saga mutante

Spider-Man: Brand New Day sort le 31 juillet 2026, avec Tom Holland, Zendaya et Jacob Batalon, il pourrait devenir la première pierre narrative de l'intégration mutante. Marvel cherche depuis un moment à réparer ses ratés passés sur les X-Men, et le faire en douce via un film Spider-Man me paraît plus fin que d'envoyer Wolverine débarquer en fanfare.
Reste à voir l'intégration de l'antagoniste... un méchant de comics bien choisi ne vaut rien si le montage l'enterre sous les caméos.





