Il y a moins de six ans, les salles de cinéma pleuraient la désertion des blockbusters capables de rameuter le public, en pleine pandémie de coronavirus. Dans ce contexte morose, seuls Greenland : Le Dernier Refuge et Tenet avaient osé tenter une sortie cinéma. Des paris courageux, mais loin d’être pleinement récompensés.
Greenland Migration : un retour très mitigé

Greenland : Migration est arrivé dans nos salles le 14 janvier 2026.
Suite directe du film hybride entre drame familial et film catastrophe de 2020, le blockbuster de Ric Roman Waugh affiche un budget de 90 millions de dollars, mais n’a pas suscité un enthousiasme débordant.
Beaucoup lui reprochent un scénario digne d’une série Z et des retournements de situation flirtant avec le nanar.
Ne surnagent finalement qu'un Gerard Butler en père courage, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’on lui donne (c’est-à-dire pas grand-chose) et quelques scènes de tension grandiloquentes, dont une séquence marquante sur une plage.
Le verdict est sans appel : Migration est trop mitigé, comme en témoigne son score Metacritic de 49/100.
Notre avis en résumé

De notre côté, le constat est clair :
Greenland Migration arrive six ans après le premier film. Résultat plus spectaculaire, certes, mais plombé par des clichés et une écriture paresseuse. En résumé, un film catastrophe correct mais pas marquant.
Si vous voulez néanmoins notre critique complète, rendez-vous ici !
Attention spoilers : une fin radicale et définitive

Greenland s’inscrivait dès le départ comme un diptyque, et au vu de la conclusion du second opus, il n’y en aura clairement pas d’autre.
Même Morena Baccarin, qui incarne Allison Garrity, a été choquée par un choix scénaristique majeur.
En fin de film, John Garrity — papa poule incarné par Gerard Butler — passe l’arme à gauche après avoir été touché par une balle, juste avant d’atteindre la Terre promise située dans le Puy de Sancy, au niveau du cratère de la comète Clarke, où une nouvelle civilisation a émergé. Il a pas de pot Gérard quand même.
Un choix radical, d’autant plus marquant que l’acteur portait quasiment tout le film sur ses épaules avec Morena Baccarin.
Morena Baccarin réagit à la mort de John Garrity

Dans une interview accordée à CinemaBlend, l’actrice est revenue sur cette décision scénaristique :
Je savais avant même de voir le film que c’était ce qu’ils avaient prévu de faire. Et j’étais vraiment choquée, mais je pense que c’est tout à fait logique, étant donné ce qu’on a traversé. Je pense que ça a consolidé son rôle de héros ultime, celui qui s’est sacrifié pour sa famille. Il a juré de nous mettre en sécurité et de nous offrir une nouvelle vie.
Elle évoque également l’avenir d’Allison et de son fils, dans un épilogue aux airs de renaissance :
J’aimerais croire que la vie renaît différemment sur Terre. Elle est différente, mais aussi semblable à ce qu’elle était. Et puis, même après une annihilation aussi massive, on est là. Il y a un signe, un espoir pour la vie. On peut voir des arbres, de l’herbe, des oiseaux, et les entendre chanter. Je pense que tout ça indique que c’était un cycle, et qu’on est à la phase de renaissance.
Pas de Greenland 3

Pour résumer : il n’y aura pas de Greenland 3.
Si vous souhaitez voir la conclusion de la saga, Greenland : Migration est toujours en salles, depuis moins d’une semaine.
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