Resident Evil Requiem ne se contente pas de demander aux joueurs s'ils veulent souffrir un peu ou beaucoup. Capcom a structuré ses quatre niveaux de difficulté comme autant de manières différentes d'aborder le jeu, où la gestion des sauvegardes et la rareté des ressources comptent parfois davantage que la résistance des ennemis. Un choix qui mérite réflexion avant de lancer sa première partie.
Casual et Standard Modern, pour ceux qui veulent avancer

Le mode Casual affaiblit les ennemis, multiplie les munitions et les soins, et permet de traverser l'aventure sans trop se soucier de la gestion des ressources. Capcom l'a pensé pour les joueurs qui viennent avant tout pour l'histoire et l'atmosphère, ou pour ceux qui découvrent la licence, aucune honte à ça dans un jeu qui s'annonce aussi dense.
Le Standard Modern offre un équilibre plus classique, avec des ennemis qui frappent raisonnablement fort et des ressources suffisantes pour ne jamais se retrouver complètement à sec. Les sauvegardes automatiques sont fréquentes, ce qui limite les allers-retours frustrants après une mort bête. Ce mode débloque un trophée dédié à la fin de la campagne, comme chaque niveau de difficulté.
Standard Classic, le vrai survival horror

Pour les nostalgiques, le Standard Classic est probablement le mode le plus intéressant du lot. Les ennemis infligent les mêmes dégâts qu'en Modern, mais les sauvegardes automatiques se font rares et les rubans encreurs font leur retour comme ressource à gérer. Chaque passage devant une machine à écrire nous intime à se poser la même question qu'en 1998 : est-ce qu'on sauvegarde maintenant en cramant un ruban, ou est-ce qu'on tente d'aller un peu plus loin ?
Les ressources sont globalement plus rares, ce qui crée une tension permanente sans pour autant rendre le jeu injuste. Capcom a trouvé un bon équilibre entre la punition old-school et le game design moderne.

Ce mode possède son propre trophée, distinct de celui du Standard Modern, ce qui donne une raison supplémentaire d'y revenir.
Insanity, pour le second run uniquement
Le mode Insanity n'est accessible qu'après avoir terminé le jeu une première fois, quelle que soit la difficulté choisie. Les ennemis encaissent davantage, frappent plus fort, et surtout Capcom a revu le placement des objets et des créatures pour piéger les joueurs qui pensaient connaître le jeu par cœur. Les rubans encreurs sont de retour et la moindre erreur se paie très cher.
Autrement dit, pas la peine de se forcer à souffrir dès la première partie. L'univers de Requiem mérite d'être découvert dans de bonnes conditions avant de se frotter à un challenge réfléchi pour les joueurs qui maîtrisent déjà chaque couloir et chaque embuscade.
Notre conseil
Pour une première partie, le Standard Classic reste le choix le plus cohérent avec l'ADN de la série. La tension des rubans encreurs et la rareté des ressources font partie intégrante de l'expérience Resident Evil, et Capcom a suffisamment calibré ce mode pour qu'il reste exigeant sans devenir frustrant.

Les joueurs qui préfèrent se concentrer sur le rythme narratif sans friction ne regretteront pas le Standard Modern, qui offre une expérience solide sans les contraintes de sauvegarde. Dans tous les cas, gardez Insanity pour le New Game+ — les jeux qui punissent n'ont pas besoin d'être subis dès le premier lancement.





