L'embargo sur les tests de Silent Hill Townfall est tombé le 21 septembre 2026, trois jours avant la sortie du jeu, fixée au 24 septembre sur PS5 et PC. La presse internationale range le spin-off de Screen Burn Interactive dans la bonne moyenne haute, sans lui accorder le statut qu'avaient décroché les deux épisodes précédents.
Townfall obtient un 81 sur Metacritic et 82 sur OpenCritic
Au 21 septembre, Metacritic affiche 81 sur PS5 pour une soixantaine de tests, avec 78 % d'avis positifs, 22 % de mitigés et aucun négatif. La version PC se tient au même niveau. OpenCritic donne 82 sur une trentaine de critiques et 92 % de recommandations. Dans le détail, IGN et GameSpot placent le jeu à 8 sur 10 et Digital Spy lui met la note maximale, quand Push Square et TheGamer s'arrêtent à 3,5 sur 5 et que Video Games Chronicle descend à 3 sur 5.

Pour situer, Silent Hill f tournait à 86 l'an dernier et le remake de Silent Hill 2 à 87 en 2024. Townfall passe donc cinq à six points derrière ses deux aînés. Ce n'est pas franchement un accident, puisque Screen Burn Interactive, une trentaine de personnes à Glasgow, signe son premier jeu avec du combat et de l'infiltration après deux titres purement narratifs, Stories Untold et Observation. Le studio s'appelait No Code jusqu'en juillet 2025, c'est donc bien la même équipe derrière le jeu dont Konami parlait à la Gamescom.
L'infiltration face à une créature increvable concentre les mêmes reproches
Ce qui fonctionne fait sans l'ombre d'un doute l'unanimité. L'ambiance de St. Amelia, un village côtier écossais fictif de 1996 où l'on suit Simon Ordell, l'écriture, la bande-son et les énigmes reviennent dans à peu près tous les tests, même si quelques critiques trouvent certaines devinettes obscures. La radio détectrice d'ennemis de la série cède la place à un petit téléviseur portable qui affiche la silhouette des créatures à travers les murs, et la vue à la première personne ne gêne personne.
Le point de friction, The Weight, un poursuivant quasiment invulnérable. Video Games Chronicle, qui titre sur une horreur remarquable gâchée par une infiltration exaspérante, décrit des séquences où la créature sait où vous vous trouvez alors que vous êtes caché, et une mécanique de réanimation qui vous remet debout juste à côté d'elle. Tous les tests ne s'en plaignent pas, plusieurs saluent même le virage vers la discrétion, mais le reproche revient assez souvent. On retrouve là le vieux défaut des phases de traque de la licence, celui qu'on espérait corrigé depuis le remake de 2024.

Konami encaisse en plus une fuite embarrassante, l'intégralité de la campagne ayant été mise en ligne sur Bilibili avant la sortie, ce qui a révélé une durée de vie d'environ 13 à 14 heures pour l'histoire principale.
Notre lecture est plutôt bonne pour le studio. Un 81 pour une équipe qui n'avait jamais écrit une ligne de combat, ça se prend très bien, et ça valide surtout la cadence annuelle que Konami impose à Silent Hill depuis deux ans, après plus d'une décennie de silence sur les consoles. Reste ces sections de traque que la série rate avec une régularité déprimante. Le cinéma, de son coté, n'a toujours pas trouvé la recette, Return to Silent Hill s'étant écroulé au box-office en début d'année. Nous n'avons pas encore joué à Townfall, ce qui précède est une synthèse de la presse internationale. Le 24 septembre sera chargé pour les amateurs de tension, puisque Control Resonant sort le même jour.



