Battlefield sort de sa tranchée avec Michael B. Jordan et un réalisateur qui connaît les explosions mieux que ton GPU. Et de l’autre, Call of Duty recharge déjà son arme avec une date de sortie verrouillée. Et entre les deux ? Une guerre de prestige qui commence bien avant le clap de début.
Cette fois-ci, les deux FPS ne s'affronteront pas que sur nos PC et consoles, mais sur grand écran. Battlefield prévoit en effet de réaliser un film sur sa franchise FPS, en réponse à l'annonce d'un film en préparation du côté Call Of Duty.
Alors, prêt à voir de la campouse sur grand écran?
Battlefield: le projet “prestige” qui cherche encore son studio
Pour le moment, le film Battlefield est encore en phase “projet PowerPoint très cher”. Mais quel projet exactement?
Le projet est porté par Christopher McQuarrie (oui, celui qui fait courir Tom Cruise sur des avions), qui doit écrire, réaliser et produire. Et à ses côtés, Michael B. Jordan, fraîchement oscarisé, en producteur — et potentiellement en tête d’affiche.

Pour l’instant, le film n’a même pas encore trouvé sa maison: Apple, Sony et d’autres studios sont en pleine bataille d’enchères. Objectif clair: sortie cinéma prioritaire, pas un simple contenu streaming vite oublié un dimanche soir la veille de boulot.
Et ça change tout: parce que ça veut dire ambition, budget, et probablement explosions gratuites (on valide).
Mais soyons clairs: on est encore très loin du tournage. Le projet est décrit comme un “hot package” qui circule à Hollywood, autrement dit un truc que tout le monde veut… sans encore signer le chèque.
Call of Duty : le rival déjà en production (et avec une date annoncée)
Pendant que Battlefield cherche encore son distributeur, Call of Duty a déjà posé ses bastos sur le calendrier.
Le film est officiellement prévu pour le 30 juin 2028, produit par Paramount, avec Taylor Sheridan au scénario et Peter Berg à la réal. Traduction: un projet plus “terre à terre”, orienté réalisme militaire et drama humain, plutôt que blockbuster cascade XXL façon McQuarrie.

Mais surtout, il est concret. Là où Battlefield vend encore du rêve, Call of Duty vend déjà les billets (ou presque).
Une rivalité qui sent le plomb et le timing marketing
Ce qui est fascinant ici, ce n’est pas juste deux adaptations de FPS. C’est le timing. Call of Duty est relancé après plus de 10 ans de galère industrielle, tandis que Battlefield débarque pile maintenant, comme pour dire: “vous faites un film ? nous aussi, mais en mieux” (un peu comme BF6 et Black Ops 7).

Même Hollywood ne fait plus semblant: les deux projets sont déjà présentés comme concurrents directs. Et pour une fois, la guerre marketing est presque plus intéressante que les films eux-mêmes. Parce que sur le papier Battlefield est dans le spectacle (on le reconnait dans ses jeux), avec un auteur solide et star bankable, tandis que Call of Duty est une machine industrielle avec un calendrier verrouillé et une approche réaliste du scénario qu'il veut mettre en place (pas comme Black Ops 7).
Le vrai enjeu : réussir là où (presque) tous les FPS ont échoué
Petit rappel option tacle glissé (mais nécessaire): adapter un shooter en film, c’est historiquement une mauvaise idée; pas d’histoire forte, un gameplay répétitif, une narration souvent secondaire, surtout sur les épisodes les plus récents des franchises qui font primer les modes multijoueur… bref, tout ce que le cinéma adore éviter.

Mais le contexte a changé, car maintenant, les adaptations de jeux vidéo sont de plus en plus courant sur grand écran: Mario, Minecraft cartonnent au box-office (sans compter les séries sur plateformes de streaming), Elden Ring est actuellement en tournage... et les studios ont enfin compris qu’un jeu n'est pas juste une licence à exploiter.
Résultat: ces deux films ne sont pas juste des adaptations. Ce sont des tests grandeur nature, avec leur rivalité bien connu des joueurs.
Aujourd’hui, Battlefield est clairement le projet “cool” — celui qui attire les talents et fait parler. Mais Call of Duty est le projet “réel” — celui qui arrivera en premier.
Et dans cette bataille-là, il y a une règle simple: le premier qui sort peut gagner, mais le meilleur peut écraser tout le monde. Reste à voir si Hollywood va enfin réussir un film de guerre inspiré d’un FPS sans oublier un détail crucial: écrire un scénario. Oui, ça aide.







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