Cet été, coincé entre L’Odyssée et Spider-Man : Brand New Day, on aurait presque oublié que J.J. Abrams et David Robert Mitchell ont essayé de nous fournir un blockbuster hybride d’environ 85 millions de dollars, j’ai nommé La Fin d’Oak Street.
Certains ont souligné l’audace de proposer plusieurs styles de films en un seul : film nostalgique de dinosaures façon Stranger Things, production singeant celles du studio Amblin cher à Steven Spielberg, vrai film d’horreur jouant avec les limites de la classification PG-13 et grande aventure de SF. Résultat, avec des trous de ver, du voyage dans le temps, des dinosaures, des créatures préhistoriques et une belle dose d’humour débile, le film, selon moi, ne va nulle part.
Pour le plaisir, petit extrait de ma critique de ce que j’ai gentiment appelé le kamoulox horrifique de David Robert Mitchell :
« Mais à force de balbutier plusieurs genres, de donner du grain à moudre à tous les publics, tu en viens à proposer un truc difforme, mal écrit, qui se résout avec une bêtise ahurissante sans donner d’explications viables. »
Autrement dit, et pour rester poli, Oak Street carbure au « tais-toi, c’est magique » et veut beaucoup trop en faire alors que c’est bourré de problèmes. Vous allez grincer des dents en me lisant si jamais vous avez aimé, donc l’enjeu de cet article sera de checker, près d’un mois et demi après sa sortie, quelle trace a laissé ce film au box-office mondial et du côté de la critique.
121 millions de dollars pour un budget d’environ 85 millions

Au box-office, ça a été un four difficile pour Warner Bros. Environ 85 millions de dollars de budget sans compter l’aspect marketing, pour seulement 121,1 millions de dollars de recettes mondiales. Il est donc fort probable que le film soit déficitaire.
De toute façon, il n’est pas réellement prévu pour déboucher sur une suite, mais on peut imaginer que la firme regardera de près les résultats de futurs projets originaux de cet acabit, alors que l’acquisition de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance est sur le point de se finaliser. En France, c’est 688 172 entrées. Résultat anecdotique, comme le film — mais vous le retrouverez probablement dans mon flop de fin d’année.
Les critiques américaines beaucoup plus généreuses que les françaises

Par contre, c’est marrant de voir à quel point les Américains et la France ne sont pas d’accord sur la qualité du film. Aux États-Unis, Rotten Tomatoes attribue 86 % de bons avis au film côté presse et 76 % du côté des spectateurs. IMDb lui donne la note convenable de 6,5/10.
En revanche, SensCritique torpille le tout avec une moyenne de 5,9/10 — c’est généralement la note tendance pour les blockbusters qui déçoivent.
Son exploitation française est désormais terminée avec six semaines comptabilisées et le film n’aura donc pas laissé une dynamique sensationnelle cet été dans les cinémas. Quel en est votre avis ?





