Super Mario Galaxy est sorti hier en France, et ce jour aux States, les premières critiques américaines donnent franchement le ton. Le film d'Illumination affiche un 37/100 sur Metacritic sur la base de 35 critiques de presses pro, en dessous du premier opus, qui avait déjà reçu un accueil relativement mitigé avec 47/100 en 2023. À deux points du Super Mario Bros. live-action de 1993 et ses 35/100 entrés dans la légende du nanar, ce nouveau score pique. Côté français, la presse se montre un peu plus clémente avec 3/5 sur Allociné, un bon 1,5/5 du côté d'EcranLarge, le film devrait dominer le box-office hexagonal cette semaine, la question de l'écart entre critique et succès box-office est toujours aussi criante.
Outre-Atlantique, les qualificatifs ne laissent pas beaucoup de place aux doux rayons de soleil printanier, ainsi le New York Times parle d'un film « d'un vide abyssal, encore plus que son prédécesseur qui était déjà vide ».
Un bateau qui na tangue pas

The Wrap file une métaphore maritime à s'en noyer : « Un bateau qui ne tangue jamais n'avance jamais. Super Mario Galaxy ne vous emmène nulle part où vous n'êtes jamais allé, et ce n'est ni aussi fun, ni aussi palpitant que n'importe lequel des jeux dont il s'inspire. Ce n'est pas une adaptation de Super Mario Bros., c'est juste un rappel que la franchise existe. »
The Guardian va jusqu'à comparer le résultat à du contenu IA, « un modèle fade et simpliste » destiné à être doublé et vendu territoire par territoire.
IndieWire pointe une « formule rigide de mouvements de caméra vertigineux et de deus ex machina dignes d'un jeu vidéo » et juge la confrontation finale « particulièrement fade et expédiée, comme si les scénaristes cherchaient à en finir au plus vite ».
Super Mario Paradoxe
Screen Daily regrette qu'Illumination « confonde trop souvent profusion visuelle avec véritable émotion narrative », tout en concédant que le jeune public se déplacera malgré tout.
Le Hollywood Reporter admet plus volontiers que le film « répond parfaitement aux attentes de son public cible » grâce à son rythme frénétique, mais prévient que « les adultes non-initiés ne trouveront guère d'intérêt au-delà du casting vocal prestigieux », encore faut-il le voir en V.O pour nous autres.

Même Collider, parmi les voix les plus positives, reconnaît que « l'histoire est un peu mince » et que certains nouveaux personnages manquent d'espace, avant de sauver les meubles en qualifiant le film de « charmant, souvent hilarant et ludique ».
Le paradoxe Mario se répète, ces critiques n'empêcheront probablement rien. Les projections tablent sur un démarrage mondial autour de 350 millions de dollars pour le premier week-end. En 2023, le premier jet avait engrangé 1,3 milliard sur un budget de 100 millions, la suite (110 millions de budget) semble partie pour reproduire ce même schéma.
Polygon prévient que ceux qui espéraient « une intrigue plus mature ou une profondeur émotionnelle devraient probablement s'y résigner » et que le film « ouvre la voie à d'innombrables suites et spin-offs ». Charlie Day milite déjà pour un Luigi's Mansion, Illumination a trouvé sa formule et n'a aucune intention d'en dévier.
Notre critique complète arrive ce week-end.





