Quand je vous disais que 2026 allait être bien meilleur que 2025 en tous points, on commence à entrer dans un mois d’octobre extrêmement intéressant et salivant avec un grand nombre de productions aux ambitions diverses et variées.
Que ce soit Le Moulin de László Nemes avec Gilles Lellouche, Le Fantôme de l’Opéra, Malfaisante, l’alléchant Sanguine et d’autres trucs qui vont nous sortir du chapeau, il y en aura pour tous les goûts. Mais je crois que ma plus grosse attente réside clairement dans le long-métrage Hope de Na Hong-jin, cinéaste de The Chaser, The Murderer et surtout The Wailing / The Strangers, dont c’est le premier long-métrage depuis dix ans.
Le blockbuster d’auteur de science-fiction arrive le 28 octobre 2026 en France après avoir tout éclaté à Cannes, où il était présenté en compétition officielle. Le début de l’histoire est volontairement très simple. Dans un village isolé de Corée du Sud, les communications sont coupées tandis que les renforts ont été envoyés lutter contre des incendies. Le chef de la police Bum-seok et l’agente Sung-ae tentent de protéger la population. Dans les montagnes, Sung-ki et plusieurs habitants partent à la recherche d’une créature mystérieuse. Puis les chasseurs deviennent eux-mêmes les proies.
De The Wailing à une sorte de Mad Max: Fury Road coréen

Dans les premiers retours cannois, la force de Hope réside dans sa montée progressive d’un film intimiste, avec des éléments horrifiques et mystérieux, vers une montée en pression de plus en plus folle et un conflit aux dimensions SF de grande ampleur.
TheWrap parle notamment d’un film d’action et d’horreur qui finit par se transformer en une véritable épopée de science-fiction. Le média va même jusqu’à le placer aux côtés de classiques modernes de l’action comme Mad Max: Fury Road. Le média espagnol SensaCine expliquait quant à lui n’avoir pas ressenti un tel niveau de frénésie depuis la projection de Mad Max: Fury Road à Cannes en 2015, allant jusqu’à rapprocher le rythme de la première heure de Hope de celui du film de George Miller.
Canal+ évoque carrément des applaudissements en pleine projection, notamment pendant certaines scènes d’action, et rapproche également le film de Fury Road, Predator ou encore The Host.
Personnellement, un film où on applaudit à la fin, je n’ai pas vécu non plus une situation pareille depuis Fury Road.
Côté casting, on a un improbable mélange d’acteurs coréens et internationaux qui jouent les humains et certaines créatures en motion capture : Michael Fassbender, Alicia Vikander, Taylor Russell, Cameron Britton, mais aussi Hwang Jung-min, qui joue Bum-seok, Zo In-sung, qui incarne Sung-ki, et Jung Ho-yeon, révélée mondialement par Squid Game, qui joue Sung-ae.
Un blockbuster coréen vendu dans environ 200 pays

Le Korean Film Council précise que Hope a été vendu dans environ 200 pays et que ces ventes ont permis de récupérer plus de la moitié de son budget net de production, estimé autour de 50 milliards de wons. Certaines estimations du coût global montent jusqu’à 100 milliards de wons, soit approximativement 75 millions de dollars.
Pour le moment, en Corée, le film recensait 4 575 046 entrées et environ 35,8 millions de dollars de recettes au 16 septembre 2026.
Donc préparez-vous, ce grand shoot d’adrénaline pur d’environ 2 h 40 va tout casser au cinéma pour la fin d’année. Et je serai au rendez-vous.


