Annoncé comme une montée en puissance après le succès surprise du courageux premier opus (plein covid), Greenland : Migration s’impose quant à lui comme l’un des premiers gros échecs de l’année. La suite du film catastrophe porté par Gerard Butler confirme semaine après semaine son incapacité à trouver son public en salles.
Greendland 2 se prend une comète au box-office

Sorti avec des ambitions clairement revues à la hausse, Greenland 2 affiche un démarrage poussif aux États-Unis, suivi d’une chute brutale de fréquentation dès son deuxième week-end avec une baisse proche de 60 % et un total domestique inférieur à 17 millions de dollars. Le film est très loin de pouvoir amortir son budget estimé à près de 90 millions hors marketing.

Le contraste est d’autant plus frappant que le premier Greenland : Le Dernier Refuge avait bénéficié d’un contexte particulier. Comme dit un peu plus haut, le film est sorti en pleine pandémie, il avait trouvé son public via la VOD et une diffusion mondiale difficile, pour un coût de production bien inférieur. Cette fois, la stratégie est inversée : plus de moyens, une sortie plus large… et un retour public nettement plus froid.
Il y a du bon dans Greenland 2
La présence de Morena Baccarin et l’escalade spectaculaire promise par le scénario n’auront pas suffi. Dans un marché saturé de blockbusters et de suites, Greenland : Migration souffre d’un positionnement flou, coincé entre le cinéma catastrophe classique et des productions concurrentes plus événementielles.
À titre de comparaison, d’autres films du genre au même stade d’exploitation affichaient déjà des scores bien supérieurs, qu’il s’agisse de San Andreas, Twisters ou même de certains échecs notoires capables de se rattraper à l’international. Pour Greenland 2, l’hypothèse d’un rebond hors sol US est encore plus maigre.
Est-ce qu'un Greenland 3 est envisageable ?
Malgré une conclusion qui pourrait théoriquement prolonger l’histoire, Greenland : Migration donne surtout l’impression d’un projet arrivé trop tard, dans un paysage où le public privilégie désormais le streaming pour ce type de show. Malheureusement, le retour au cinéma poussé par Greenland en 2020 n'a pas suffit, aujourd'hui les petits blockbusters pop-corns se font manger en salles. Si le film ne dégage pas suffisamment de revenus (120M+) l'espoir d'un troisième film est clairement éteint.
Pour Gerard Butler, habitué aux succès solides comme aux paris risqués, ce nouvel échec rappelle à quel point le cinéma catastrophe n’est plus une valeur refuge.





