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TORTUES NINJA - COWABUNGA DOSSIER

Comics sombres et violents, séries animées, merchandising et longs-métrages, notre ULTIME dossier sur les Tortues Ninja.

J
Rédigé par
Jay
Publié le
27 décembre 2017
Mis à jour le
11 juin 2023
Vous rêviez d’un bon dossier bien fat pour occuper vos vacances de fin d’année ? Le voici. Du comics d’origine sombre et violent, en passant par les séries animées, le merchandising et les longs-métrages, on fait le point complet sur les TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES. Commandez une pizza ou deux, car la lecture va être longue et savoureuse, truffée d’anecdotes enrichissantes afin de devenir incollable sur le sujet. COWABUNGA !!! Tout commence en 1982 lorsque , 28 ans, auteur et dessinateur pour un petit magazine de comics local nommé , et , jeune artiste passionné de 20 ans, se rencontrent grâce au magazine. En effet, dans l’espoir de vivre de sa passion, crée un portfolio de ses créations et se rend dans les locaux de . Malheureusement, les éditeurs lui informent l’arrêt prochain de leur magazine, mais jettent tout de même un coup d’œil à son portfolio, y trouvant des similarités entre son art et celui de leur artiste phare, . Forts sympathiques, les éditeurs lui communiquent l’adresse de . ne perd pas de temps pour lui envoyer un courrier. racontera plus tard : « Un des types de lui donna mon adresse et il m’écrivit une lettre bien sympathique. Je lui répondis « Oui, bien sûr, viens, on parlera et on se montrera nos œuvres ! ». C’est donc après des échanges par courrier et par téléphone qu’ rend visite à dans son studio. Partageant la même vision et le même culte au King des comics (cocréateur de , des , , , , et créateur de et du ), les deux artistes deviennent amis. Un an plus tard, Peter et sa compagne proposent à Kevin de louer une de leurs chambres afin de collaborer ensemble. C’est dans une pizzeria à Wells qu’ils cherchent un nom à leur future entreprise. Après plusieurs suggestions, le nom de est retenu, symbolisant leur situation puisque leur espace de travail ne ressemble en rien à un studio, mais à un mirage, la maison de étant leur véritable lieu de création. Après quelques semaines, le duo crée le , un scientifique du nom de dont l’esprit se retrouve dans l’une de ses créations robotiques. Souhaitant un format inédit pour le premier numéro, sous forme de comics qui se déplie après lecture afin de révéler une ultime case géante de la taille d’un poster, le duo essuie les refus des éditeurs, jugeant le concept irréalisable. Ils décident alors de publier leur propre revue de comics, «  », en noir et blanc, comprenant des chapitres du et d’autres récits, tirés à 150 exemplaires pour chacun des deux premiers numéros. En novembre 1983, lors d’une nuit de travail intensif sur un chapitre du pour le troisième numéro de «  », le duo ressent le besoin de marquer une pause. , au lieu de poser son crayon, saisit une feuille. Animé par une subite inspiration, il se met à dessiner une tortue trapue et masquée se tenant sur ses deux pattes arrière, armée de nunchakus (à gauche sur l’illustration ci-dessous). Il montre le dessin farfelu de cette « tortue ninja » à , ce qui leur procure un éclat de rire. En effet, le croquis a un symbole très contradictoire : un reptile est réputé pour sa lenteur et sa lourde carapace, tandis qu’un ninja est rapide et discret. « Peter a alors dessiné une tortue à son tour, bien plus cool » (à droite sur l’illustration ci-dessous) se souvient . « J’ai dû faire encore mieux. J’en ai donc dessiné quatre avec des poses dramatiques. C’était un crayonné, mais Peter l’a encré, en rajoutant les adjectifs “mutantes et adolescentes” à “”. Nous étions morts de rire cette nuit-là, c’était vraiment l’idée la plus débile du monde ». Les jours passent et le duo ne peut pourtant s’empêcher de penser à ce concept décalé. Le leur procurant une perte d’inspiration, ils décident alors de faire de leur troisième comics un récit entièrement consacré à ces , uniquement dans le but de se faire plaisir. Ils en font une parodie des épisodes de (la période), tout en puisant dans l’univers de leur idole, , ce qui n’empêche pas le récit d’être particulièrement sombre et violent. Une tortue est d’ailleurs illustrée en deuxième de couverture, tenant une pancarte avec l’inscription « This book is dedicated to and  ». Puisque le mentor de s’appelle (bâton), celui des est nommé (écharde). Les ninjas de étant entre autres les ennemis de , ceux des Tortues sont les ninjas du (pied), clan dirigé par , alias . Le récit fait en plus de cela un véritable clin d’œil à , puisqu’un jeune homme sauve un vieil aveugle qui est à deux doigts de se faire écraser par un camion contenant des substances radioactives. Le freinage du camion laisse échapper le fameux flacon de substance qui provoque la mutation des tortues. Les artistes décident de les nommer selon les prénoms de leurs artistes favoris de la Renaissance : ( dit en français), (, dit ), <ou selon les versions> ( dit en français), et ( dit ). Les tortues ayant le même aspect, d’autant plus avec l’impression toujours prévue en noir et blanc, ils décident des les différencier en leur attribuant des armes respectives : Des katanas pour , un bô (bâton en bois ou en bambou) pour , les fameux nunchakus pour , et des saïs pour . s’occupe du scénario et de la mise en page, tandis que affine le scénario et les dialogues. Ensuite, ils travaillent à deux sur les dessins selon leur propre méthode. Sur ce comics de quarante pages, chacun contribue aussi bien à l’encrage qu’au crayonné, améliorant le travail de l’autre. Le processus de création intense se termine après deux mois et demi. Ne souhaitant pas effectuer de démarche auprès des éditeurs, ils comptent à nouveau l’imprimer eux-mêmes, cette fois non pas à 150 exemplaires comme ils l’avaient fait pour , mais à 3000. Le devis de l’imprimeur étant établi à 2050 dollars, le duo se rend compte de l’impossibilité à payer cette somme, leur manquant 1300 dollars. Un oncle d’ se propose alors de leur prêter la somme manquante, permettant à leur premier comics officiel de voir le jour. Grâce au prêt, le duo insère des publicités du comics dans le , la première revue de presse comics. En plus de cela, les artistes envoient une lettre accompagnée d’un extrait de deux pages de leur comics à plus de 200 organes de communication. Suite à cela, le duo est contacté par un rédacteur d’ pour une interview dans leur « studio ». La première apparition officielle du comics, vendu à 1,50 dollar, se fait le 5 mai 1984 au de Portsmouth. Au fil des semaines, une popularité étonnante se crée pour , à tel point que les 3000 exemplaires s’écoulent, certains acheteurs revendant même leur exemplaire bien plus cher, élevant ce premier comics au stade d’objet collector. Les artistes se voient donc dans l’heureuse obligation de lancer un autre tirage, cette fois au nombre de 6000 exemplaires. Les bénéfices permettent de rembourser le prêt de l’oncle d’. Les nouveaux fans réclament alors un numéro deux, au grand étonnement du duo qui pensait publier un one-shot qui ne trouverait pas son succès. Les créateurs travaillent alors sur les prochains numéros. À peine le second sortit en octobre 1984, faisant apparaître les personnages d’et de son supérieur, le scientifique , ils reçoivent 15 000 précommandes pour le numéro 3. Sorti en mars 1985, il sera tiré à plus de 50 000 exemplaires, faisant d’ et de véritables artistes professionnels. En avril, le duo lance le premier numéro d’une minisérie en quatre tomes, racontant une histoire différente pour chaque tortue. Ce premier tome, basé sur , la « tête brûlée » de la fratrie, relate sa rencontre avec le fameux justicier au masque de hockey, , qui deviendra rapidement son ami, mais aussi un personnage récurrent. Le quatrième numéro de la série régulière présente le fameux institut , créateur de la substance radioactive à l’origine de la mutation de et des , tout en intégrant le personnage du . Suite à cela, et regroupent leurs récits du des deux premiers numéros de dans un hors-série, ce qui leur permet de souffler un peu, n’ayant plus une minute à eux depuis la parution du premier numéro de . Cependant, la pause est de courte durée et les deux artistes se retrouvent submergés par les retards de parution suite à la demande toujours plus croissante des lecteurs. Le « mirage » est terminé pour le duo qui est forcé de se rendre à l’évidence pour la suite : ouvrir un véritable studio d’artistes est une nécessité pour répondre à la demande du lectorat. Au fil des mois, et n’ont d’autres choix que de quitter les crayons, afin de gérer les promotions, interviews, conventions et licences. À la fin de l’année 1986,, l’agent de , signe un contrat avec la société pour une gamme de jouets . Cependant, cherche un moyen de convaincre les boutiques de jouets d’acheter cette future gamme. En effet, , malgré son accord, lui rappelle que les comics sont réputés pour être sombres et violents, sans parler de la potentielle apparence des jouets des qui pourraient effrayer les enfants et indigner les parents. Il n’a d’autre choix que d’envisager une histoire légère tout en diminuant le côté violent, une décision purement marketing, à mille lieues des idéaux artistiques de base d’ et . Cependant, ces derniers, débordés et encore novices dans le monde des licences, donnent leur approbation. Suite à une réunion entre , , et , la société accepte de financer cinq épisodes pour une série animée. Quelques semaines plus tard, rejoint dans le financement du projet. Quant au studio, il prend la décision de développer le projet, et le studio japonais , lui, est contacté pour l’animation. , scénariste de la série animée , qui cocréera et co-scénarisera plus tard , est contacté pour rédiger l’histoire des cinq épisodes. Indisponible, il refuse tout en proposant le nom d’un de ses amis, (à ne pas confondre avec le compositeur de jeux vidéos). apportera tout de même sa contribution en coécrivant les paroles de la chanson du générique inoubliable. , fan du comics et scénariste des séries animées et (qui scénarisera par la suite les épisodes « The Clock King », « The Strange Secret of Bruce Wayne » et « If you’re smart, why aren’t you rich ? » de la série animée ) fait appel à sa petite amie, , afin de coécrire le scénario avec lui. Lors d’une réunion entre et la direction artistique, il est décidé d’attribuer à chaque tortue des boucles de ceinture avec leurs initiales respectives afin de les différencier. Cependant, les bandeaux, de couleur rouge pour chacune d’elle depuis que les comics sont passés à la couleur, posent problème. Les tortues du dessin animé, mais aussi de la gamme de jouets se voient alors dotées de leur propre code couleur : bleu pour , violet pour , orange pour , tandis que conserve le rouge d’origine. , qui avait été engagé pour sculpter des jouets selon les comics, modifie leurs aspects afin de se rapprocher du design de la série animée. Le sculpteur le rejoint par la suite, s’occupant principalement des bad guys de la gamme. effectue une modification concernant . Le personnage, qui était l’assistante du scientifique , devient ici journaliste. ne cache pas s’être inspiré de concernant ce changement. Afin de ne pas choquer les enfants concernant les combats entre les Tortues et le chan du , le scénariste décide d’en faire des robots. Ainsi, les blessures causées par les armes des tortues seront « inexistantes » pour les jeunes spectateurs. Pour justifier le fait que ait accès à une technologie robotique concernant ses combattants, le personnage du général est intégré au récit, avec, bien sûr, une apparence moins menaçante que celle des comics. Concernant la substance radioactive à l’origine de la mutation de et des Tortues, elle a ici des effets différents puisqu’elle transforme les animaux en hybrides couplés à l’espèce avec qui ils sont rentrés en contact pour la dernière fois. De ce fait, n’est plus le maître de , mais lui-même. Afin d’intégrer de nouveaux mutants, et demandent à de leur dessiner des croquis. Ce dernier crée donc un phacochère, une taupe, un rhinocéros et un taureau. Le phacochère et le rhinocéros sont alors retenus pour les personnages de et . Ces noms viennent tout simplement des styles de musique (le bebop étant un style de jazz crée en 1945, tandis que le rocksteady est un des précurseurs du reggae issu du ska). Enfin, ajoute ce qui deviendra l’élément le plus caractéristique des  : la pizza. Il choisit ce mets qui est à ses yeux, la nourriture préférée des enfants. et la direction artistique de la minisérie animée créent ensuite le fameux logo qui deviendra aussi bien un puissant symbole de la pop culture que du merchandising. Bien évidemment, une campagne marketing est lancée afin de promouvoir l’arrivée prochaine du projet animé. Les cinq épisodes sont diffusés du 28 décembre 1987 au 1er janvier 1988. Bien évidemment, les enfants étant en vacances, le succès est au rendez-vous. Les médias consacrent ensuite des articles concernant cette nouveauté télévisuelle. Le journaliste sportif va même jusqu’à dire : « Ma nouvelle série préférée pour 1988 est un dessin animé que je n’ai pas encore vu, s’appelant . Peu importe l’histoire, rien que pour le nom, c’est ma nouvelle série préférée. » Des rediffusions étant alors prévues pour la minisérie, programme alors le lancement de la gamme de jouets pour l’été 1988. Une alliance se crée ensuite avec le groupe afin de financer une seconde saison de treize épisodes. Le premier épisode de cette suite, intitulé « Le retour de  », est diffusé le samedi 1er octobre 1988. Par la suite, 26 épisodes seront commandés. En parallèle, les ventes de jouets établissent un très bon score. À noter qu’entre 1989 et 1991, est la série animée la plus regardée aux États-Unis. Au fur et à mesure, le succès extrêmement grandissant de la série fera des un des plus grands succès que le monde du merchandising ait connu, sans oublier son statut devenu culte au sein de la pop culture. La série débarque en France en 1990, diffusée sur Canal +, puis sur France 3 et France 2. Dans certains pays européens, le titre devient , le nom Ninja symbolisant une violence malvenue pour le jeune public. Au total, la série animée culte au charme inoubliable comprendra 193 épisodes pour 10 saisons jusqu’en 1996. Par conséquent, ne sera plus la seule à posséder les droits de la licence. Fin 1987, prend conscience qu’un titre tous public reflétant l’ambiance de la série animée est nécessaire. Il décide alors de créer , un récit en trois numéros adaptant la première saison du programme animé. Afin que le titre puisse être distribué de manière plus étendue que les librairies spécialisées pour atteindre son public, contacte ,, et . Ce sont finalement ces derniers qui acceptent de signer le contrat stipulant qu’ s’engage à publier et distribuer le titre créé et produit par . Le récit en trois numéros est publié d’août à octobre 1988. Il connait un tel succès qu’une série régulière est lancée en 1989. Au fil du temps, le titre s’éloigne de la série animée afin de créer son propre univers. Parmi les nouveaux personnages créés pour l’occasion, certains sont utilisés dans la série animée ou la gamme de jouets. Cette série de comics est également publiée en France, sous les titres et . Connaissant un succès sans précédent auprès du jeune public, des hors-séries et titres dérivés sont créés, tels ou encore . La série de comics prendra fin en octobre 1995, en même temps que le phénomène . En 1988, , qui avait déjà tenté de lancer un film , sans succès, entend parler du film de dont la sortie est prévue en été 1989. Cela le motive à prendre de nouveau les choses en main afin de démarcher d’autres sociétés de production. Il trouve finalement un accord avec la société hongkongaise qui est à l’origine du succès international des films de et . Ensemble, ils se mettent d’accord sur le ton du film : plus adulte que le dessin animé, plus proche du comics d’origine. s’associe par la suite à pour la production du film. L’irlandais est engagé pour la réalisation. Ayant entre autres réalisé les clips « Burning Up » de , « As the world falls down » de et « Billie Jean » de , c’est surtout son expérience avec l’animatronique sur les épisodes de la série du célèbre marionnettiste (créateur entre autres du Muppet Show), , qui lui fait décrocher ce poste. , qui a côtoyé , le fils de Jim sur le tournage de, le contacte afin d’apporter son savoir-faire sur le film. C’est ainsi que l’une des sociétés de , , participe à la création des costumes et marionnettes, tandis que Brian devient le marionnettiste en chef et le coordinateur des effets animatroniques. écrit une première ébauche de l’histoire, avec pour unique source les comics . Les seuls éléments du dessin animé intégrés au film sont les codes couleurs des tortues, uniquement pour les bandeaux autour des yeux, ainsi que l’ reporter. et sont engagés pour écrire et développer le scénario définitif, tandis que l’état de Caroline du Nord apporte une petite contribution au financement du film. Le budget du film s’élève alors à 13,5 millions dollars, un chiffre certes faible pour un projet si ambitieux, mais qui garantit, grâce à , une liberté artistique totale, chose extrêmement rare dans le monde du cinéma où les adaptations sont en général contrôlées par d’importantes sociétés de production. , grand fan des , conseille à la production d’engager pour le rôle d’. Venant tout juste de tourner avec elle pour le film , il estime qu’elle serait l’incarnation parfaite pour le personnage. est donc engagée par la production. Pour l’excellent personnage de , c’est le comédien canadien qui décroche le rôle. Au , deux types de costumes sont conçus pour les tortues : ceux pour les scènes dites normales, très sophistiquées, notamment pour les masques animatroniques, et les autres pour les cascades, plus souples avec des masques dépourvus de technologie animatronique. Le tournage s’effectue dans les studios de Caroline du Nord de juillet à septembre 1989, excepté pour quelques plans tournés à New York (Times Square, l’Hudson et l’Empire State Building), ville où se situe le récit des . Chaque masque des tortues est animatronique, contrôlé par une trentaine de moteurs dissimulés dans la carapace et dirigés par un seul animateur. La collaboration entre les comédiens en costumes et les animateurs est donc primordiale. Pour cela, en plus des répétitions, les costumes sont équipés de radio afin de permettre une communication sur les tournages, ce qui ne pose aucun problème puisqu’il est décidé de doubler les voix par d’autres comédiens en postproduction, exception faite pour , qui interprète physiquement et vocalement . Seul le personnage de n’est pas incarné par un comédien. En effet, le sensei est une authentique marionnette, conçue par . La bouche de est animée par la main de , assis à l’intérieur de la marionnette. Quant aux bras, ils sont dirigés par deux autres marionnettistes. Pour les comédiens et les cascadeurs tournant dans les costumes des tortues, le tournage en plein été est éprouvant, chacun étant obligé de consommer quotidiennement quatre litres d’eau. Des tentes frigorifiques sont alors montées pour les pauses entre les prises. Les costumes pesant initialement vingt kilos atteignent le poids de vingt-trois kilos au fil de chaque journée, stockant la sueur des comédiens. et , qui ont suivi la préproduction, viennent de temps à autre sur le tournage, appréciant bien plus le traitement du film, fidèle aux comics, que celui de la série animée. Les cascadeurs, pour la plupart d’origine chinoise, sont exploités, touchant seulement 50 $ par jour. Lors de la projection de dans la poubelle, le nez de l’un d’eux, interprétant le personnage lors du combat contre, se fracture, écrasé par le masque et les parties animatroniques. Un autre cascadeur, incarnant un membre du clan des , effectuant notamment la démonstration de nunchakus face à , est choisi pour le remplacer. Les quatre comédiens incarnant les tortues effectuent des caméos dans le film en dehors de leurs costumes. () interprète le passager du taxi qui entre justement en collision avec . (), incarne un membre du clan des lors d’une scène dans leur entrepôt. () joue le rôle du messager du clan des giflant . Quant à (), il incarne le fameux livreur de. Une référence au de a été supprimée peu avant le tournage. sortant du cinéma devait à la base prononcer la réplique  « Cool, car. Stupid costume ». À noter que le comédien (, , ), âgé de 21 ans à l’époque, interprète un des membres du clan des . D’ailleurs, sa réplique face au chef à la fin du film, « Check out the East Warehouse on Lairdman Island » est un clin d’œil à et . Pour assurer le montage, , qui deviendra plus tard la monteuse de , est engagée. Au fil des jours, les points de vue artistiques divergent entre et . Ce dernier se rend compte que sa vision artistique n’est plus partagée. En effet, trouve le prémontage beaucoup plus sombre qu’il ne l’imaginait, regrettant de lui avoir laissé une trop grande liberté sur le tournage. Au final, quitte la postproduction, et la talentueuse se voit remplacée. La doit distribuer le film, mais se rétracte peu de temps avant la sortie. C’est finalement qui est chargé de la distribution. Pendant ce temps, démarche toutes les enseignes de pizzeria afin d’établir un partenariat, en vain. Quelques jours avant la sortie du film, , enthousiaste, organise une projection du film au sein de . Les avis sont négatifs, la société préférant la vision plus optimiste et lumineuse de la série animée. Le long-métrage sort aux États-Unis le 30 mars 1990, et devient numéro un lors de son premier week-end. Malgré quelques avis critiquant le langage grossier et la violence du film, les retours sont globalement enthousiastes et positifs. rapporte au total 135 266 $ aux États-Unis, et 201 966 $ dans le monde entier, remboursant plus de 15 fois son budget, un record qui en fait le film indépendant le plus rentable à cette époque. Suite à cela, , qui faisait partie des enseignes ayant refusé un partenariat, revient finalement sur sa décision, réunissant un budget publicitaire de 20 millions de dollars pour promouvoir la sortie vidéo. À ce jour, ce long-métrage est considéré par les fans comme LE seul film authentique des Tortues Ninja. Les chiffres définitifs et inattendus du box-office concernant le film sont à peine dévoilés que et décident de réaliser un second volet, pour un budget de 25 millions de dollars. Souhaitant profiter du phénomène avant que celui-ci ne s’épuise, ils programment la date de sortie de cette suite pour l’année suivante. L’un des scénaristes du premier opus, , est de nouveau engagé. Celui-ci a pour consigne d’écrire un scénario moins sombre, se rapprochant plus de l’ambiance légère de la série animée, tout en incluant les personnages de et , et en supprimant le personnage de , trop « violent » et peu exploité dans le programme animé. Suite aux divergences artistiques avec lors de la postproduction du précédent film, les producteurs engagent le réalisateur , en lui donnant la directive de réaliser le film aussi vite que possible, et de manière à coller au style grand public du scénario. Le marionnettiste, déçu de la vision des producteurs et de leur comportement envers , prend la décision de ne pas renouveler l’expérience, laissant cependant le collaborer avec . et sont eux aussi consternés, ayant apprécié la tonalité sombre de , fidèle à leur création. Lorsque le duo apprend que les personnages de la série animée, et , doivent apparaitre dans cette suite, un bras de fer contre les producteurs s’engage. Finalement, et obtiennent le dernier mot, bien que les deux mutants soient malgré tout remplacés par deux créatures assez similaires, et . Pour couronner le tout, et font le choix de ne pas renouveler le contrat de, qui avait pourtant interprété une authentique . Selon eux, la gent masculine n’appréciait pas le physique de l’actrice lors des projections tests. Ils engagent alors la comédienne . La bande originale du film ayant elle aussi rapporté beaucoup d’argent, notamment grâce à « This is what we do » de et « Turtle Power » de , il est décidé de mettre à contribution, tout lui demandant d’interpréter la chanson spécialement écrite pour l’occasion, lors de la scène précédant le final. Le seul choix véritablement judicieux des producteurs concerne le combattant. Ce dernier, qui était la doublure combat de sur le premier film, se voit proposer un véritable rôle, celui du livreur de pizza et pratiquant d’arts martiaux, . , quant à lui, est engagé pour incarner le de la société. Par la suite, le comédien continuera à travailler sur les adaptations de comics puisqu’il incarnera dans la première saison de la série, et prêtera sa voix à dans la série animée de et , ainsi qu’aux personnages de et dans la série animée de 1995. Dans le script original, le révélait à la fin du film être un robot contrôlé par un utrom (les extra-terrestres du comics dont fait partie le général ). Afin de ne pas rendre le film trop violent, les tortues utilisent très peu leurs armes, à l’image de , qui utilise des chapelets de saucisses à la place de ses nunchakus dans la première scène du film. Le film rapporte 20 millions de dollars lors de son week-end d’ouverture, pour finir avec un total de 79 000 dollars aux États-Unis. Un score honorable, mais très inférieur aux 135 266 dollars rapportés sur le premier film. Un troisième opus est mis en chantier, pour une sortie programmée en mars 1993. investit dans un budget de 17 millions de dollars. est engagé afin d’écrire et réaliser le film. Le scénario, basé sur l’arc « Masks » des comics , envoient les dans le Japon du XVIIe siècle. Afin de réduire les dépenses, la production, décide de ne plus collaborer avec le . Elle se tourne alors vers la , préférant ainsi le profit à la qualité des costumes. est de nouveau engagé afin d’interpréter une seconde fois , ainsi que son ancêtre . , l’ du second volet, est appelé afin de reprendre le personnage. Le film, lors de sa sortie en salle, est extrêmement critiqué pour sa réalisation inexistante et son scénario plus que médiocre, sans oublier les costumes qui sont à mille lieues de la qualité proposée par les deux premiers films. Il engrange un total de 42 millions de dollars aux États-Unis. Si vous êtes né(e) avant 1995, vous avez certainement connu l’hallucinante Tortue-Ninjamania qui a également touché la France. Figurines des films et de la série animée, magazines, stickers, déguisements, jeux vidéos, jeux électroniques, disques vinyle, cassettes vidéos, yaourts, glaces, fèves en porcelaine, lampe-torche, vêtements, pin’s, chewing-gum, etc. Les produits dérivés ont commencé aux États-Unis en 1988 avec , le fabricant des figurines de la série animée. La même année, un contrat est signé avec . L’éditeur et développeur sort deux jeux vidéos cultes en 1989. sur la de , qui est encore aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs jeux vidéos de la console, mais aussi l’un des plus difficiles. Le jeu alterne parcours extérieur vu du dessus et explorations de bâtiments et d’égouts en défilement parallaxe. Il va jusqu’à décrocher le prix du jeu de l’année dans le magazine. Le second jeu, portant le même nom, est un « beat them all » sur borne d’arcade. Le jeu est d’ailleurs disponible depuis mars 2017 sur la plate-forme de téléchargement. En 1990, le jeu est édité sur , , , , et, tandis qu'un nouveau jeu voit le jour, cette fois sur . sortira six autres jeux vidéos jusqu’en 1993, sur borne d’arcade, , et . [embed] La Tortue-Ninjamania s’accroît, avec des milliers de produits dérivés. Des montres aux vêtements, en passant par les céréales et les kits de rasage, c’est une réelle folie internationale. se souvient : « À partir du moment où il y a eu beaucoup d’argent en jeu, tout le monde réclamait une plus grosse part du gâteau. Notre pourcentage sur les revenus des ventes était très faible. Nous gagnions dix cents pour chaque dollar. » Malgré tout, et ont le privilège de s’accorder certains plaisirs. possède 32 motos, tout en acquérant l’un des premiers commercialisés. Il va même jusqu’à sponsoriser une équipe de course de motos professionnelles, la , aux couleurs des . Profitant du phénomène , les producteurs et produisent un spectacle musical sponsorisé par , nommé . Au programme ? Les interprétant des chansons en playback tout en combattant , avec les apparitions de et d'. Le show fait ses débuts le 17 août 1990 au , retransmis à la télévision en pay-per-view. Des tournées sont organisées dans le monde entier, dont on peut retrouver les publicités dans les magazines , passant même par des petites villes françaises comme . Une cassette vidéo et une bande originale sont également commercialisées, ainsi qu’un making-of de 30 minutes. Face à la conclusion de la série animée en 1996 et à la baisse des ventes des produits dérivés, souhaite donner un second souffle aux tortues par le biais du support de base : les comics. Les font une apparition avec le personnage , créé par chez . Appréciant le travail de , et lui proposent de créer un nouveau titre qui serait publié par Image. Ne pouvant accepter suite à son implication sur son comics , il oriente le duo vers le scénariste et le dessinateur . illustrera tout de même quelques couvertures du nouveau titre en plus de faire quelques propositions artistiques. En guise de prologue à ce nouveau récit, lance la minisérie avec les deux meilleurs personnages de la franchise : et . Afin de faire oublier l’image de ces dernières années proposée par la série animée et les comics , cette minisérie se montre extrêmement réaliste, sombre et gore, pour le plus grand bonheur des fans de la première heure. Le nouveau titre est ensuite publié en juin 1996, dans un format en noir et blanc, contrairement à , afin de rester fidèle aux premiers comics de . reste impliqué sur les premiers épisodes, avant de laisser l’équipe créative s’occuper de ce nouveau titre, étant en overdose de sa création. Se voulant authentique et réaliste au maximum, cette nouvelle vision est saluée, mais est également sujette à controverse. En effet, au fil des numéros, est défiguré et dirige temporairement le clan du , perd une main, et est tué, revenant à la vie sous une forme cybernétique, à l’image de  chez . Bien qu’ils servent la nouvelle directive artistique, ces choix ont avant tout été appliqués pour différencier les tortues sur le format noir et blanc. justifie sa vision en expliquant qu’une vie faite de violences et menée par les tortues devait obligatoirement amener des conséquences réalistes. « C’était presque le seul but de cette série : prendre ses distances avec le dessin animé et rappeler aux gens que les avaient débuté dans un style inspiré par les histoires de . Tout ce que nous avons fait a été présenté à et , avec qui il était agréable de travailler. Une de leurs suggestions a été de frapper fort dès le début en tuant . Je suis bien content qu’on n’ait pas suivi cette voie, les fans n’auraient pas apprécié. » Pendant ce temps, travaille sur un quatrième film, et pour l’occasion, et écrivent un script introduisant une cinquième tortue nommée , en hommage à leur idole,. Au final, abandonne le projet, et c’est alors que entre dans la partie… En 2000, et signent un accord stipulant que ce dernier acquiert les parts d’ pour la propriété intellectuelle de , ainsi que en tant que société. Quant à , il conserve une participation aux bénéfices en rapport avec les droits d’exploitation de la franchise. Pour , cet accord est l’occasion de lancer un quatrième titre, loin des divergences artistiques trop présentes ces dernières années avec . Il entreprend alors la création de ce nouveau récit avec , ayant pour désir de créer une longue saga ininterrompue plutôt que divers numéros indépendants se succédant, comme ce fut le cas sur les derniers comics au début des années 90. Le comics, lancé en décembre 2001, relance l’intérêt des fans auprès de la franchise. propose alors à de produire une nouvelle série animée. Ce dernier tient à être clair si un contrat se signe, il doit avoir le contrôle total au niveau des droits d’approbation, ce qui n'était pas le cas sur les précédents longs-métrages et l’ancienne série animée. acceptent, et le projet se développe. , qui a écrit un épisode de la série animée , ainsi que le fameux court-métrage animé et deux épisodes de , est désigné pour être le showrunner. Ce dernier collabore étroitement avec , afin de concevoir un scénario très fidèle aux comics d’origine. L’artiste afro-américain est choisi pour réaliser la série. Il a travaillé sur de nombreux comics , mais aussi sur les séries animées , , et . Ce dernier suggère à ses artistes d’étudier les comics de ainsi que l’architecture de la ville de New-York, lieu du récit, mais aussi des studios d’animation. La nouvelle série animée est diffusée en février 2003. Si elle déçoit un bon nombre de téléspectateurs par un ton très éloigné de la première série animée culte, elle ravit en revanche les fans du comics original. Le programme propose en effet un scénario plus adulte et complexe, mettant en avant des combats avec de véritables mouvements de ninjutsu. À l’inverse de la première série animée, les psychologies des tortues sont fidèlement respectées, nous offrant un on ne peut plus nerveux et impulsif. Tout comme le comics d’origine, redevient ce scientifique afro-américain, et n’est plus reporter mais son assistante, quant à , il est ici un personnage à part entière, patrouillant de temps à autre avec dans le New York nocturne. Pour aller encore plus loin dans la fidélité, la série adapte au fil des saisons de nombreux arcs du comics original, y compris « Les Tortues dans l’espace » introduisant . Tout comme les adaptations précédentes, la série est accompagnée de figurines, toujours fabriquées par , et d’autres produits dérivés, ainsi qu’un comics qui ne dépassera pas le septième numéro, l’éditeur publiant ces récits se retrouvant rapidement en faillite. Après deux saisons, le réalisateur quitte l’aventure, remplacé par , qui avait travaillé jusque là sur les story-boards de la série et qui réalisera plus tard 8 épisodes de et 24 épisodes de . En plus de cela, c’est un véritable fan de la première heure, collectionnant les comics depuis leur première apparition. La série animée va même jusqu’à adapter, le temps d’un épisode post-apocalyptique de la saison 3, quelques éléments du comics controversé publié par . considère les quatre premières saisons comme la meilleure adaptation avec le premier film de . Pendant ce temps, les droits d’exploitation d’ expirent, ce qui permet à via de s’associer avecpour un lancer un tout nouveau long-métrage en images de synthèse. est intéressé pour financer le film. Afin de garder le contrôle créatif, décide de coproduire le film avec . est impliqué et se montre intéressé pour réaliser le film, mais quitte finalement le projet afin de travailler sur une de ses productions. , réalisateur de jeux vidéo et de films d’animation, se voit alors confier la réalisation après une entrevue avec . Il profite également de l’entretien pour se faire dédicacer son exemplaire du premier numéro de . Différents types de scénarios sont mis en place : les tortues dans une aventure spatiale, la suite directe de la trilogie originale, etc. Finalement, l’équipe choisit d’établir un scénario avec son propre univers, bien qu’il puisse se regarder comme une histoire se déroulant quelques années après la trilogie. Dans le premier jet, meurt après le twist final, ramené ensuite à la vie par la technologie de . fait part de son mécontentement, et exige que cette conclusion soit modifiée. Le film se conclut finalement sur la réplique de « We strike hard and fade away into the night », qui est aussi la toute dernière réplique du premier numéro de . De nombreux clins d’œil sont également faits à la première trilogie. Lors du de San Diego en 2006, l’équipe annonce officiellement que la voix de est doublée par (, , , , ,). Malheureusement, le comédien décède le lendemain de l’annonce, faisant de son tout dernier film. Parmi le casting, on retrouve également pour la voix de , pour , en narrateur et pour le rôle d’. participe au marketing du film, avec huit figurines proposées dans le Happy Meal. Le marketing viral crée également un compte pour chaque tortue. Le film d’animation sort aux États-Unis le 23 mars 2007, et devient numéro 1 lors de la première semaine d’exploitation. Il récolte au total 54 millions de dollars aux États-Unis et 96 millions à l’international. La série animée, quant à elle, effectue un changement radical avec la saison 5 en accueillant le Tribunal Ninja, des guerriers japonais apprenant aux les arts mystiques afin de vaincre , revenu à la vie sous la forme d’un démon. La saison 6, intitulée , continue de faire baisser la qualité, tant sur le plan visuel que scénaristique. Avec un design simplifié, elle raconte le récit des tortues projetées dans le futur. Conscient des critiques et des pertes d’audience, propose un nouveau design, tout en ramenant les tortues dans le présent. Hélas, cette dernière saison, loin des premières, se conclut après treize épisodes. Frustrés de ne pas avoir pu livrer une conclusion digne de ce nom,, et leur équipe créative se réunissent afin de réaliser un récit qui leur tenait à cœur depuis les premières saisons : la rencontre de leurs tortues avec celles de la première série animée. étant contre cette idée, change d’avis après la lecture du scénario qui introduit également les en noir et blanc du comics original. Cependant, un petit problème survient pendant la postproduction : les doubleurs originaux de la première série animée ne peuvent participer à l’aventure, appartenant à en Californie. Le téléfilm d’animation, nommé , est programmé pour 2009, année qui marquera le vingt-cinquième anniversaire de . Sa diffusion ravit à la fois les fans du comics et ceux de la première série animée. La quatrième série de comics, démarrée en décembre 2001 par et , s’arrête en 2009 après 31 numéros. En effet, la production est devenue chaotique au fil des années, le duo n’ayant rien écrit en 2007, publiant seulement deux récits en 2008 et 2009. Les productions de la suite du film d’animation et de la série étant arrêtées, constate que l’ère des touche à sa fin. Les droits d’exploitation sont alors vendus à (qui détient ). s’associe en 2011 avec (, ) pour lancer un tout nouveau comics. Le rédacteur en chef est désigné pour en être le scénariste, rejoint par le dessinateur et la coloriste. À l’instar de leurs comics et , pour lesquels ils avaient fait appel à et, l’équipe de contacte afin de le faire participer à cette nouvelle aventure. Ce dernier devient alors coscénariste et dessinateur des couvertures du comics. Le nouveau titre est publié en août 2011, attirant anciens et nouveaux fans. En effet, il propose une réécriture intéressante des origines des, tout en incluant de nouveaux personnages tel que . En parallèle, publie de nouveau les comics originaux de et , ainsi que certains tomes de . Dans les studios de , , fan des depuis les années 80, qui a travaillé sur les séries animées et , est engagé pour être le producteur de la prochaine série animée. Afin de se démarquer des diverses adaptations de, décide d’en faire un dessin animé en images de synthèse. D’anciens membres ayant travaillé sur et rejoignent l’aventure. Les influences sont nombreuses, allant de à en passant par les séries japonaises et . Pour le doublage, nous retrouvons (, , ) dans le rôle de , (, ) dans le rôle de , ainsi que (le doubleur de dans la série animée originale) pour le rôle de . La nouvelle série animée, au design plus que discutable, rencontre un succès auprès des jeunes téléspectateurs dès sa programmation le 29 septembre 2012, et permet bien évidemment un marché prolifique grâce aux produits dérivés. Les se retrouvant de nouveau sur le devant de la scène grâce aux comics et à la série animée, décide de confier la production à afin de lancer un nouveau long-métrage live. Le studio fait alors appel à la société de, . confie la réalisation à son fanboy (). Naturellement, et  engagent  pour interpréter . Par la suite, (, , ), (, , , ) et (, , , , ) sont engagés pour tenir les rôles de , et . Pour les voix de et de , choisit () et (, , ,). Concernant la composition musicale, elle est confiée à (, , , , , ). Concernant l’origine d’ et son lien avec les , les scénaristes s’inspirent du comics de , probablement la seule bonne idée du long-métrage. Pour donner vie aux tortues, et font le choix peu surprenant d’utiliser le motion-capture plutôt que la technologie pourtant plus authentique de l’animatronique, faisant d’elles de géantes tortues, très loin de leur taille d’origine. Une suite est déjà annoncée, deux mois avant la sortie du film. Après de nombreuses réécritures, le long-métrage sort aux États-Unis le 20 novembre 2014. Il récolte dans ce pays 191 204 754 $, et 494 333 584 $ à travers le monde. Malgré cela, les critiques sont plus que mitigées devant ce résultat typique d’un spectacle grand public, à l’instar de . Notons d’ailleurs que pour ce robotisé, les bruitages des films sont utilisés. Quant au second opus, il intègre pour la première fois dans un film live les personnages de , , et . , très critiqué pour sa réalisation du premier film, est finalement remplacé par , qui ne fera pas mieux. Quant à (), il est engagé afin d’incarner un superficiel aux cheveux courts. Le titre est finalement remplacé par . Le seul plaisir de ce film est la courte apparition de , l’ originelle du long-métrage de . Le film sort le 5 juin 2016 aux États-Unis. Il y récoltera 82 051 601 $, et 245 623 848 $ à l’international, un échec aussi bien commercial que critique. Les fans de n’ayant pas apprécié le premier film sont d’autant plus déçus devant ce traitement navrant et indigne de la franchise. Concernant la série animée en images de synthèse de , elle s’est achevée en 2017 après 5 saisons. Le studio travaille déjà sur une nouvelle série animée en 2D, , reprenant le design de la série en images de synthèse, dont la sortie est prévue en 2018. À ce jour, la série de comics publiée par est toujours en cours de publication, ayant également donné naissance à une seconde série,, et à de surprenants crossovers tels que et, en partenariat avec, dont le premier numéro du second volume vient de paraître ce mois-ci aux États-Unis. À noter qu’en France, seuls les 4 premiers tomes de la première série ont été édités par les éditions . Le premier crossover , quant à lui, a été publié par en janvier 2017, en attendant la publication du second crossover fin 2018. Concernant le troisième film de l’univers de , nous pouvons heureusement l’oublier. La production a, pour le moment, décidé d’enterrer cette franchise suite aux échecs critiques et commerciaux. Comme les véritables fans de , nous rêvons de voir un jour une adaptation fidèle et soignée sur grand écran, avec la technologie animatronique au détriment des effets spéciaux, tout comme l’était le long-métrage de. En attendant, contentons-nous des crossovers publiés par et des comics en VO, sans oublier les inlassables visionnages du film de en .

LA GENÈSE

Peter Laird
Scat
Kevin Eastman
Eastman
Scat
Peter Laird
Laird
Eastman
Laird
Scat
Eastman
Laird
Jack Kirby
Captain America
Quatre Fantastiques
Thor
Hulk
Avengers
X-Men
Darkseid
Quatrième Monde
Mirage Studios
Laird
Fugitoïde
Honeycutt
Gobbledygook
Fugitoïde
Fugitoïde
Gobbledygook
Eastman
Laird
Eastman
tortues ninja
Fugitoïde
Teenage Mutant Ninja Turtles
Daredevil
Frank Miller
Jack Kirby
Jack Kirby
Frank Miller
Matt Murdock
Stick
Tortues Ninja
Splinter
La Main
Daredevil
Foot
Oroku Saki
Shredder
Daredevil
Leonardo
Leonardo di Ser Piero da Vinci
Léonard de Vinci
Donatello
Donato di Niccolò di Betto Bardi
Donatello
Michelangelo
Michaelangelo
Michelangelo di Lodovico
Buonarroti Simoni
Michel-Ange
Raphael
Raffaello Sanzio
Raphaël
Leonardo
Donatello
Michaelangelo
Raphael
Eastman
Laird
Gobbledygook
Eastman
Comic’s Buyer Guide
United Press International
Mini-Con
Teenage Mutant Ninja Turtles
Eastman
April O’Neil
Baxter Stockman
Eastman
Laird
Raphael
Casey Jones
TCRI
Splinter
Tortues Ninja
Fugitoïde
Eastman
Laird
Fugitoïde
Gobbledygook
TMNT
Eastman
Laird

QUATRE TORTUES D’ENFER DANS LA VILLE

Mark Freedman
Mirage Studios
Playmates
Tortues Ninja
Freedman
Playmates
TMNT
Tortues Ninja
Eastman
Laird
Playmates
Eastman
Laird
Freedman
International Video Entertainment
Playmates
Murakami-Wolf-Swenson
Toei
Chuck Lorre
MASK
The Big Bang Theory
David Wise
Lorre
Wise
Transformers
Les Maîtres de l’Univers
Batman
Patti Howeth
Playmates
TMNT
Leonardo
Donatello
Michaelangelo
Raphael
Steve Varner
Scott Hensey
David Wise
April O’Neil
Baxter Stockman
Wise
Loïs Lane
Foot
Shredder
Krang
Splinter
Hamato Yoshi
Splinter
Splinter
Playmates
Wise
Laird
Bebop
Rocksteady
David Whise
Tortues Ninja
Playmates
Mike Lupica
Teenage Mutant Ninja Turtles
Playmates
W
Shredder
TMNT
Tortues Ninja
Teenage Mutant Hero Turtles
Mirage Studios

LES COMICS POPULAIRES

Mirage Studios
Teenage Mutant Ninja Turtles Adventures
Freedman
Marvel
DC
Archie Comics
Archie
Teenage Mutant Ninja Turtles Adventures
Mirage
Tortues Ninja
Cowabunga
TMNT Presents April O’Neil
Mighty Mutanimals
Tortues Ninja

"HEY DUDE, THIS IS NO CARTOON"

Mark Freedman
Tortues Ninja
Batman
Tim Burton
Golden Harvest
Bruce Lee
Jackie Chan
Golden Harvest
Limelight Entertainment
Steve Barron
Madonna
David Bowie
Michael Jackson
Jim Henson
Monstres et Merveilles
Barron
Brian Henson
Monstres et Merveilles
Jim Henson
The Jim Henson’s Creature Shop
Barron
TMNT
April O’Neil
Bobby Herbeck
Todd Langen
Golden Harvest
Robin Williams
TMNT
Judith Hoag
April O’Neil
Cadillac Man
Judith Hoag
Casey Jones
Elias Koteas
Creature Shop
Tortues Ninja
Josh Pais
Raphael
Splinter
Peter Brooke
Splinter
Kevin Clash
Eastman
Laird
Raphael
Casey Jones
Foot
Michaelangelo
Josh Pais
Raphael
Raphaël
David Forman
Leonardo
Foot
Leif Tilden
Donatello
Foot
April
Michelan Sisti
Michaelangelo
Domino’s Pizza
Batman
Tim Burton
Raphael
Sam Rockwell
La ligne verte
Confession d’un homme dangereux
Iron Man 2
Foot
Stern
Eastman
Laird
Sally Menke
Quentin Tarantino
Golden Harvest
Barron
Golden Harvest
Barron
Sally Menke
Fox
New Line
Freedman
Freedman
Playmates
Teenage Mutant Ninja Turtles
Pizza Hut

DEUX SUITES DÉCEVANTES

Tortues Ninja
Golden Harvest
New Line Cinema
TMNT
Todd Langen
Bebop
Rocksteady
Casey Jones
Steve Barron
Michael Pressman
Brian Henson
Barron
Jim Henson’s Creature Shop
Pressman
Laird
Eastman
Barron
Bebop
Rocksteady
Laird
Eastman
Tokka
Razhar
Golden Harvest
New Line Cinema
Judith Hoag
April O’Neil
Paige Turco
TMNT
M.C Hammer
Partners in Kryme
Vanilla Ice
Ernie Reyes Jr
Donatello
Keno
David Warner
Professeur Perry
TGRI
Jor-El
Loïs et Clark
Ra’s Al Ghul
Bruce Timm
Paul Dini
Herber Landon
Crâne Rouge
Spider-Man
Professeur
Perry
Krang
Michaelangelo
Golden Harvest
Stuart Gillard
TMNT
Tortues Ninja
Jim Henson’s Creature Shop
All Effects Company
Elias Koteas
Casey Jones
Whit Whitley
Paige Turco
April O’Neil

MARKETING DE FOLIE

TMNT
Playmates
Konami
Teenage Mutant Ninja Turtles
NES
Nintendo
Nintendo Power
Xbox Livre Arcade
NES
Amiga
Amstrad CPC
Commodore 64
DOS
MSX
ZX Spectrum
Game Boy
Konami
Game Boy
Super Nes
Mega Drive
Eastman
Laird
Eastman
Laird
Hummer
Team Mirage
Tortues Ninja
TMNT
Steve Leber
Bob Bejan
Pizza Hut
Teenage Mutant Ninja Turtles : Coming Out Their Shells
Tortues Ninja
Shredder
Splinter
April
Radio City Music Hall
Tortues Ninja
Troyes

UNE NOUVELLE « IMAGE »

Mirage
Tortues Ninja
Savage Dragon
Erik Larsen
Image Comics
Larsen
Eastman
Laird
Tortues Ninja
Savage Dragon
Garry Carlson
Frank Fosco
Larsen
Image
Bodycount
Raphael
Casey Jones
Teenage Mutant Ninja Turtles Adventures
TMNT
Bodycount
Mirage
Peter Laird
Raphael
Foot
Leonardo
Donatello
Cyborg
DC
Carlson
Tortues Ninja
Frank Miller
Mirage
Peter Laird
Maître Splinter
Mirage
Laird
Eastman
Kirby
Jack Kirby
New Line
Saban Entertainment

THE NEXT MUTATION

Saban Entertainment qui a, entre autres, créé les séries Power Rangers, se montre intéressé par le script du quatrième long-métrage. L’idée est d’en faire une série télévisée. Au final, la cinquième tortue, qui devient un personnage féminin pour l’occasion, est la seule idée utilisée du script de Laird et Eastman. Son nom n’est alors plus Kirby, mais Venus, en référence à la Venus de Milo. 26 épisodes sont produits et lancés, créant une nouvelle controverse chez les fans. La série de piètre qualité élimine Shredder dès le premier épisode, afin de laisser place à un nouveau némésis : Le Seigneur Dragon. De nombreux bruitages cartoonesques, tels des bruits de singes ou de chèvres, sont utilisés, aussi bien lors des scènes de combats que dans des situations normales, sans parler des effets spéciaux très pauvres, rivalisant avec ceux des différentes séries Power Rangers. La psychologie des tortues devient affligeante, à tel point que Michaelangelo n’est même plus considéré comme la tortue la plus légère. Saban ira même jusqu’à réaliser un épisode crossover avec les Power Rangers. Tandis qu’Eastman approuve cette série et cette cinquième tortue féminine, Laird devient furieux, au point de refuser à Saban la production d’une seconde saison. La relation entre les deux artistes devenant très tendues au fil des années, elle prend fin suite à leurs avis opposés concernant cette série.

NOUVEAUX HORIZONS

Eastman
Laird
Eastman
TMNT
Mirage Studios
Eastman
Laird
TMNT
Eastman
Jim Lawson
Mirage
4Kids Entertainment
Laird
4 Kids Entertainment
Lloyd Goldfine
Conan The Adventurer
G.I. Joe : Sgt. Savage and His Screaming Eagles: Old Soldiers Never Die
Yu-Gi-Oh !
Laird
Chuck Patton
DC
The Adventures of Super Mario Bros
Double Dragon
Teen Titans
Spawn
Mirage
Raphael
Baxter Stockman
April O’Neil
Casey Jones
Raphael
Le Fugitoïde
Playmates
Dreamwave
Chuck Patton
Roy Burdine
The Avengers : Earth’s Mightiest Heros
Ultimate SpiderMan
TMNT
Image
Peter Laird
TMNT
Steve Barron
Harvey Goldest
Laird
Mirage Studios
Imagi Animation Studios
Warner Bros
Laird
Warner
John Woo
Kevin Munroe
Peter Laird
TMNT
Raphael
Winters
Laird
Raphael
TMNT
Comic-Con
Splinter
Mako Iwamatsu
La canonnière du Yang-Tse
Conan le Barbare
Robocop 3
Crying Freeman
Sept ans au Tibet
Pearl Harbor
TMNT
Patrick Stewart
Max Winters
Chris Evans
Casey Jones
Laurence Fishburne
Sarah Michelle Gellar
April O’Neil
McDonald’s
MySpace
Tortues Ninja
Shredder
Fast Forward
4 Kids
Lloyd Goldfine
Roy Burdine
Laird
Tortues Ninja
LA Union Voice
Turtles Forever
TMNT

NICKELODEON ET IDW

Laird
Lawson
Laird
Tortues Ninja
Viacom
Nickelodeon
Viacom
IDW Publishing
G.I Joe
Transformers
Chris Ryall
Dun Duncan
Ronda Pattison
G.I Joe
Transformers
Simon Furman
Lary Hama
IDW
Kevin Eastman
TMNT
Old Hob
IDW
Laird
Eastman
Teenage Mutant Ninja Turtles Adventures
Nickelodeon
Ciro Nieli
TMNT
Teen Titans
Avengers : Earth’s Mightest Heroes
TMNT
Nickelodeon
Teen Titans
Avengers
Frank Miller
John Carpenter
X-Or
Kamen Rider
Sean Astin
Les Goonies
Le Seigneur des Anneaux
Stranger Things
Raphael
Jason Biggs
Orange Is The New Black
American Pie
Leonardo
Rob Paulsen
Raphael
Donatello

MASSACRE CINÉMATOGRAPHIQUE

Tortues Ninja
Nickelodeon
Paramount Pictures
Michael Bay
Platinum Dunes
Bay
Jonathan Liebesman
Le Choc des Titans
Bay
Liebesman
Megan Fox
April O’Neil
Whoopi Goldberg
La Couleur Pourpre
Sister Act
Le Roi Lion
Will Arnett
30 Rock
La Grande Aventure Lego
Lego Batman
BoJack Horseman
William Fichtner
Strange Days
Heat
Armageddon
The Dark Night
Prison Break
Thompson
Vernon
E
ric Sacks
Leonardo
Splinter
Bay
Johnny Knoxville
Jackass
Tony Shalhoub
Bienvenue à Gattaca
Monk
Cars
No Pain No Gain
Brian Tyler
Fast and Furious
The Final Cut
Expandables
Iron Man 3
Avengers : L’Ère d’Ultron
Power Rangers
April O’Neil
Tortues Ninja
IDW
Bay
Lieberman
Transformers
Shredder
Transformers
Krang
Bebop
Rocksteady
Lieberman
Dave Green
Stephen Amell
Arrow
Casey Jones
Teenage Mutant Ninja Turtles : Half Shell
Teenage Mutant Ninja Turtles : Out of the Shadows
Judith Hoag
April O’Neil
Steve Barron
TMNT

À PRÉSENT

Nickelodeon
Rise of the TMNT
IDW
TMNT Universe
TMNT/Ghostbusters
Batman/TMNT
DC Comics
Soleil
Batman/TMNT
Urban Comics
Michael Bay
TMNT
Steve Barron
Urban
 
Barron
Blu-ray

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