Les Enfants vont bien, avec Camille Cottin et Juliette Armanet dans les rôles principaux, raconte l’histoire d’une mère célibataire et de ses deux enfants. Incarnée par Juliette Armanet, cette mère confie ses enfants à leur tante, interprétée par Camille Cottin. Du jour au lendemain, la mère disparaît sans laisser de trace, laissant les deux enfants à la charge de leur tante, confrontée à une situation aussi soudaine que déstabilisante.
Le film adopte une approche volontairement austère et fidèle à la réalité, en retranscrivant les émotions des enfants de manière presque clinique. Il refuse tout artifice, toute dramaturgie excessive, tout surdosage émotionnel ou recours aux clichés. La mise en scène privilégie des plans fixes, souvent en champ-contrechamp, d’une grande sobriété, presque brute.
Les réactions des enfants peuvent parfois sembler déroutantes, presque aléatoires. Pourtant, cette apparente imprévisibilité correspond à une réalité émotionnelle profondément juste. Le film ne cherche jamais à en faire trop, ni à romancer les événements. Ambrosini parvient à retranscrire ces émotions avec une retenue exemplaire, dans leur forme la plus simple et la plus authentique.

La réalisation se distingue également par une utilisation subtile des couleurs et de la lumière, qui viennent ponctuellement accentuer certains moments plus dramatiques ou plus intimistes, sans jamais rompre avec la sobriété générale du film.
La fin du film ne propose pas de véritable résolution narrative. Elle s’impose de manière abrupte, à l’image de ce que vivent les personnages. Cette absence de conclusion classique renforce l’impact émotionnel du récit, en traduisant la brutalité et l’inachevé propres à ce type de situation. Les personnages sont portés par des interprétations remarquables. Camille Cottin s’impose une nouvelle fois comme une figure incontournable du cinéma français, capable de transmettre des émotions complexes avec une grande justesse. Les jeunes acteurs livrent également des performances très convaincantes. La richesse des thématiques abordées invite à un second visionnage afin d’en saisir toutes les subtilités. Par sa sobriété, sa précision émotionnelle et son refus du pathos, Les Enfants vont bien s’impose comme l’un des films français les plus marquants de l’année.
