Un retour sur grand écran par la petite porte de Disney+

Sept ans après son piteux Star Wars : L’Ascension de Skywalker et son légendaire “Somehow Palpatine Return”, le monde cher à George Lucas est enfin de retour avec une extension pas si indispensable de la série The Mandalorian. Le chasseur de primes Din Djarin et sa mascotte Grogu travaillent avec la Nouvelle République dans le but de traquer et livrer aux autorités les derniers seigneurs de guerre de l’Empire. Ils se trouvent forcés de collaborer avec les Hutt où Djarin va devoir retrouver le fils de la dynastie Hutt, emprisonné quelque part dans la galaxie. On va être honnêtes d’entrée de jeu : je ne connais pas The Mandalorian - je n’ai pas regardé la série source car les extensions Disney+ ne m’intéressent pas. S’agissant de Star Wars, je n’ai pas trouvé totalement capital d’avoir à rattraper ces différentes itérations de l’aventure de Din Djarin et son petit Yoda sur la plateforme, et pouvoir me contenter uniquement de ce que j’allais voir à l’écran.
Il faut savoir que The Mandalorian & Grogu ne part pas avec les meilleurs chaussons du monde pour espérer accrocher le succès. Fort d’environ 103 millions de dollars de recettes en 4 jours (Memorial Day oblige) sur le territoire Américain, le film n’est ni un échec, ni un succès mais plutôt une mini-déception tant les précédents scores des films Star Wars furent pharaoniques. Il paraît donc quasi évident de ne pas voir ce film de Jon Favreau faire péter le milliard, mais plutôt un gentillet demi, ce qui serait déjà beau.
Entre grand spectacle et cahier des charges télévisuel

Parce que le film est gentil. C’est beau, c’est propre, c’est assez bien exécuté dans ses scènes de poursuites, ses scènes d’actions. C’est lisible, même fun à certains moments tant ça va jouer avec les éléments, les décors, les créatures… Jon Favreau se permet même (mais attention c’est minime), des choix artistiques intéressants (plans à la première personne, caméra embarquée dans les machines…) renforçant le côté grand spectacle du schmilblick. Malgré tout, il aurait pu s’entourer d’un directeur de la photographie plus pertinent tant le tout est assez fadasse et offre une dissonance malheureuse entre grand spectacle et pastiche télévisuelle. Mais je suis un peu excessif : c’est un divertissement de bonne facture.
Néanmoins, aucune saillie narrative est à mettre au crédit de ce machin. Trois actes, chacun diligentés par une méthode simple : Exposition, problème, péripéties, résolution. On suit un cahier des charges trop brut de pomme et pas assez intéressant. Mis à part un petit moment suspendu impliquant Grogu - servant surtout à nous renforcer la mignonnerie du personnage (et probablement à vendre des peluches). Parce que ça c’est The Mandalorian & Grogu : un retour en douceur, pas hyper subtil - mais juste histoire d’être là pour réactiver de vieilles tendances, de vieux cadres, de vieux artifices de réalisation (ces fameux fondus à la movie maker) avant Starfighter avec Ryan Gosling qui a l’air de vouloir pousser le curseur un peu plus loin. En salles depuis le 20 Mai 2026.
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