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A Knight of the Seven Kingdoms Ep.2 : HBO tient son nouveau bijou
Critique
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A Knight of the Seven Kingdoms Ep.2 : HBO tient son nouveau bijou

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Julien
•29 janvier 2026•Mis à jour le 29 janvier 2026•4 min de lecture

Fondateur de GeeksLands, développeur et rédacteur passionné de streaming, jeux vidéo et nouvelles technologies.

L'épisode 2 confirme tout le bien qu'on pensait de la série. Peter Claffey et Dexter Sol Ansell forment un duo en or, et Westeros n'a jamais été aussi beau dans la boue.

On va pas y aller par quatre chemins : l'épisode 2 de A Knight of the Seven Kingdoms défonce. Là où le premier posait les bases avec une certaine retenue, celui-ci accélère, creuse, et confirme que HBO tient probablement le meilleur spin-off de l'univers Game of Thrones.

Enfin Westeros au ras du sol

Ce qui frappe d'entrée, c'est la direction artistique. On a l'habitude des châteaux, des salles du trône, des intrigues de couloir. Ici, on est dans la boue, sur les routes, dans les auberges miteuses. Et c'est magnifique, on respire la bonne odeur crasseuse du petit peuple méprisable et indispensable, du pur GoT.

A knight of the Seven Kingdom

Les décors de Cendregué transpirent l'authenticité. On sent la poussière, la sueur des chevaliers, l'odeur des chevaux. HBO a compris un truc : Westeros, c'est pas que les puissants. C'est aussi les types qui dorment à la belle étoile et vendent leur canasson pour s'offrir une armure potable, pas jolie, mais utile si tu te prend une lance dans le visage, tout ce qu'il faut pour un duel des sept ou un tournois de seigneurs boosté au pay-to-win.

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Dunk qui se sépare de son cheval, pour avoir de quoi combattre ? C'est con, mais ça m'a plus touché que la moitié des morts de House of the Dragon.

Dunk et l'Œuf : l'alchimie qu'on attendait

Peter Claffey en Dunk, c'est du solide. Le mec dégage cette bonhomie maladroite parfaite pour le personnage. Un chevalier qui doute, qui galère à prouver qu'il en est un, qui veut juste faire le bien dans un monde qui s'en fout. On est peut-être sur un ton décalé du personnage par rapport au matériau source, c'est vrai. Mais, sur l'écran, c'est clairement ce qu'il fallait pour rendre le personnage plus naturel et le voir évoluer. On est pas encore sur un Grand Chevalier, pour l'heure il est... grand.

Image - Knight the Seven Kingdoms Ep.2

Mais la révélation, c'est Dexter Sol Ansell en l'Œuf. Ce gamin crève l'écran. Vif, insolent, touchant. Il joue un prince qui se fait passer pour un écuyer, et il fait passer toute la complexité du truc sans en faire des caisses. Y'a une scène où il regarde Dunk galérer avec ses choix, et son visage exprime tout. C'est du grand jeu d'acteur. Dexter Sol Ansell est pétri de talent.

Leur dynamique rappelle ce qu'on aimait dans les meilleures séquences de Game of Thrones : deux personnages que tout oppose, liés par quelque chose de plus fort que la logique. Arya et le Limier. Tyrion et Bronn. Dunk et l'Œuf s'inscrit dans cette lignée.

Les Targaryen version originale

Image - Knight the Seven Kingdoms Ep.2

L'épisode introduit plus de membres de la famille royale, et ça fait du bien de voir des Targaryen avant qu'ils pètent tous un câble (ou après... House of the Targaryen). Le Prince Baelor, notamment, apporte une noblesse tranquille qui tranche avec les psychopathes qu'on a l'habitude de voir.

Et puis y'a le Prince Aerion. Lui, c'est le Joffrey de la série. On le déteste déjà. Ça va être bien.

Image - Knight the Seven Kingdoms Ep.2

La scène où Baelor teste Dunk sur ses connaissances de Ser Arlan, "le Lion Gris", Damon Lannister, est brillante. En trois répliques, on comprend que Dunk est accepté. Pas par son nom ou son lignage. Mais bien par son parcours qui semble trouvé de l'écho chez Baelor.

Pour ceux qui ont lu Le Chevalier Errant

Un mot pour les lecteurs des nouvelles de George R.R. Martin. L'adaptation est fidèle, mais pas servile. Le premier récit, sorti en 1998, avait ce ton particulier plus intimiste, plus lent que le Trône de Fer. La série capture ça.

Image - Knight the Seven Kingdoms Ep.2

Le choix de Dunk de créer son propre blason, l'orme et l'étoile filante, symbolise exactement ce que l'auteur voulait raconter : on n'hérite pas de son honneur, on le construit. Dans un univers où le nom fait tout, Dunk décide que le sien ne vaudra que ce qu'il en fera.

Verdict de ce début de saison (court mais bon)

A Knight of the Seven Kingdoms monte en puissance. L'épisode 2 pose les enjeux du tournoi, approfondit la relation centrale, et prouve que HBO peut raconter Westeros sans dragons ni massacres de masse.

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