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Critique du Vertige : Quentin Dupieux nous pranke avec un film qui ne raconte rien
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CritiqueCinéma2.5/10

Critique du Vertige : Quentin Dupieux nous pranke avec un film qui ne raconte rien

Le Vertige de Quentin Dupieux divise avec son idée de simulation, son esthétique passée de date et un scénario qui tourne trop vite à vide. A fuir.

MathieuRédacteur cinéma
  • 21 juin 2026
  • 3 min de lecture

Avec Quentin Dupieux, il faut toujours s’attendre à du cinéma avec une certaine singularité. Toujours dans le surréalisme, avec un scénario souvent méta, diabolique et extradiégétique, c’est quelqu’un qui adore faire tournoyer ses personnages dans un huis clos, un décor presque unique, pour lâcher de longues litanies sur la société.

Cette phrase vous a donné mal à la tête ? C’est normal, c’est le même style de douleur que vous inflige Le Vertige. Pourtant, je suis un fervent admirateur du cinéma de Dupieux. Au point que je voulais me boucher les oreilles et le nez face aux critiques virulentes que le cinéaste a prises dans la figure lors de la Quinzaine des cinéastes à Cannes, lorsque le projet a été présenté. Rien que Yannick et le Deuxième Acte sont des exemples mêmes de films métas, maîtrisés, avec une vraie empreinte surréaliste.

D’une durée de 67 minutes, ressenti 267 minutes, Le Vertige raconte, dans une esthétique très passée de date, l’histoire de Jacques (Alain Chabat) qui vient voir son ami Bruno (Jonathan Cohen) pour le persuader qu’ils vivent tous dans une simulation.

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Un serpent qui se mord la queue

Image - Critique Vertige Quentin Dupieux vous

Passé l’intrigant début et la scène d’ouverture, Le Vertige est un serpent qui se mord la queue. On comprend de facto que l’intérêt réside dans son parti pris visuel radical, mais le scénario ne suit pas.

On a même du mal à comprendre le message distillé, qui ne paie pas de mine, voire n’apporte absolument aucune plus-value. Pire encore, les scènes de fin sonnent comme une autocongratulation de Quentin Dupieux, persuadé de sa bonne idée.

Il est triste de voir à quel point un film qui n’a rien à dire fait que nous n’ayons nous-mêmes rien à dire. C’est un film volontairement pas beau, mais qui ne raconte rien. L’exemple le plus symptomatique reste cette longue diatribe entre Alain Chabat et JoCo autour d’un pigeon buggé.

Un message trop bateau pour vraiment marquer

Image - Vertige quentin dupieux devoile premier

Pour autant, Dupieux sort la sulfateuse et allume tout ce qui bouge. Beaucoup en prennent pour leur grade : des scientifiques travaillant sur des phénomènes vaseux qui les dépassent, les deux copains beaufs qui essaient à leur manière de refaire le monde, la nouvelle génération matrixée par les réseaux et qui parle comme des andouilles, jusqu’aux gourous de la tech. Tout le monde prend.

Mais le message est tellement bateau et fainéant que l’impact en est réduit à néant. Une idée audacieuse sur le papier, mais une façon de dérouler tellement abracadabrantesque que c’est long, douloureux, ça ne raconte rien et, pire encore, ça accouche d’une souris.

Un prank d’une heure de Quentin Dupieux qui vous fait les poches. 10 euros la place pour une heure de vide, c’est ça, le vrai Vertige.

Film

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Notre verdict

L'avis de la rédaction GeeksLands

2.5
sur 10

+Points forts

  • ✓Les 5 premières minutes rigolotes
  • ✓L'accouchement

−Points faibles

  • ✗On bavarde beaucoup trop pour ne rien dire
  • ✗La fin archi-nulle
  • ✗Aucun twist surréaliste propre au cinéma de Dupieux.
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