Le Projet Dernière Chance sortira le 18 mars 2026 dans nos salles de cinéma. Cette épopée spatiale avec Ryan Gosling, nous avons eu l’occasion de la voir en avant-première avec une petite semaine d’avance. Il en résulte un film profondément unique, sincère, touchant et feel-good, dans la droite lignée du Seul sur Mars de Ridley Scott, la précédente adaptation d’une œuvre d’Andy Weir.
Le film brille surtout par la relation entre son astronaute solitaire incarné par Ryan Gosling et ce caillou alien mignon nommé Rocky. Au cours du long-métrage, on croise pas mal de références, qu’elles soient basées sur l’intention créative des cinéastes, une ressemblance marquée avec une œuvre ou une allusion directe. Plusieurs films sources semblent bel et bien avoir marqué l’adaptation, tant dans l’écrit de l’auteur que dans la retransmission visuelle de Phil Lord et Chris Miller.
Entre le silence d'Ad Astra et l'humour de Seul sur Mars

Premièrement, la scène la plus marquante du film — où Ryland et Rocky collectent les astrophages sur la planète épargnée — puise une totale symbolique dans le film Ad Astra de James Gray (2019). On y vit une immersion silencieuse dans l’espace, seulement dynamisée par la musique lyrique de Daniel Pemberton. Aucun dialogue, aucun échange entre les deux personnages : on sent croître la tension et la dangerosité du moment. Comme chez James Gray, les silences disent tout et retranscrivent parfaitement le vide spatial, Lord & Miller en profitant également pour jouer avec les couleurs.
On retrouve ensuite Seul sur Mars, assurément. Même thème de la solitude, mêmes personnages un peu foutraques : Mark Watney et Ryland Grace sont presque des jumeaux de cinéma. Ce sont des scientifiques ultra-talentueux (biologistes), un brin pince-sans-rire, mais surtout des êtres profondément solitaires. Un canevas narratif régulier chez Andy Weir : à aucun moment on ne fait allusion aux vies privées de ces personnages qui semblent sans famille pour se soucier d'eux. Mieux encore, si Watney enseigne en fin de film, Ryland Grace travaille avec des enfants dès l'ouverture (avec un petit clin d'œil en conclusion). On sent l’inspiration du second pour l'œuvre de Ridley Scott, jusque dans cet humour désabusé et efficace.
De Spielberg à Villeneuve : l'art de la rencontre

Bien évidemment, le E.T. de Steven Spielberg est aussi un puits d’inspiration pour le binôme de cinéastes et Andy Weir. Rocky tente une approche douce avec Ryland Grace qui rappelle largement les plans iconiques du film de 1982. De toute façon, ce Projet Dernière Chance, avant d’être un film sur l’espace, est avant tout un feel-good movie sur l'amitié d’un genre nouveau.
Enfin, ici et là, on devine encore d'autres hommages : Interstellar (pour le monde sur le déclin) ou encore Premier Contact. Le film partage avec l'œuvre de Denis Villeneuve une thématique majeure : la communication avec l'inconnu. Le récit explore la difficulté de déchiffrer un langage non humain, Ryland Grace parvenant à créer toute une linguistique avec Rocky. On a aussi un peu de Gravity dans le traitement de la solitude, même si le personnage de Ryan Gosling semble mieux la vivre.
Pour découvrir tout ce mélange d'influences, rendez-vous en salles dès mercredi prochain !







