On a fraîchement oublié Supergirl parce que c’était un fiasco démentiel pour le DCU de James Gunn, qui n’en est qu’à son deuxième film. Après un Superman en demi-teinte, qui a bien performé au box-office mais sans susciter un engouement de fou, place à sa cousine Supergirl (Milly Alcock) qui s’est joyeusement plantée.
Avec 126 millions de dollars de recettes mondiales pour environ 170 millions de budget hors frais marketing, le film s’est pris une leçon économique par Spider-Man : Brand New Day, qui amasse pour l’instant 2,22 milliards de dollars de recettes au box-office mondial.
Forcément, Supergirl n’est pas rentable mais a fait perdre beaucoup d’argent à Warner, de quoi jeter un trouble sur l’avenir de James Gunn et Peter Safran, toujours aux commandes de la direction créative de DC Studios, comme Kevin Feige chez Marvel. Certaines rumeurs parlaient même du fait qu’ils allaient être évincés si Paramount finissait par absorber Warner, mais il semble plus concret que l’état-major de la nouvelle firme puisse garder le binôme aux manettes des super-héros DC Comics.
Supergirl n’est pourtant pas forcément un mauvais film

Et c’est un peu bête parce que Supergirl n’est pas forcément un mauvais film et on a envie de le défendre. C’est frais, féministe, punk, rock’n’roll malgré quelques faiblesses scénaristiques évidentes.
De toute façon, tant que les scénaristes d’Hollywood auront compris qu’on ne fait pas un bon film d’aventure et de super-héros avec un simple MacGuffin. En l’occurrence, ici, il s’agissait de Kara Zor-El qui était lancée dans une course contre la montre pour retrouver un antidote comme son toutou Krypto a été empoisonné par une bande de vilains voleurs moches. Très — voire trop — simple, mais plutôt fun et efficace.
Néanmoins, DC semble avoir définitivement abandonné son film puisqu’ils viennent, quasiment deux mois après la sortie, de dévoiler une bonne partie du dernier acte et la baston de Kara contre les voleurs, sur YouTube.
Même Lobo se retrouve déjà sur YouTube
Le tout avec Lobo (Jason Momoa) qui vient faire coucou à la caméra.
Et ce choix est somme toute, à nos yeux, assez nul puisque le film aurait pu, sur HBO Max, s’offrir une deuxième vie pour tenter de recoller les morceaux, sauf qu’en divulguant ainsi le dernier acte, tu ne donnes pas forcément envie de voir le reste. Il faut croire que les directives de la Warner avec ce film étaient assez kamoulox tant personne ne savait comment se dépêtrer de ce bide financier qui a bien vidé les caisses du studio.
Malgré tout, essayez de voir le film, je vous jure, c’est pas si mal. C’est pas une dinguerie, mais c’est pas si mal.





