Running Man, c’est une histoire avec une sacrée aventure dans le milieu de la pop-culture. Concept alléchant et dystopique, Stephen King en a fait un livre en 1982. Le Prix du danger d’Yves Boisset est sorti en 1983, adapté d’une nouvelle de 1958, et présentait de grosses similitudes.
Du coup, Paul Michael Glaser en a sorti une adaptation américaine en 1987, ce qui a entraîné de multiples procès pour plagiat. Et on comprend un peu la colère. Le Prix du danger est génial, celui avec Schwarzenegger est vraiment nul. Plus de 38 ans après, le temps pour ce capharnaüm judiciaire de se calmer, c’est Edgar Wright qui revient avec cette fable de SF punchy, vivante, dystopique et cynique, le tout avec la nouvelle coqueluche hollywoodienne : Glen Powell.
Running Man, une bouffée d’air frais en 2025

Et c’est un bon film ! Dans une année 2025 bien médiocre et catastrophique, l’adaptation d’Edgar Wright a sonné comme une bouffée d’air frais. On avait conclu notre critique là-dessus :
“Running Man s’impose comme un blockbuster intelligent, généreux et énergique, rappelant que le cinéma de divertissement peut encore être stimulant et enthousiasmant en salle. Une franche réussite, vivement recommandée.”
Tout en lui filant un 8,5/10 bien mérité. Si on vous en reparle, c’est qu’il vient tout juste de sortir sur myCANAL, et que vous devez le voir si ce n’est pas déjà fait.
Running Man a beau avoir été un des meilleurs films, à nos yeux, de l’année 2025, c’est également un des plus gros fiascos pour Paramount Pictures. 110 millions de dollars de budget. Le film a connu une ouverture aux États-Unis de seulement 16,5 millions de dollars en trois jours, c’est triste de se dire que même le live-action de Vaiana a fait mieux, pour un score final apocalyptique de 37,8 millions malgré de bonnes critiques.
Un fiasco injuste pour Paramount

Du côté de l’international, c’est pire. Les quelques deniers supplémentaires l’ont fait monter à un total de recettes de 69,5 millions. Non seulement il n’a pas remboursé ses frais de production, mais avec le marketing, on peut aisément chiffrer la note pour Paramount à environ 100 millions de dollars de pertes.
En France, il a fait le tout petit score de 584 082 entrées. En comparaison, Baby Driver, c’est 834 898 entrées en France et 227 millions de dollars à l’international, film sorti en 2017. La différence est folle. Il faut vraiment donner de la force à ce film en streaming. Il est intelligent, très fun, et le message social est excellemment traité. Chacun s’en donne à cœur joie : de Glen Powell à Josh Brolin, en passant par un Colman Domingo qui cabotine comme un ouf même s’il n’arrive pas au niveau de Michel Piccoli dans Le Prix du danger dans le même costume de présentateur.
Un immanquable de 2025 qui va vous réconcilier avec les blockbusters si les quelques Tron : Arès, Minecraft ou Predator : Badlands vous ont fâché.
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