Attention, cet article révèle toute la fin de Hope.
Hope, le film de science-fiction de Na Hong-jin présenté en compétition à Cannes, est en salles en France depuis le 28 octobre, distribué par Universal Pictures International France et interdit aux moins de 12 ans. Il a fait un démarrage timide au box-office avec 15 911 entrées le premier jour. Le film se referme sur une coupe si sèche que le réalisateur passe depuis l'été à l'expliquer en interview. Notre critique n'avait pas été tendre, mais ces explications dépannent ceux qui sont sortis de la séance perdus.
Attention, spoilers sur la dernière poursuite et le vaisseau abattu

Le dernier acte repart sur l'autoroute pour une nouvelle poursuite en voiture, où chasseurs et proies échangent leurs rôles. Les extraterrestres, eux, cherchent leur petit, retrouvé mort dans un entrepôt. Un immense vaisseau de guerre traverse le ciel, explose puis s'écrase dans la montagne. Le film abandonne alors les villageois pour suivre J'aur et Ma'veyyo, les aliens joués en capture de mouvement par Alicia Vikander et Michael Fassbender. Devant leur vaisseau détruit, ils parlent de ressusciter l'enfant et laissent entrevoir la hiérarchie de leur espèce, avant que le film ne coupe net.
Bum-seok, le chef de la police joué par Hwang Jung-min, s'en sort vivant mais boite bas, ce que Na Hong-jin a confirmé à The Hollywood Reporter.
Na Hong-jin voit un dieu à bord du vaisseau qui explose

La clé la plus nette se trouve dans l'entretien accordé au magazine coréen Cineplay (Kim Ji-yeon, 9 juillet 2026, traduit ici depuis sa version anglaise). Le vaisseau transporte un être appelé Ku-eol, « l'être même que les chrétiens appellent Yahvé, ou Dieu ». Arrivé à ce point du récit, le cinéaste a voulu « faire descendre le dieu et le mettre à mort ». Il dit avoir inversé exprès l'ordre d'un dialogue de rêve et de l'explosion pour que le public ne devine pas trop vite la fin d'une histoire qu'il juge simple, presque une fable.
Reste l'enfant mort. Pour Na Hong-jin, l'espérance sincère d'une résurrection « peut servir en elle-même de preuve » qu'elle aura lieu. Il a choisi le titre Hope parce que la foi va selon lui « quelques pas plus loin » que l'espoir. Avant la sortie coréenne, il répétait à Sports Kyunghyang que « la réponse est dans la fin ». À Dread Central, il résume le dernier acte en deux camps : les humains protègent ce qui leur appartient pendant que les aliens tentent de sauver leur progéniture.
Notre lecture tient à ce montage final. Pendant la dernière poursuite, les villageois ne cherchent plus qu'à survivre. J'aur et Ma'veyyo, eux, parlent encore de ramener l'enfant à la vie. L'espoir du titre a changé de camp en cours de route. Le film ne tranche ni la nature exacte de Ku-eol, ni le retour de l'enfant.
Hope 2 a un scénario, deux financeurs et aucun feu vert
Dès Cannes, le réalisateur déclarait à TheWrap qu'un scénario de suite était déjà écrit. Le 16 septembre, il a expliqué à The Hollywood Reporter avoir conçu Hope comme une histoire en plusieurs volets, qui demanderait « au moins une suite, peut-être trois films ». La deuxième partie commencerait à la tombée de la nuit avec l'arrivée de renforts militaires. Au sujet de Bum-seok, il prévient : « Ne soyez pas surpris s'il passe en Corée du Nord ». Deux partenaires se disent prêts à financer cette suite, mais « rien n'est encore concret ». Il hésite d'ailleurs à en faire son prochain film ou à tourner d'abord un projet plus sombre, né pendant le tournage.
À Dread Central, il ajoute que le film suivant se terminera avant le lever du soleil. Le regard du spectateur y basculera vers les extraterrestres. D'après des propos tenus à Gold Derby et rapportés par Écran Large, l'intrigue d'origine était trois fois plus longue que le film. Le passé des aliens, lui, se jouerait dans l'espace.
Hope est à l'affiche en VO et en VF, loin de la comparaison avec Mad Max faite à Cannes. Aucune date de sortie en vidéo ou sur une plateforme n'est annoncée en France.
