Deux semaines après l’énorme blockbuster Les Misérables made in Fred Cavayé, nous aurons un autre film français au registre diamétralement différent mais très ambitieux dès le 28 octobre 2026 avec Le Fantôme de l’Opéra d’Alexandre Castagnetti.
On est clairement ici sur une volonté de fabriquer une grosse production gothique et romantique, capable de pouvoir s’exporter dans le monde comme si c’était le Twilight français. Et la comparaison n’est d’ailleurs pas complètement sortie de nulle part puisque SND avait justement présenté le projet comme une romance young adult inspirée du ton et du mélange des genres de la saga avec Robert Pattinson et Kristen Stewart.
L’investissement et la production viennent essentiellement de SND, avec FullDawa Films, qui tentent d’investir un gros magot — autour de 20 millions d’euros selon les chiffres communiqués autour du projet — sur un film jeune avec une optique largement commerciale.
Un film déjà vendu dans plus de 50 pays

Mais ce qui diffère et nous intéresse particulièrement ici, c’est que le film avait déjà été vendu dans plus de 50 pays lors du marché du film de Berlin, selon Le Film Français, information reprise par AlloCiné.
De fait, le long-métrage possède déjà une sacrée longueur d’avance puisque son exploitation ne reposera pas uniquement sur le marché français. Les ventes internationales permettent déjà de sécuriser une partie de l’économie du projet avant même sa sortie dans nos salles. Et le budget est clairement en dessous de ses homologues La Bataille de Gaulle ou Les Misérables. On ne se mouillera donc pas trop à vous donner un seuil précis au box-office français pour que le film fonctionne, tant son exportation jouera également un rôle dans sa rentabilité.
Il n’est même pas incohérent de pronostiquer un score autour des 1,5 million de spectateurs pour ce projet assez niche, à moins que ce ne soit la surprise ultime des vacances scolaires de l’automne. Concernant le casting, c’est surtout un trio qui va porter le long-métrage sur ses épaules : Deva Cassel, jeune mannequin et comédienne de 22 ans, fille de Vincent Cassel et Monica Bellucci, jouera Anastasia. Julien de Saint-Jean, déjà apparu dans Le Comte de Monte-Cristo, jouera Ernest Dupré, le Fantôme de l’Opéra, et Romain Duris incarnera James Figueras. On retrouve dans les rôles secondaires Dorothée Gilbert et Guillaume Diop, tous les deux danseurs étoiles de l’Opéra national de Paris.
Un Fantôme de l’Opéra moderne façon romance fantastique

Ce même Opéra de Paris qui sera par ailleurs un élément incontournable du projet puisque pas mal de scènes ont été tournées directement à l’Opéra Garnier. Le film a également pu profiter de ses danseurs, de ses coulisses et de ce décor déjà naturellement très cinématographique.
Ce qui fait également la force à venir du long-métrage, c’est son côté très actuel. Même si l’histoire date d’il y a plus d’un siècle, la réadaptation se situera dans la vie de tous les jours, dans le Paris d’aujourd’hui. Il y a vraiment cette volonté de l’exporter comme un film romantique surréaliste mais singulier, à la française, et ça a tout pour bien marcher — si le film est bon, souhaitons-le.
En tout cas, Le Fantôme de l’Opéra n’est pas limité au film de Castagnetti, c’est déjà une marque internationale : le roman de Gaston Leroux date de 1910 et a connu de très nombreuses adaptations cinématographiques. Surtout, l’adaptation musicale d’Andrew Lloyd Webber a transformé l’histoire en phénomène mondial. Maintenant, si le film cible clairement un public jeune, est-ce que celui-ci sera au rendez-vous ? Est-ce qu’il sera séduit par cette romance ?
Rendez-vous le 28 octobre, peu avant Halloween. Voici le synopsis pour patienter :
Dans le Paris d’aujourd’hui, Anastasia, jeune danseuse, intègre le prestigieux Opéra de Paris. Alors qu’elle répète l’Orpheus, un opéra maudit qui aurait été composé par le Fantôme de l’Opéra, elle tombe amoureuse d’un mystérieux pianiste. À l’approche de la première représentation, entre accidents inexpliqués et révélations troublantes, Anastasia se trouve plongée dans une histoire d’amour impossible, à la frontière du réel et du fantastique.


