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Critique de Obsession : Curry Barker redéfinit le cinéma d'horreur
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CritiqueCinéma8.0/10

Critique de Obsession : Curry Barker redéfinit le cinéma d'horreur

Sorti le 13 mai, "Obsession" bouscule les codes du genre. Le prodige Curry Barker signe un film traumatisant sur la toxicité et l'aliénation.

MathieuRédacteur cinéma
  • 15 mai 2026
  • Mis à jour le29 mai 2026
  • 3 min de lecture

Un vœu aux conséquences démoniaques

Image - Critique Obsession Curry Barker redéfinit

Curry Barker vient du monde de YouTube. A seulement 26 ans, le désormais jeune cinéaste signe le film d’horreur du moment qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux : à savoir Obsession. Cette histoire de Bear (Michael Johnston) un gars lambda timide et introverti - qui a un crush sur Nikki (Inde Navarette), son amie et collègue de travail. Sauf que comme Bear est tout timide, il n’ose pas savourer ses sentiments à Nikki et se tourne vers un gadget un peu maudit où il doit faire un vœu. Le bougre fait donc le vœu que Nikki l’aime plus que tout au monde. Non seulement ça marche, mais cet amour va être beaucoup beaucoup trop fort et partir en cacahuètes face au comportement imprévisible de Nikki.

On est ici dans une co-production à la fois d'auteur, et produit par Blumhouse Productions.

Notez bien : Curry Barker détruit toutes les fondations désormais mécaniques et absurdes des films d’horreur. Les horripilants jumps-scares sont ici justifiés, les visions sont totalement démoniaques, bien aidées par une photographie et une réalisation à mi-chemin entre un amateurisme brutal et une maîtrise totale de la composition des plans. Plusieurs fois, Bear va être totalement invisible visuellement pour Nikki mais celle-ci va se présenter comme une menace réelle dans le décor. Le long-métrage monte crescendo dans une violence et un malaise de plus en plus palpable où Curry Barker nous enferme avec son faux couple de personnage dans un cadre presque en 4:3 où on étouffe littéralement.

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Une agression sonore et visuelle maîtrisée

Image - Critique Obsession Curry Barker redéfinit

Si vous détestez les jumpscares comme moi : Obsession en utilise beaucoup. Mais c’est surtout sonore et très souvent justifié. Tout va se jouer sur les cris de Nikki, des apparitions momentanés, ses rares moments de lucidité où elle reprend conscience et des visions totalement traumatiques. Le cinéaste use à la perfection de montées sonores invasives pour orchestrer des ruptures de tonalités éprouvantes pour un simple cerveau humain. Par ailleurs, le son volontairement “stéréo” donne au film un cachet un peu vintage, et accentue l’agression sonore des cris et hurlements de Nikki.

Le message : la dangerosité des relations

Image - Critique obsession curry barker redefinit

Mais l’intérêt de tout ça, c’est le message. La dangerosité des relations. Bear se range derrière sa timidité pour commettre l’irréparable. On a d'abord de la compassion pour ce jeune homme, mais il profite de cette situation au point où il se contrefout de l’emprisonnement mental de Nikki malgré les premières manifestations de trucs pas net qu’il peut percevoir. Il commet d’autant plus l’irréparable avec une insoutenable scène d’agression - renforçant le caractère choc du film et justifiant l’interdiction aux moins de 16 ans.

Mais alors, que dire du jeu d’acteur de Inde Navarette (souvenez vous d’elle) qui va à coup sûr lancer sa carrière mondiale. Empruntant des mimiques aux films Smile, elle est ébouriffante de maîtrise dans son aliénation pour Bear et use de toutes les techniques possibles pour nous foutre la trouille, surtout dans son ton et sa voix : capable de passer des hurlements hystériques et des cris aux commentaires doux. Une imprévisibilité qui fait d’elle le cœur même du film. La force d'Obsession est donc clairement sa singularité. Sa capacité à nous montrer que l’horreur peut-être représentée différemment avec une puissance absolue, loin des canevas pourris de certaines productions pour adolescents. C’est traumatisant, sanglant, flippant à souhait (surtout certains arrêts sur image longs… très longs…). Un grand huit inédit à découvrir dans vos salles depuis le mercredi 13 Mai.

Film

Obsession

7,7
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Notre verdict

L'avis de la rédaction GeeksLands

8.0
sur 10

+Points forts

  • ✓Inde Navarette, qui va littéralement percer
  • ✓Une redéfinition totale du genre horrifique
  • ✓Des jumps-scares terrifiants
  • ✓Une réalisation pleine d'audace

−Points faibles

  • ✗Aucun ?
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2026
Curry Barker
1 h 48

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5 juin 2026