De la web-série YouTube au triomphe hollywoodien avec A24

Il arrive enfin dans trois jours en France alors qu’il occupe toujours et encore (malheureusement) l’espace sur les réseaux sociaux à grands coups de spoilers sur l’intrigue. Le Backrooms de Kane Parsons pourrait performer sur notre territoire autant que l'Obsession de Curry Barker, véritable phénomène horrifique de 2026. Mais ça raconte quoi Backrooms et à qui on aura affaire ?
Le long-métrage raconte l’histoire de Clark (Chiwetel Ejiofor) qui va tomber sur les Backrooms, sorte de dimension alternative derrière le visible — une faille dans un mur lambda va l’amener dans ce lieu où la réalité est totalement distendue. Son psychothérapeute, le Docteur Mary Kline (Renate Reinsve), va tenter de partir à sa recherche.
Backrooms, ça vient initialement d’une creepypasta — mythe de la pop-culture mondiale — avant que le YouTubeur Kane Pixels — alias Kane Parsons — ne reprenne le concept à l’âge de 16 ans en 2022 pour en faire une web-série. Face à la viralité du concept sur les réseaux sociaux, A24 avec Atomic Monster et 21 Laps Entertainment décident, en 2023, de produire en film une adaptation de la série. En raison de l’indisponibilité fréquente de Kane Parsons suite à son jeune âge, le tournage ne sera lancé qu’à l’été 2025.
Le film est pour l’instant majoritairement sorti dans chacun des pays du globe — sauf en France. Il enregistre à ce jour 240 millions de dollars de recettes mondiales pour 10 millions de budget. C’est le plus gros succès du studio A24 et surtout, cette success-story montre que Kane Parsons est en train de redéfinir l’architecture totale de l’industrie du cinéma — exactement comme son compère Curry Barker pour Obsession. C’est surtout aux États-Unis que c’est impressionnant. Backrooms, comme pour Obsession, descend progressivement sur la semaine puis vit un boom de ses entrées sur le week-end suivant — confirmant leur statut de productions inépuisables.
Une plongée étouffante dans l'horreur liminale

Au vu du concept des Backrooms, beaucoup s’attendent à trouver un film d’horreur. Surprise : c’est bien le cas, mais c’est un film avec moins de jump-scares que ses homologues — selon de nombreuses sources de la presse mondiale. Il s’agit surtout d’un film d’horreur liminal — où ce sont principalement les espaces déformés qui génèrent de l’angoisse. Il y a quand même du gore, du sang et des petits moments de frousse, en particulier dans le final.
Sur les réseaux sociaux, certains spectateurs mentionnent même des pics de peur spécifiques à certains moments dans l’ouverture du film en found-footage, le milieu avec des salles de Backrooms bien flippantes et à la fin avec une entité antagoniste qui fait flipper.
Le long-métrage arrive dans nos salles dans trois jours et nul doute qu’il saura booster un peu ses entrées à la toute fin de son exploitation mondiale.
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