Pour le premier Castlevania inédit en vue de côté sur consoles depuis Mirror of Fate, sorti sur 3DS en 2013, Konami a confié ce retour à Evil Empire, le studio bordelais de The Rogue Prince of Persia, épaulé par Motion Twin (Dead Cells). Les tests de Castlevania: Belmont's Curse sont tombés ce mardi et donnent largement raison à l'éditeur japonais. Les plus durs, VGC en tête, reprochent au jeu de ne pas avoir suivi l'évolution du genre pendant l'absence de la série.
Annoncé lors du State of Play de février, le jeu sort jeudi 15 octobre sur PS5, Xbox Series, PC et Switch, à 29,99 euros en édition standard et 39,99 euros en édition Midnight sur Steam. Il tombe au milieu des sorties jeux vidéo d'octobre, entre Gears of War: E-Day et Modern Warfare 4.
Un 86 sur Metacritic et une série de notes maximales

À 11 h 25, Metacritic affichait 86 sur 100 pour la version PS5, calculé sur 44 tests notés, dont 42 positifs, 2 mitigés et aucun négatif. La version PC tient 85 sur 15 tests, la version Xbox 88 sur 6. OpenCritic donne 85 avec 98 % de recommandations sur une cinquantaine de critiques. Au Japon, Famitsu lui avait déjà accordé 32 sur 40.
Steve Watts, sur GameSpot, met la note maximale et résume son test d'une phrase : « Castlevania est de retour et il est fantastique ». Il y voit « sans conteste les meilleurs combats de toute la série », portés par une parade inédite dans la saga, indépendante des attaques, qui permet de frapper et de se protéger en même temps. Shacknews, qui met aussi 10 sur 10, estime qu'il y a de quoi le considérer comme le meilleur Castlevania de tous les temps. La plupart des tests saluent ce Paris de 1499 en flammes, où Rose Belmont, fille de Trevor, chasse les serviteurs de Dracula, ainsi qu'un jeu de tarot qui transforme chaque boss vaincu en sort.
IGN regrette les armes secondaires, VGC juge le jeu simplement correct

Scott White, pour IGN (8 sur 10), juge Belmont's Curse « meilleur comme metroidvania en général que comme Castlevania en particulier ». Il regrette la disparition des armes secondaires (ni bible, ni eau bénite, ni hache, pas même une dague à lancer), un bestiaire qui recycle des ennemis recolorés et des fioles de soin rechargées aux points de sauvegarde, empruntées aux soulslike. Il a aussi compté quinze secondes de chargement par voyage rapide sur PS5.
Chris Scullion descend à 3 sur 5 chez VGC et titre sur un jeu qui « a l'air incroyable mais manque de mordant ». La présentation lui semble « presque irréprochable », le jeu simplement « correct ». Il reproche des boss réglés pour punir, un retour au dernier point de sauvegarde à chaque mort et une exploration qui tient du cochage de cases. Push Square (7 sur 10) va dans le même sens. Pour le site, le jeu « n'en fait pas tout à fait assez pour se démarquer » parmi les nombreux metroidvanias disponibles. Il relève aussi des commandes parfois peu réactives. Les réglages de difficulté (dégâts, expérience, réapparition devant la porte du boss, voire invincibilité) désamorcent une partie de ces griefs.
En France, Matthieu Collin (Gameblog, 8 sur 10) salue une « patte graphique absolument somptueuse » et la musique d'ASADI, mais déplore l'absence de VF, « toujours regrettable pour un jeu développé en France… et se déroulant à Paris ». Le jeu n'a que des voix anglaises et japonaises, avec des textes en français. Sur la fiche officielle du jeu, l'éditeur annonce 30 images par seconde sur Switch, contre 60 sur les autres plateformes. Les rares tests de cette version vont de 70 à 80.
Konami applique à Castlevania la méthode qui a relancé Silent Hill en confiant ses vieilles licences à des studios extérieurs, jusqu'au Silent Hill Townfall de Screen Burn le mois dernier. La rédaction n'a pas encore joué à Belmont's Curse. La démo gratuite, dont la sauvegarde passe dans le jeu complet, est disponible sur PS5, Xbox Series, Switch et Steam.





