Ce soir, il y a Wonder Woman 1984, et c’est un chef-d’œuvre incompris. Ce n’est pas bien de vous moquer. Parce que c’est génial. Vous pourrez découvrir la merveille dès ce soir sur TMC, surtout pour voir avec attention la — moins — pire performance d’actrice de Gal Gadot.
On ne va pas vous faire une rétrospective de pourquoi le film est nul (et oui surprise, c’était du bon gros sarcasme dans les premières lignes) car on en a déjà parlé si ça vous intéresse, mais l’heure est d’ouvrir la boîte de Pandore sur un très gros problème : Gal Gadot. Et pourquoi c’est une des comédiennes les plus à côté de ses pompes de l’Hollywood actuel.
Allez si, pour le plaisir, un petit extrait de notre chronique sur ce bourbier ambulant, même pas sorti au cinéma en France mais arrivé directement en VOD en plein Covid :
Wonder Woman 1984 capitalise la majeure partie de ses défauts sur un personnage : Cheetah (Kristen Wiig). DC Films tente d’opposer de façon maladroite deux personnages qu’il enferme sans faire exprès dans de gros clichés ambulants. Diana est la femme sublime, moderne, avec du répondant, forte et courageuse, tandis que Cheetah est la femme invisible par excellence, timide, humiliée et « moche ». Alors qu’elle fait le vœu de se sentir comme Diana, voilà que Cheetah a pour seul changement de physique celui… de ne plus avoir de lunettes.
La seule scène qui nous montre d’ailleurs que Cheetah ne se laisse plus marcher sur les pieds, c’est lorsqu’on la voit violenter deux hommes qui lui parlent mal (Misandrie, on n’est pas si loin de toi). Alors qu’il y avait trente façons de rendre son film puissant et féministe, Patty Jenkins saute à pieds joints dans un bol de soupe.
Vous vous en doutiez ? On vous épargne le visionnage. WW1984 est un faux film féministe assez médiocre, moche, mou, avec des messages nauséabonds. Et une actrice centrale qui joue très mal.
De Wonder Woman à Blanche-Neige

L’actrice israélienne de 41 ans a commencé très tôt dans le mannequinat avant de vouloir se rediriger vers l’acting. Elle a notamment postulé pour être la James Bond girl du pire film de la franchise — Quantum of Solace — avant d’être recalée au profit d’Olga Kurylenko.
C’est ensuite son second rôle dans la saga Fast and Furious 4, 5, 6 qui lui permet de taper dans l’œil des hauts décisionnaires à Hollywood qui lui offrent le rôle de Wonder Woman qu’elle va traîner avec elle de Batman v Superman (2016) à The Flash (2023), tout en s’octroyant quelques parenthèses hors DC avant des films à gros budget comme Mort sur le Nil (2022), Red Notice (2021) et surtout le massacre Blanche-Neige (2025).
Donc forcément, comme tous les projets qui sont sur ses épaules se cassent la figure d’un point de vue critique, ça pose question.
Gal Gadot est aujourd’hui source de création de mèmes sur internet et en particulier sur TikTok, qui reprennent avec cœur les pires segments de son acting. Du « Are You ? » dans Blanche-Neige où beaucoup soulignent qu’elle a la voix de Scooby-Doo, et ses tons monolithiques dans plusieurs œuvres, dont le fabuleux « Kal-El, No ! » pour Justice League — beaucoup semblent trouver consensus sur le fait qu’elle est rarement réputée pour être juste dans son jeu.
The Runner, nouveau terrain de jeu pour Gal Gadot

Amazon MGM a donc trouvé la fausse bonne idée de lui confier le rôle principal de The Runner — un thriller où elle joue une avocate qui voit son fiston se faire kidnapper pendant son jogging.
Donc Gal Gadot finit par courir pendant 1 h 25 de film, toujours avec un jeu assez ciselé digne des plus grandes comédiennes.
Le film est déjà un succès sur Prime Video, mais pas du tout avec la bonne étiquette puisque beaucoup se gaussent face à ce qu’Amazon fait de mieux en termes de nanars, si bien qu’on parle déjà de sa future nomination aux Razzie Awards 2027. Une carrière qui sent un peu le sapin pour Gal Gadot, qui ne doit sa planche de salut qu’à la volonté de Vin Diesel de faire revenir « la famille » pour le grand fourre-tout épileptique que sera Fast Forever.
D’ici là, la comédienne montre qu’il sera extrêmement difficile de convaincre des producteurs par son seul nom, tant il génère du débat, des rires et peu de sollicitude. En attendant, The Runner est toujours sur Prime Video. On ne l’a pas testé, mais on n’a pas envie parce qu’il nous reste un peu d’amour-propre. Mais si toi tu as tenté l'expérience, n'hésite pas à nous dire ce que tu en penses dans les commentaires.







