Celle qui campait la jeune Rhaenyra dans la première saison de House of the Dragon a troqué les dragons contre une cape rouge. Milly Alcock mène désormais Supergirl, deuxième film du DCU relancé par James Gunn, les premières réactions tombées après l'avant-première de Brooklyn dessinent un verdict partagé, où l'actrice surnage quand le film tangue.
Milly Alcock impose une Kara Zor-El plus mélancolique et distante qu'attendu, loin du sourire solaire de son cousin, la presse américaine parle déjà de la « Kara parfaite ». À ses côtés, le Lobo de Jason Momoa vole chaque scène où il débarque. On le sentait venir, puisque Momoa avait lâché Aquaman pour ce chasseur de primes intergalactique, son pari paie, au moins côté hype.
Pour mémoire, cette Kara n'a rien d'une boy-scout. Quand une menace frappe trop près d'elle, elle embarque dans une virée interstellaire teintée de vengeance aux côtés de Ruthye, une gamine incarnée par Eve Ridley qui veut faire payer le meurtre de son père. Craig Gillespie (Moi, Tonya, Cruella) signe la mise en scène et avait prévenu que son film lorgnait bien plus vers Mad Max que vers le super-héros classique.
Un méchant fade et un scénario qui patine

Le revers est tout aussi unanime, et c'est là que ça tique. Krem of the Yellow Hills, le vilain confié à Matthias Schoenaerts, ressort transparent, sans relief, incapable de porter une menace crédible. Le scénario passe pour inégal, au rythme jugé brouillon, avec quelques libertés prises sur l'excellent comic Woman of Tomorrow de Tom King qui crispent les puristes. Plusieurs voix le disent sans détour, le film n'atteint jamais la charge émotionnelle du Superman de l'an dernier.
Le vrai test commercial du DCU

Ce cocktail de Guardians of the Galaxy, de Mad Max Fury Road et de True Grit dans un même shaker spatial intrigue, mais il débarque pas forcément au bon moment. Après le carton de Superman et ses 600 millions de dollars au box-office mondial, Supergirl doit prouver que la maison Gunn tient la distance. Or les prévisions de démarrage sont déjà inquiétantes, des retours en demi-teinte ne vont rien arranger. La bande-annonce finale avait pourtant confirmé le passage de Superman pour rassurer les troupes.
Le film sort le 26 juin aux États-Unis et le 1er juillet en France. Restons prudemment, le DCU n'a plus vraiment droit à l'erreur. On vous livrera notre verdict complet dès la sortie en salle.





