Allez, offrons-nous une énième partie de plaisir en revenant, façon tour d'horizon, sur les très vilains films du Sony Universe des personnages de Spider-Man. Ce barnum détestable a eu le mérite de durer six longues années avec trois films Venom, tous plus pourris les uns que les autres, un film Morbius, un film Madame Web et un dernier long-métrage sur Kraven.
La trilogie Venom est une honte absolue. Initialement pensé pour venir chercher une classification R-Rated, Sony aura édulcoré son vilain Symbiote pour en faire un mangeur de méchants un peu gentil. Mais comme ça a bien marché avec 856 millions de dollars de recettes, autant en faire un deuxième, puis un troisième. Alors faisons-le : détruisons le personnage de Carnage dans le deuxième opus, en le réduisant à un caustique échange de dix secondes avec Eddie Brock pour l’introduire. Édulcorons le Symbiote censé être encore plus fou en envoyant simplement une tentacule dans la bouche d’un gardien de prison et humilions-le dans un final qui arrive quarante minutes après son introduction.
Si vous en voulez encore, il y a des chevaux symbiotes dans Venom 3. Rassasié ? Non, vous n’avez donc pas vu Morbius et son infâme introduction, Madame Web et ses Spider-Women sans Spider-Women et Kraven avec ses scènes très drôles. Tout respire le « vomito » intempestif, sachant que Morbius, Kraven et Madame Web ne seront pas rentrés dans leurs frais. Et oui, ça commençait à faire beaucoup.
La fin d'un calvaire... et une résurrection inattendue

Mais comme Sony veut tout saccager, ils n’ont pas pris la peine de comprendre que personne ne voulait voir leurs bouses. À tel point qu’ils ont presque failli nous balancer en pleine face un film sur le vilain « El Muerto », un catcheur mexicain qui aurait été joué par Bad Bunny. Fort heureusement, on a réussi à éviter ça. Le studio a donc choisi de clôturer cet univers des enfers, et c’est une décision qu’on ne peut que saluer.
Sauf que… il y aura un film d’animation sur Venom et l’univers va ressusciter. On osait espérer une bonne blague, mais rien de tout ça n'est une lubie. Conscient d’avoir une poule aux œufs d’or dans les mains si c’est bien traité et utilisé, Sony veut refaire des films sur des vilains de l’univers Spider-Man. Pourquoi pas, dirons-nous, mais il faut prendre en compte certains paramètres qui semblent assez évidents.
Les pistes pour relever la barre

Déjà, arrêtons une fois pour toutes avec les origin stories. Sony n’a jamais su trouver la bonne recette. On l’a eue pour tous les films de la saga sauf pour les films de Venom. À chaque fois, ça nous mange 30 minutes de film et on en a ras le bol. Prenez exemple sur les 4 Fantastiques version Matt Shakman : 5 minutes d’intro rythmée avec une belle bande-son et le tour est joué.
Ensuite, il faut le retour d’empreintes d’auteurs et d’un R-Rated cohérent. Mine de rien, Morbius et Kraven ont été réalisés respectivement par Daniel Espinosa et J.C. Chandor. Deux cinéastes avec une empreinte indéniable, croqués par le rouleau compresseur Sony. On veut voir des personnages d’une violence inouïe, explorer une noirceur singulière qui se détache du côté family-friendly du MCU. Sony peut explorer la violence d’un Mysterio comic-accurate, par exemple. Quentin Beck est initialement un jeune complexé par sa laideur qui utilise les effets spéciaux pour terroriser son monde et piéger Spider-Man. Tissez une histoire autour de ça. Faites un vrai film de body horror sur le Rhino, sur le Caméléon, sur le Scorpion… Redonnez les clés à J.C. Chandor pour un film brutal et sauvage sur Kraven, réhabilitez ce pauvre Carnage et donnez-lui l’adaptation live-action qu’il mérite.
Les ouvertures créatives sont énormes, il faut maintenant tenter de faire ça avec malice. Nous ne manquerons pas de traiter ces futurs films lorsqu’ils sortiront, pour voir si la barre a été relevée. En attendant, le prochain film Spider-Man à arriver est Brand New Day, prévu pour le 29 juillet 2026.
[media:spider-man-brand-new-day:full]




