Pour son troisième long-métrage, le réalisateur belge Michaël R. Roskam retrouve son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts (De rouille et d’os, Blood Ties, The Danish Girl) qui était la tête d’affiche de Bullhead et l’antagoniste de Quand vient la nuit. À cette occasion, le réalisateur a fait appel à Adèle Exarchopoulos (La vie d’Adèle, Éperdument) afin de former avec Schoenaerts le couple du film. Notre verdict.
Le Fidèle s’ouvre sur un flashback brut et efficace, nous rappelant l’excellent . Dès cette ouverture, nous ne pouvons qu’apprécier la réalisation toujours plus authentique de Roskam. Dans la seconde scène, retour au présent, où l’on assiste à la rencontre de Gino (Schoenaerts), travaillant soi-disant dans l’import-export automobile, et Bénédicte (Exarchopoulos), pilote de course. Saluons d’emblée l’idée ingénieuse d’avoir créé un personnage féminin pratiquant ce genre de sport, cela change des rôles généralement proposés aux comédiennes. Comme le montre la bande-annonce, on s’attend à passer 2 heures plutôt agréables devant ce film qui se présente comme une petite tranche de vie sur fond de et de romance. Erreur, et grosse surprise. Le film est bien plus profond et ambitieux que cela. Il est en réalité une fresque en trois chapitres, mêlant habilement polar, mélodrame, film noir et tragédie, menée avec talent par ce couple incandescent.






