Star Wars: Galactic Racer est sorti mardi 6 octobre à 11 h, heure de Paris, sur PS5, Xbox Series X|S et PC (Steam et Epic Games Store), éditions Deluxe et collector comprises. Au lendemain du lancement, il occupe la troisième place des meilleures ventes de Steam en France, cinq rangs devant Gears of War: E-Day, sorti le même jour. Les tests publiés avant la sortie lui valent sur PS5 une moyenne Metacritic de 88, qu'aucun jeu Star Wars n'avait dépassée depuis Knights of the Old Republic, en 2003. Seules des tables de flipper Star Wars l'égalent. Sur Steam, 78 % des avis de ses acheteurs sont favorables. Édité par Secret Mode avec Lucasfilm Games, le jeu relance les courses de modules vingt-quatre ans après Star Wars Racer Revenge. Son développeur, Fuse Games, est un studio de Guildford fondé par des anciens de Criterion (Burnout, Need for Speed).
Troisième des ventes Steam en France, des joueurs moins conquis que la presse

Le classement des meilleures ventes de Steam, établi sur les recettes, plaçait Galactic Racer troisième en France le 7 octobre à 14 h 20. Gears of War: E-Day n'y figurait qu'au huitième rang, mais le jeu de Microsoft est aussi inclus dans le Game Pass sur PC, si bien que Steam ne voit qu'une partie de ses joueurs. Sur la boutique américaine, les deux jeux se suivent, Gears deuxième et Galactic Racer troisième.
Au même moment, 5 882 joueurs étaient connectés au jeu sur Steam, contre 9 400 pour Gears of War: E-Day. Moins de cinq heures après le déblocage, SteamDB relevait déjà un pic de 8 367 joueurs simultanés, d'après PC Games Hardware. Ni Secret Mode ni Fuse Games n'ont communiqué de chiffre de ventes. Sur PS5 et Xbox, aucun classement vérifiable n'a encore été publié.
Sur la fiche Steam, les évaluations des acheteurs sont « Plutôt positives », avec 78 % d'avis favorables sur 1 144. En comptant les joueurs qui ont acheté leur clé ailleurs, le taux monte à 81 % sur 1 647 avis (86 % chez les 122 qui ont écrit en français). Dix-huit points séparent les acheteurs Steam de la presse, puisque 96 % des critiques recensées par OpenCritic recommandent le jeu. Les avis positifs saluent la sensation de vitesse, une version PC bien optimisée et la filiation avec Star Wars Episode I: Racer, auquel beaucoup ont joué sur Nintendo 64.
Les reproches visent d'abord la version PC. L'avis négatif le plus approuvé, comme bien d'autres, dénonce l'impossibilité de réassigner les touches du clavier dans un jeu vendu 59,99 €. Son auteur, dont les mains supportent mal la manette et certaines combinaisons de touches, s'est fait rembourser. Beaucoup regrettent aussi l'absence de course libre, où l'on choisirait son circuit, son véhicule et le nombre de tours. D'autres trouvent les podracers relégués au second plan, puisqu'ils ne courent qu'entre eux dans des épreuves à part. Le jeu ne reconnaît ni volant ni HOTAS, relève PC Games Hardware. Une poignée d'avis signale enfin des plantages dès les premières minutes.
Pas encore de patch, un Steam Deck à la peine

Le 7 octobre en début d'après-midi, la page des notes de patch du site officiel indiquait qu'aucun correctif n'était encore sorti. Le support du jeu tient en revanche à jour la liste des codes d'erreur du multijoueur, retouchée mardi soir. Sur PS5, le fichier pèse 36 Go d'après le compte PlayStation Game Size. Sur PC, la version Steam est protégée par Denuvo Anti-Tamper, avec une limite d'activation sur cinq machines d'après sa fiche. Steam réclame 50 Go sur SSD, avec au minimum un Core i5-8400 ou un Ryzen 5 2600, 12 Go de mémoire vive et une RTX 2060, une Arc A580 ou une Radeon RX 5600 XT.
Valve a classé le jeu « Vérifié » sur Steam Deck. GamingOnLinux, qui l'a acheté pour le tester, le trouve très bon sur un PC de bureau et seulement jouable sur Steam Deck. Sur un Steam Deck OLED, il faut tout régler au minimum, avec le FSR en mode Équilibré, pour tenir 30 images par seconde, au prix d'un rendu flou que le site compare à un jeu PS1. La batterie tient deux à trois heures. Sur un PC de bureau sous Linux (Fedora, avec Proton) équipé d'un Ryzen 7 5800X et d'une Radeon RX 6800 XT, le site obtient presque 60 images par seconde en 1440p, en qualité élevée, avec des gels d'une ou deux secondes le temps que le jeu compile ses shaders. Sur la Steam Machine, certaines courses sont tombées sous les dix images par seconde jusqu'à obliger à relancer le jeu. Le testeur a ensuite joué une heure avec le moniteur de performances désactivé, sans ouvrir l'interface Steam en jeu ni prendre de capture d'écran. Le problème n'est pas réapparu.
Trois éditions, de 59,99 à 159,99 €
L'édition standard coûte 59,99 € sur le PlayStation Store, sur Steam et en boîte. Avant la sortie, le Microsoft Store la vendait plus cher, à 63,49 € (82,49 € pour la Deluxe). Sur PS5, le passage de la version standard à la Deluxe coûte 19,99 €. Les précommandes donnaient droit à une livrée exclusive pour un véhicule à répulseurs et à une bannière de joueur pour le multijoueur.
| Édition | Prix | Contenu |
|---|---|---|
| Standard | 59,99 € (63,49 € sur le Microsoft Store avant la sortie) | Le jeu |
| Deluxe (numérique, ou boîte avec steelbook) | 79,99 € (82,49 € sur le Microsoft Store avant la sortie) | Trois véhicules Kor Sarun (motojet Ciza T, landspeeder Darc X, speeder skim Rak S), une livrée inspirée du chasseur N-1 de Naboo, trois épreuves arcade, une bannière Deluxe, un artbook numérique |
| Collector (boîte, exclusivité Micromania en France) | 159,99 € | Le contenu Deluxe, une maquette du landspeeder Darc X, un artbook papier, des écussons de pilote, la bannière de Kestar, un coffret |
À 59,99 €, le jeu de Fuse Games coûte 10 € de moins que Gears of War: E-Day. Aucun season pass n'est prévu : Matt Webster, le fondateur du studio, a répondu à IGN qu'il s'agit d'« une sortie premium ». Les fiches PlayStation et Xbox signalent pourtant des achats en jeu facultatifs.
Ni Game Pass ni catalogue PS Plus, pas de Switch 2

Galactic Racer ne figure pas parmi les jeux PS Plus d'octobre ; Microsoft ne l'a pas non plus ajouté au Game Pass. Aucune version Switch 2 n'est annoncée. Geekay, un distributeur du Moyen-Orient, avait bien listé une édition Switch 2 pour le 6 octobre, mais ni Secret Mode ni Nintendo ne l'ont confirmée.
Le jeu en ligne exige le PS Plus sur PS5 et un abonnement Game Pass Essential, Premium ou Ultimate sur Xbox, d'après les fiches des deux boutiques. Sur PC, aucun abonnement n'est demandé. Les courses en ligne réunissent jusqu'à 12 joueurs (huit pour les podracers), avec crossplay entre PS5, Xbox et PC. Il n'y a pas d'écran partagé. IGN et Push Square le regrettent dans leurs tests, comme GamingOnLinux et une partie des joueurs sur Steam.
Une campagne roguelite chez les hors-la-loi de la Bordure Extérieure

L'histoire se déroule après la chute de l'Empire, dans la Galactic League, un circuit clandestin de la Bordure Extérieure où des syndicats sponsorisent les pilotes. Le joueur incarne Shade, un pilote qui veut prendre sa revanche sur son rival Kestar Bool. Sebulba et Ben Quadinaros, deux concurrents de la course de Boonta dans La Menace fantôme, font leur retour ; d'après Gamekult, Sebulba y tient le rôle d'une légende retraitée qui raconte ses victoires passées.
Quatre classes se partagent la piste : les landspeeders, les motojets, les speeders skim, inédits dans la saga, puis les podracers, qui se débloquent en cours de partie d'après DLGaming. Gamekult compte sept planètes. Les circuits traversent Tatooine, Jakku, Crait (la planète de sel des Derniers Jedi, où les speeders soulèvent une poussière rouge), Lantaana, Sentinel I, Derven Acos et Ando Prime, une planète glacée qui accueillait déjà des courses de modules dans Star Wars Episode I: Racer en 1999.
La campagne se joue en « runs » répartis sur trois actes, avec des embranchements et des aléas qui changent d'une tentative à l'autre. S'y ajoutent un mode Arcade, des Scénarios (contre-la-montre, épreuves à objectifs) et le multijoueur en ligne. Les takedowns, qui consistent à envoyer un adversaire dans le décor, reprennent ceux de Burnout.
88 sur PS5, 86 sur Xbox et 84 sur PC chez Metacritic

Le 7 octobre à 14 h 20, Metacritic affichait une moyenne de 88 sur PS5 (65 tests, dont 63 positifs), 86 sur Xbox Series X (12 tests) et 84 sur PC (19 tests), un point de moins que la veille au matin pour cette dernière version. OpenCritic recense 78 tests, dont 96 % recommandent le jeu ; la moyenne de ses critiques de référence reste à 87. Le 2 octobre, GamesRadar le classait cinquième de toute l'histoire de la licence, à égalité avec des tables de flipper Star Wars, derrière Knights of the Old Republic, Jedi Knight: Dark Forces II, Rogue Squadron II et Jedi Outcast. Il devance les deux Jedi de Respawn et tous les Battlefront.
Jeuxvideo.com lui donne 18/20 et titre son test « 24 ans qu'on attendait un jeu de course Star Wars à la hauteur… Celui-ci est phénoménal ! » Gamekult (9/10, sur PC et Xbox) y voit « un grand jeu Star Wars et un grand jeu de course tout court », même si la campagne « s'installe dans une certaine routine après le deuxième acte ». ActuGaming se montre plus réservé (7,5/10) : la conduite l'a conquis, la campagne solo a fini par le lasser faute de circuits assez variés.
VGC donne la note maximale en saluant le retour de Burnout « dans un classique moderne de la course ». Eurogamer aussi, pour qui le jeu est un régal pour les fans de Criterion doublé d'une campagne roguelite étonnamment amusante. Push Square (9/10) le place « dans une ligue galactique à part », quelque part entre MotorStorm: Pacific Rift, WipEout HD et Burnout 3. GameSpot (9/10) y voit son jeu de course préféré depuis des années, alors qu'IGN s'arrête à 8/10, faute de planètes assez nombreuses pour une campagne qui oblige à les refaire en boucle.
DLGaming, qui a testé le jeu sur PS5, lui donne 9/10 pour sa conduite « extrêmement nerveuse et spectaculaire ». Hardcore Gamer (4/5 sur PS5 Pro) loue des courses rapides mais précises. Le site américain reproche en revanche à la campagne en runs de vite tourner en rond, avec deux ou trois circuits seulement par planète et une progression faite d'améliorations de statistiques plutôt que de nouveaux véhicules. PC Gamer se montre plus froid encore, avec 76/100.
Sept planètes, c'est peu pour une campagne qui se rejoue run après run. Gamekult ouvre son test sur la belle année des fans de la saga, qui ont déjà eu droit à « un très bon XCOM-like » avec Star Wars Zero Company. Sorti six semaines plus tôt, le tactical-RPG de Bit Reactor aurait dépassé le million d'exemplaires vendus, d'après les estimations d'Alinea Analytics.





