Five nights at Freddy's, ou FnaF pour les intimes, c'est une licence de jeux "point-and-click" racontant une histoire décousue, longue, mais parfois fournie de bonnes idées, comme de mauvaises.
Le 18 Août 2014, un développeur inconnu de la plupart des gens du nom de Scott Cawthon, nous sort un jeu du nom de : "Five nights at Freddy's".

L'accueil de FnaF 1: seulement un grésillement.
Five nights at Freddy's premier du nom est sorti lors de l'apogée du jeu vidéo indépendant d'horreur, avec les jeux Slenderman, ou SCP Foundations : le timing était excellent.
Le gameplay est simple mais extrêmement efficace. Le "point-and-click" (jeux auxquels vous jouez seulement avec votre souris), c'est la base de la licence. Vous jouez un mec lambda nommé Mike Schmidt, chargé par "Freddy's Fazbear Pizza", pizzeria familiale, de surveiller les animatroniques stars de l'endroit grâce aux caméras, durant 5 nuits jusqu'à 6 heure du matin. Vous êtes donc reçu dans un bureau décrépit et décoré de posters des dits animatroniques, et vous êtes immédiatement agressé par une voix sortant du téléphone de votre bureau. "Phone Guy", l'homme qui parle au téléphone, vous explique votre boulot, et précise que les animatroniques peuvent être très agressifs. Si vous jouez mal, vous recevez une punitions sous forme de jump scare des personnages, et c'est Game over.
Gameplay simple mais oppressant.

Des lumières immondes et des bruits parasites odieux.
Vous avez donc à l'écran devant vous : deux portes sur les côtés, avec respectivement deux boutons, un pour illuminer le couloir, et un pour fermer la porte. Vous avez également l'heure en haut à droite, ainsi que la batterie qui vous reste et la batterie que vous utilisez actuellement en bas à gauche... Parce que à chaque fois que vous utilisez les lumières des couloirs, les caméras, ou que vous fermez les portes, ça consomme de la batterie: sinon le jeu serait trop simple. Durant votre première partie, le jeu parait plat et pas très flippant... Jusqu'à ce qu'un des robots bouge. La panique monte, vous retrouvez ce lapin violet statique sur les caméras, il est alors 4 heure et alors qu'il vous fixe, vous vous souvenez de la batterie. 27%, déjà. Le lapin a alors disparu de la dernière caméra, vous le cherchez en panique et...
6 Heures du matin, enfin.

La deuxième nuit commence avec un peu plus de confiance, "Phone Guy" vous explique d'autres trucs sur la pizzeria... Il vous parle d'un incident, une certaines "morsure de l'année 87"... et pendant qu'il vous parle, vous devez déjà regarder les caméras, car un autre animatronique devient actif... Le premier nommé Bonnie, le deuxième nommé Chica. Chica est une poule (non un canard) qui a un fonctionnement similaire à Bonnie, avec des mécanismes légèrement différents notamment avec son cupcake, qui vous fixe depuis votre bureau. Les nuits se suivent, ajoutant à chaque nuit un animatronique, et une mécanique différente. Foxy le renard, qui vous fonce dessus si vous ne le surveillez pas assez à travers les caméras, et Freddy, le fameux ours star de la licence. C'est un gameplay super simple, mais incroyable dans sa rejouabilité.
Maintenant, FnaF, ça raconte quoi ?
FnaF, c'est honnêtement le bordel. L'histoire est à la base pas très compliquée : le "Phone Guy" vous parle de la morsure de 1987, mentionnant un incident avec un des animatroniques "qui a fait perdre son lobe frontal" à un enfant. L'autorisation de mouvements durant la journée a été enlevée aux robots suite à cet incident. On vous mentionne également un autre incident concernant 5 enfants qui auraient été tués dans le fond du restaurant. mais cette partie de l'histoire, c'est seulement dans le premier opus.

Au fur et à mesure des jeux, Scott se perd dans son storytelling, et ça se sent. Alors : vous suivez une histoire de famille, la famille Afton. William Afton, le père de famille, est en fait le co-fondateur de la pizzeria Freddy Fazbear pizza, avec un certain Henry, avec qui il a aussi créé Sister's Location, entreprise sœur du restaurant. William a 3 enfants : Michael, Elizabeth, et d'un troisième enfant nommé "The Crying Child" par la communauté. William sera responsable de la mort des cinq enfants disparus mentionnés dans le premier jeu, et responsable (indirectement) de celle de ses trois enfants : Elizabeth et Michael seront tués par Circus Baby, robot principal de Sister's Location, et le "Crying Child" sera assassiné accidentellement par un employé du restaurant, portant un costume robotisé à ressorts... La morsure de 1987. William deviendra "Springtrap", un animatronique enfermant son cadavre, dans le deuxième opus dû à un accident d'un costume robotisé à ressorts.

I always come back. Springtrap, William Afton.
Donc les films n'ont... aucun sens ?
Les films mélangent à la fois la storyline des jeux, et... Des livres. Attendez des livres ?
Mike Schmidt est le même dans le film comme dans le jeu... Sauf que non en fait. Mike Schimdt est le personnage que l'on incarne dans le premier jeu, et selon les théories, le fils de William Afton, Michael. Oui, donc un macchabée. Vanessa, qui dans le film est la fille de William Afton (ce qui n'a aucun sens), est normalement une policière dans "FnaF : Security Breach". Et la sœur de Mike, supposément Elizabeth, s'appelle en toute logique Abby dans les films.
Et on ne parlera pas des animatroniques "Kid and family friendly" tout le long du premier film... Les fans des jeux ont autant de raisons d'être contents que mécontents. Ici, les livres ne seront pas mentionnés, car l'histoire est encore plus décousue. Les films ne savent pas où ils vont, et c'est sûrement pas très agréable pour les fans qui connaissent les jeux sur le bout de leurs doigts. Et même pour les fans des sagas écrites, ça doit être très perturbant. Ma question maintenant: est-ce trop tard pour rattraper les films FnaF ? À voir quelle direction va prendre Five nights at Freddy's 3, et le studio Blumhouse.
