Parfois, les grandes firmes nous rendent un peu fous avec leur façon de marketer des licences connues.
Paramount, désormais intégrée au groupe Skydance après la fusion avec Warner Bros. Discovery, a trouvé la fausse bonne idée de vouloir lancer une méga-franchise avec Street Fighter. Ils n'ont manifestement pas pris exemple sur Mortal Kombat, qui s'est un peu éméché en tentant de ressusciter sa franchise : le deuxième opus, qui a pu profiter d'une exploitation pleine dans une industrie débarrassée des restrictions liées au Covid-19, a réalisé à peine 129 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget avoisinant les 80 millions de dollars. Mais de façon un peu kamikaze, il fallait lancer un vaste truc autour du jeu de Capcom.
Si on a trouvé l'essai complètement cinglé et souvent à la ramasse, il se viande la poire au box-office et c'était presque couru d'avance.
Street Fighter : Olivier Richters révèle que le casting a signé pour trois films

Au vu du cliffhanger de fin de Street Fighter, c'était voyant que Legendary, Capcom et Paramount voulaient a minima une suite.
Concernant les velléités de trilogie, c'est Olivier Richters, qui joue le colosse Zangief (peu présent dans le long-métrage, mais comme beaucoup d'autres personnages), qui a dévoilé le truc dans un commentaire YouTube, sous une vidéo de fan se plaignant du court temps d'écran de son personnage.
« Ici Zangief. Quand ils m'ont proposé de jouer Zangief, tout était très clair. Il y avait un but : montrer un aperçu de Zangief et de sa puissance, pour qu'on en veuille tous plus.
Tous les acteurs, moi y compris, ont signé pour trois films. Si une suite se fait, Zangief brillera, selon la promesse.
En dehors de ça, vous ne pouvez pas attendre d'un film de deux heures avec autant de personnages que tout le monde brille dans la première partie.
Quoi qu'il en soit, merci de vouloir plus de Zangief ! »
Une façon de faire qui fait directement écho à la manière dont ont été recrutés les acteurs de Mortal Kombat, puisque Joe Taslim avait révélé avoir signé pour cinq films, alors que le semi-bide du deuxième opus vient clairement questionner la viabilité économique que pourrait représenter un Mortal Kombat 3.
Une trilogie compromise par le box-office ?

Concernant Street Fighter, il n'a amassé qu'en deux semaines la modique somme de 80 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de production estimé à 82 millions.
Alors préparez-vous : vu qu'il semble bien parti pour ne pas être rentable sur sa seule exploitation en salles, on pourrait avoir droit à une annulation dans les prochains mois. À moins que le studio ne choisisse de tirer sur la corde pour offrir une conclusion décente aux fans du jeu vidéo.
Le réalisateur Kitao Sakurai a d'ailleurs déjà évoqué son envie de poursuivre l'aventure, tout en reconnaissant que la concrétisation d'une suite dépendra de l'accueil du public et des performances commerciales du premier film. Pour le moment, aucune suite n'a officiellement reçu le feu vert. En attendant, si vous voulez le voir, Street Fighter est dans nos salles françaises depuis le 14 octobre 2026.





