Après des années à nous faire piloter tout ce qui vole, flotte ou roule avec plus ou moins de blindage, le jeu de Gaijin Entertainment s’attaque enfin à ce qui manquait cruellement au champ de bataille : les soldats eux-mêmes.
Et oui, le mode Infanterie est désormais une réalité… et il est déjà jouable pour certains via une bêta fermée. Ce qui était au départ une simple d'annonce de poisson d'avril l'an dernier est finalement là.
War Thunder devient (presque) un FPS, et ça change tout
Soyons honnêtes : War Thunder sans infanterie, c’était un peu comme un film de guerre sans soldats. Spectaculaire, mécanique et explosif, mais bizarrement vide.
Avec ce nouveau mode, le jeu change de perspective. Littéralement. On passe du cockpit ou du viseur thermique à quelque chose de beaucoup plus terre-à-terre : courir, tirer, survivre. Et dans les faits, il semble que l'on rejoint vite les allures de Battlefield.

D’après les premières infos officielles, cette phase de test fermée permet aux joueurs sélectionnés de découvrir une expérience centrée sur le combat au sol à échelle humaine, avec un vrai focus sur le gameplay d’infanterie moderne .
Et non, ce n’est pas juste un gadget ajouté à la va-vite pour cocher une case “FPS”.
Le but est clair: intégrer l’infanterie dans l’écosystème global du jeu, pas la poser à côté comme un mini-mode événementiel oublié au bout de deux semaines.
Une bêta fermée déjà lancée… et pas si inaccessible
La première phase de test a déjà commencé, avec possibilité de s’inscrire pour tenter d’y accéder .
Et comme souvent avec Gaijin, ils y vont progressivement : petits groupes, retours joueurs, ajustements en continu. En gros, ils ne veulent pas reproduire le syndrome du “on balance ça en live et on regarde si ça brûle”.

Ce qui est intéressant, c’est que cette bêta n’est pas juste là pour tester des armes ou des maps. Elle sert surtout à valider un truc beaucoup plus ambitieux : comment faire cohabiter infanterie, chars, aviation et navires dans un même terrain de jeu cohérent.
Oui, dit comme ça, ça ressemble à une promesse marketing. Mais si ça fonctionne… on parle potentiellement d’un des rares jeux à réussir ce fantasme, là où on rencontre déjà pas mal de problèmes d'équilibrages chez Battlefield.
Le vrai enjeu : ne pas devenir un FPS banal
C’est là que le mode Infanterie joue gros, parce qu’on ne va pas se mentir : sortir un FPS aujourd’hui, c’est comme lancer un battle royale en 2018. Il y en a partout. Et la plupart disparaissent plus vite qu’un char léger face à un obus HE.
War Thunder, lui, a une carte à jouer: son ADN simulation, son approche réaliste des dégâts et des combats, déjà présents dans les véhicules, qui peuvent donner une vraie identité à ce mode, et qui pourrait rapidement flirter avec un mode hardcore dans les jeux du genre.

Mais ça implique un équilibre délicat pour le studio: si le mode est trop arcade, personne ne voit l’intérêt face à Call of Duty ou Battlefield. Si c'est trop simulation, 90% des joueurs abandonnent après 10 minutes.
Et connaissant Gaijin, ils vont probablement marcher sur cette ligne et risquer gros.
Une évolution logique et osée, mais risquée
Quand on prend du recul, ce mode Infanterie n’est pas une surprise totale. War Thunder a toujours cherché à élargir son champ de bataille : aviation, tanks, naval… il ne manquait que les soldats pour compléter le tableau.
Sur le papier, c’est presque une évolution naturelle. De quoi définitivement se démarquer du studio Wargaming et de sa série World Of (Tanks, Warplanes, Warships).
Dans les faits, c’est un pari. Parce que rajouter l’infanterie, ce n’est pas juste ajouter des armes et des animations. C’est repenser le rythme du jeu, le design des maps, l’équilibrage global… bref, tout ce qui fait que War Thunder est War Thunder.
Pour l’instant, difficile de juger définitivement ce mode Infanterie. On est sur une bêta fermée, avec tout ce que ça implique : contenu limité, mécaniques en chantier, équilibre en construction.
Mais une chose est sûre, c’est probablement la mise à jour la plus ambitieuse de War Thunder depuis des années. Et si ça marche, le jeu pourrait enfin devenir ce qu’il promettait depuis longtemps sans jamais totalement y parvenir: un véritable champ de bataille total, où tout coexiste.
Sinon ? On aura juste un FPS de plus, un autre Battlefield like avec une sauce Insurgency. Et ça, clairement, personne n’en a besoin.
Vous avez eu accès à la bêta fermée ? Alors n'hésitez pas à nous laisser votre impression ou votre avis en commentaire en bas de l'article !
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