Pearl Abyss marche sur un fil sémantique très fin avec Crimson Desert. Le studio coréen, pourtant père de Black Desert Online, un MMO dont le nom même contient le mot "RPG" en filigrane, refuse catégoriquement d'apposer l'étiquette sur son prochain jeu solo.
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Will Powers, directeur marketing du studio, l'a redit clairement lors d'une interview : les développeurs ne veulent pas que vous pensiez à Crimson Desert comme à un RPG, même si le jeu en regorge d'éléments.
Pas de barres d'XP, pas de niveaux, pas de créateur de personnage

La liste de ce que Crimson Desert n'a pas pourrait presque passer pour une provocation tant elle coche les cases du cahier des charges RPG classique. Pas de points d'expérience, pas de système de niveaux, pas de créateur de personnage. Vous incarnez Kliff, un mercenaire dans le monde de Pywel, et sa progression ne se mesure pas en niveaux à level up.
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Avec le terme RPG viennent beaucoup de connotations autour d'un créateur de personnage, de points d'expérience et de systèmes de niveaux. Ces éléments, tels que les joueurs les attendent, sont absents de ce jeu.
Pour Pearl Abyss, Crimson Desert est un "action-adventure en monde ouvert avec un sandbox de combat incroyablement fun".
Les Abyss Artifacts : progresser en explorant, pas en grindant
Concrètement, la montée en puissance de Kliff repose sur les Abyss Artifacts, des objets disséminés dans le monde ouvert qui fonctionnent comme des points de compétence à investir dans un arbre de talents. On les récupère en battant des boss costauds, en s'aventurant hors des sentiers battus, ou simplement en fouillant les recoins de Pywel en libre exploration. Certaines capacités s'apprennent aussi auprès de PNJ "tuteurs" ou en accomplissant des quêtes spécifiques.

Le système rappelle davantage la philosophie d'un monde ouvert pensé pour l'exploration que celle d'un RPG traditionnel où tuer 200 loups finit par payer. Pearl Abyss veut que chaque nouvelle compétence soit une découverte, pas une récompense mécanique.
Un combat qui mise sur la fluidité et non les stats
Côté combat, le BlackSpace Engine, moteur propriétaire du studio, permet d'enchaîner frappes à l'arme, corps-à-corps, coups de pied et prises dans des combos personnalisables. L'équipement se renforce avec des matériaux récoltés via le minage, les boss ou les quêtes, et peut recevoir des attributs bonus et des effets spéciaux. Pearl Abyss a d'ailleurs confirmé que la difficulté ne serait pas réglable, le studio assumant pleinement un challenge exigeant et propose des moyens d'avancer dans le jeu en contournant les coins difficiles.

Le tout sans microtransactions ni boutique cosmétique. Un engagement qui, s'il est tenu, placerait Crimson Desert à contre-courant de l'industrie actuelle.
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Un pari risqué, cohérent et nécessaire
Refuser l'étiquette RPG alors qu'on propose un arbre de compétences, du loot et de la progression, ça peut ressembler à de la coquetterie marketing. Mais Pearl Abyss semble vouloir se démarquer d'un genre dont les conventions sont, disons-le, devenues des automatismes paresseux dans beaucoup de productions récentes. Après avoir impressionné au CES 2026, le jeu devra prouver que cette philosophie fonctionne sur la durée quand il sortira le 19 mars 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC.





