Dans ce duel des blockbusters de l’été, il y a certes eu des gagnants, comme L’Odyssée de Christopher Nolan, qui casse tout au box-office mondial avec actuellement 707 millions de dollars de recettes, ou encore Spider-Man : Brand New Day, qui s’échauffe pour effectuer un démarrage lui aussi stratosphérique.
Puis, il y a les perdants. Il y a le remake en live-action de Vaiana, qui se vautre totalement, mais également un film plus surprenant, tant les projections tests parlaient d’une franchouillarde réussite : Supergirl de Craig Gillespie, deuxième projet du DCU de James Gunn et Peter Safran au cinéma, après Superman en 2025. Dans le costume, une Milly Alcock qui a donné tout ce qu’elle pouvait pour sauver les meubles dans ce blockbuster de 175 millions de dollars, hors frais marketing. Il lui aurait fallu aller chercher au minimum 350 millions de dollars de recettes mondiales pour commencer à parler de rentabilité.
Supergirl s’effondre au box-office mondial

Or, au 1er août 2026, la sentence est douloureuse. Le film a rapporté 125 millions de dollars de recettes mondiales, plombé par un affreux démarrage aux États-Unis : 37 millions de dollars en trois jours, soit pire que les 55 millions de The Flash, c’est dire le niveau. Son bilan domestique s’élève à 71 millions.
À l’international, c’est pire, avec seulement 53 millions de dollars de recettes. De notre côté, on s’est royalement plantés sur les estimations. On pensait en effet tenir un film capable, en France, d’aller chercher le million et demi d’entrées de son cousin Superman. Eh bien, manque de pot : le résultat est sans appel, avec seulement 422 000 entrées, alors que le film a bénéficié d’avant-premières en pleine Fête du Cinéma.
L’avenir de James Gunn et Peter Safran fragilisé

Forcément, cela remet en question tout l’avenir de James Gunn et Peter Safran à la tête de DC Studios, eux qui étaient arrivés pour relancer la machine après le polyptyque catastrophe ayant signé le départ de Walter Hamada : Shazam 2, The Flash, Blue Beetle et Aquaman 2, qui ont vidé les caisses du studio.
La fusion Warner-Paramount, d’ailleurs, est en pause parce que plusieurs imbroglios judiciaires empêchent les tractations d’avancer. On ne manquera pas de vous informer de la véritable nature des pourparlers, mais, pour le moment, tout est au point mort. En revanche, on peut largement signaler que, si fusion il y a, un grand tri risque d’avoir lieu chez Warner. Pas sûr que l’état-major de la future firme multipropriétés accepte la continuité de DC telle quelle après un tel loupé.
Reste à attendre des nouvelles à ce sujet dans les prochains mois. En attendant, Supergirl a quasiment disparu du parc d’exploitation français, à l’exception des gros multiplexes.







