Pour apprécier The Furious, film d’action hongkongais de Kenji Tanigaki avec Joe Taslim (Mortal Kombat) parmi les plus connus des rôles principaux, il faut faire comme moi : y aller à l’aveuglette et ne rien connaître à son sujet.
Parce que c’est un uppercut en pleine poire. C’est The Raid en version modernisée, avec quelques imperfections, mais c’est enfoui sous un déluge d’arts martiaux, de brutalité et de duels intenses qui ne vous laissent absolument pas respirer.
Rappel de l’histoire : dans une ville d’Asie du Sud-Est dont le nom n’est pas donné, Navin recherche sa femme, disparue après avoir enquêté sur un réseau de trafic d’enfants. Par ailleurs, un homme à tout faire muet, qui élève sa fille avec l’aide de la grand-mère de celle-ci, s’engage dans une course-poursuite pour la sauver de kidnappeurs. C’est un peu cliché, voire même totalement exagéré, mais il faut y aller sans se mouiller la nuque.
Un Mortal Kombat XXL en décor urbain

The Furious piétine la suspension d’incrédulité. Le héros se relève après s’être fait percuter par une voiture lancée à un minimum de 100 km/h, les personnages prennent des mandales de l’espace, des coups de marteau géant dans le thorax, mais se relèvent instantanément guéris.
C’est un Mortal Kombat XXL en plein décor urbain, avec de l’hémoglobine à flots, de la cruauté en veux-tu en voilà. On ne touche pas aux enfants, mais le film s’en fout.
Les personnages sont archétypaux, mais c’est pardonnable, car on sait que c’est voulu, que c’est fait exprès. Dans un esprit volontairement cartoon, The Furious est une bombe qui explose à la face de son spectateur, un Fury Road d’arts martiaux rempli de chorégraphies de combats survoltées.
Une sincérité qui emporte tout

Forcément, dans toute cette litanie orgasmique de violence, il faut des faiblesses. Le visuel est parfois saccadé, les effets spéciaux très moches, les personnages sont forcés d’être amis au bout de trois minutes après avoir simplement échangé quelques moments de baston, et la fin n’est pas toujours bien montée pour nous permettre de comprendre la conclusion.
Mais dans toutes ses imperfections, The Furious est tellement sincère avec son public qu’au moment où arrive le générique de fin, on en redemande.
Une réussite totale.
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